Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog


Sous le titre « Le ‘malaise démocratique’ de l’Union », Thomas Ferenczi, dans Le Monde, daté du 18 juillet, pose à nouveau la question récurrente du ‘désamour’ des citoyens européens vis-à-vis de l’Union européenne. A cette interrogation, les ‘analyses’ des ‘experts’ pointaient du doigt, jusqu’ici, à une « pédagogie » insuffisante, une information défaillante sur la réalité de l’UE. D’où le désintérêt généralisé des citoyens pour la construction européenne. Le remède préconisé alors relevait d’une meilleure publicité, d’une propagande plus systématique, en fait, d’améliorer l’emballage défectueux de la marchandise. 

 

Thomas Ferenczi, aujourd’hui, pose la question autrement :

« Comment rendre l’Union européenne plus démocratique afin d’accroître sa légitimité auprès des citoyens ? ».

Et d’ajouter, circonspect :

« La réponse est devenue plus urgente après les échecs des consultations populaires en France, aux Pays-Bas et en Irlande ».

Le journaliste émet l’idée  que

« Si les électeurs ont tendance à dire ‘Non’ quand on leur demande leur avis, c’est, d’après les spécialistes ( ?), parce qu’ils ont le sentiment que l’Europe se fait sans eux et qu’on tente ensuite de les placer devant le fait accompli ».

Constatant, citant le professeur Jacques Ziller, de l’Institut universitaire européen de Florence, que nombre de référendums organisés depuis 1972 ont donné une réponse négative, Thomas Férenczi estime que ce fait « confirme le rejet dont l’Union est l’objet ». Il se réfère ensuite à « un petit livre stimulant (‘L’Europe, malade de la démocratie’, de Philippe Riès», qui « dénonçant‘ l’imposture démocratique, considère que ce sont les insuffisances de la démocratie européenne qu’il met en lumière ».

Mais Férenczi précise peu après avec Nicolas Jabko,

« Au stade actuel, personne ne sait plus très bien ce que pourrait vouloir dire une démocratie pour l’Europe ».

C’est dire le trouble qui envahit jusqu’aux plus ‘europhiles ».

Nicolas Sarkozy, lui. ne doute pas.

Il s’octroie une balade irlandaise pour tenter de convaincre les autorités de l’île de « faire revoter » le bon peuple.

Le président ne manque pas ‘d’Eire’».

Insister pour soumettre le traité de Lisbonne à un second référendum afin d’obtenir des Irlandais un Oui majoritaire, alors qu’il  refuse aux Français le droit de se prononcer, de peur que ceux-ci ne votent Non, peut-on trouver meilleure raison qui justifie le « rejet » des citoyens vis-à-vis de l’Union ?

Et que signifie, pour ceux-ci, « une démocratie pour l’Europe » ?

Pas plus, en fait, que l’idée d’une « Europe sociale ».

Ses laudateurs, dans notre pays,  devraient y réfléchir.

 

Tag(s) : #Europe
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :