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Vendredi 13 juin...18 heures

Le peuple de l'Eire, parmi les vingt-sept pays de l'Union européenne, est le seul à avoir été consulté sur le traité de Lisbonne.
Le NON l'emporte, avec près de 54% des suffrages exprimés, et dans 37 des 43 circonscriptions que compte la République.  Il est massif dans les quartiers populaires et dans les régions agricoles.
Seul un Irlandais sur cinq électeurs a voté OUI.
Nicolas Sarkozy avait raison de prédire un rejet collectif de ce traité, s'il était soumis à référendum. Aussi, la prudence étant de règle, vingt-six gouvernements ont préféré recourir à la voie parlementaire. Cette procédure est de tout repos pour les dirigeants européens, sachant que la grande majorité des élus, de "gauche" comme de droite, ne représentent pas l'opinion de leurs électeurs. Comme quoi, la "démocratie" fonctionne à merveille en Occident !

La victoire du NON est d'abord une grande victoire du peuple irlandais.
Contre l'ensemble de la classe politique, qui s'est dépensée sans compter pour obtenir un vote positif, les citoyens de l'Eire n'ont pas été impressionnés par une propagande massive et mensongère diffusée par toutes les autorités constituées, civiles et éclésiastiques. Les Irlandais ont également dû faire face au chantage relayé par les chantres de l'Union européenne.
Rien n'y a fait.
La construction européenne, comme après le vote négatif des Français et des Néerlandais, en 2005, subit, à nouveau, une grave défaite. Il est clair que le peuple d'Irlande a parlé au nom de tous les autres peuples de l'UE, privés du droit de dire NON.

Les réactions n'ont pas tardé :
"Je suis effondré" déclare le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, le socialiste Jean-Pierre Jouyet.
De son côté, le directeur du centre de réflexion European Policy Center, constate
"qu'il s'agit du troisième NON au même texte puisque le traité de Lisbonne reprend pour l'essentiel les éléments du projet de constitution européenne, déjà rejeté par la France et les Pays-Bas".
Et, selon l'agence Reuter, "un diplomate de haut niveau" considère avec stupeur que
"l'Irlande, de pays le plus pauvre d'Europe en 1973, est devenue (grâce à l'Europe) le plus riche après le Luxembourg". Et elle a voté NON !
Et d'ajouter : 
"Ca va tanguer monstrueusement en Europe. Cela aura unprofond retentissement en France. Le camp du NON va se réveiller. Le NON irlandais est pire que le NOn français !".
Pourtant, ce diplomate éploré estime, magnanime,
""On ne peut pas envoyer paître le seul pays qui a permis à ses citoyens de se pronocer directement".

En France, comme dans les autres pays, l'exigence  d'un référendum revient à l'ordre du jour.
Une campagne doit être immédiatement engagée pour que les citoyens soient consultés.
Refuser ce recours à la vox populi signifierait un défi lancé à notre peuple.
La preuve est faite : nos élus ne représentent qu'eux-mêmes. En 2005, la quasi totalité de ceux-ci avaient approuvé le projet de constitution. Ils ont été désavoués par 55% des Français. En Irlande, 160 députés sur 166  s'étaient prononcés pour dire OUI au traité de Lisbonne. Une petite minorité de citoyens  l'ont approuvé.
Le fossé est immense entre "
l'élite
" qui gouverne et les citoyens qui subissent.
Comblons-le.
En faveur du peuple.

Tag(s) : #Europe
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