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Notre président, à la tribune de l’ONU, a marqué son extrême irritation, à l’écoute de « 
la diatribe échevelée du Nicaraguayen Miguel d'Escoto, président de l'Assemblée générale, contre les Etats-Unis », note la presse, qui ajoute :

« Nicolas Sarkozy manifeste à son entourage son mécontentement d'être là, à attendre la fin du discours fleuve de l'ancien sandiniste, alors qu'il a d'autres chats à fouetter ».

Mais qui est Miguel d’Escoto ?

Toujours selon la presse,

« Miguel d'Escoto se rappelle à Washington comme un mauvais souvenir. Ministre des Affaires étrangères du Nicaragua pendant onze ans, prêtre sandiniste, il préside cette année l'Assemblée générale des 192 pays membres de l'ONU. Il a été élu à ce poste par acclamation, sans que les Etats-Unis puissent faire grand-chose ».

« Dès son discours inaugural, Miguel d'Escoto a accusé les Etats-Unis d'une ‘accoutumance à la guerre’, et a jugé que le privilège du veto leur montait à la tête, au point de se croire tout permis. Mais le passif reste lourd, entre Miguel d'Escoto et Washington. En 1983, le Nicaragua avait accusé la CIA d'avoir cherché à assassiner le prêtre, en lui envoyant une bouteille de Bénédictine empoisonnée au thallium, un métal toxique inodore. C'était l'époque où le président Reagan, ‘un boucher’, selon Miguel d'Escoto, soutenait les ‘contras’, contre les sandinistes de Daniel Ortega ».

De quoi attiser la colère du président français contre ce prêtre révolutionnaire qui s’oppose à Big Brother

Nicolas Sarkozy attendait, avec son discours, d’obtenir la récompense suprême : l’Oscar du meilleur comédien étranger. Il ne voulait pas laisser à ces « populistes » d’Amérique latine le bénéfice exclusif de défenseur des pauvres. Car, avec l’art qui le caractérise, le président de la République française a dénoncé les « dérives du capitalisme » et la « spéculation financière ».

Eh oui ! Nicolas, parfois connu sous le sobriquet de Cabotintin de Matuvu, sait jouer un rôle à contre-emploi.

Parlant de la crise économique qui ravage les USA, notre Matuvu a réclamé, selon les dépêches d’agence, « devant un parterre de chefs d'entreprise et financiers américains et français, que les ‘responsables de ce qu'il a qualifié de "désastre" soient "sanctionnés et rendent des comptes’ ».

 

Dans ce « parterre de chefs d’entreprise et financiers », personne ne note la présence des « boss » du CAC 40. Dommage, ces derniers auraient apprécié le jeu d’acteur de leur ami de trente ans, à qui ils doivent, entre autres, le bouclier fiscal et les milliards que la République leur a rendus.

 

Nul doute, qu’ils préféraient un week-end prolongé aux îles Caïman ou aux Bahamas que, ce jour-là, sur l’île de Manhattan. Les « paradis fiscaux » leur sont plus familiers que les « paradis artificiels », tel que « le capitalisme régulé où des pans entiers de l'activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché », pour reprendre la formule du « boss des boss » français.

Celui-ci a répété son souhait que des sanctions soient prononcées contre "ceux qui mettent en danger l'argent des épargnants".

Et d’ajouter :

"Voilà donc un système bien curieux. Quand ça marche et qu'il faut se partager des bonus gigantesques, on connaît les responsables, pas de problèmes. Voilà donc que ça ne marche plus et alors là on ne connaît pas les responsables?", a-t-il ironisé en fustigeant les rémunérations de certains dirigeants d'entreprise.

Cabotintin de Matuvu n’a rien perdu de son sens de l’humour, lui qui bénéficie, à titre amical, des « bonus gigantesques » de Vincent Bolloré, lorsque celui-ci lui prête son yacht de luxe et son jet particulier.

 

Le même jour, Nicolas Sarkozy devait recevoir le «prix de l'homme d'État de l'année», remis par le rabbin Arthur Schneier, président de la Fondation Appeal of Conscience, devant un nouveau parterre de sept cents VIP.

Le président français a été présenté à l’assistance par l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, le secrétaire d’Etat qui a sur la « conscience » le coup militaire de Pinochet, au Chili en 1973.

Le dîner de remise des prix était présidé entre autre par Serge Dassault, président du groupe aéronautique français éponyme, également propriétaire du Figaro, ennemi juré du capital, qu’il est inutile de présenter.

Quant à la Fondation Appeal of Conscience, il est intéressant de rappeler la qualité de ses dirigeants : Founder and President : Rabbi Arthur Schneier,

Vice-Presidents : H.E. Archbishop Khajag Barsamian, H.E.Cardinal Théodore E. MacCarrick, Rev.Joseph A. D’Hare, soit un rabbin, un archevêque, un cardinal et un révérent

A se demander si “l’Homme de l’Année” a été choisi en tant que président de la République ou comme chanoine d’honneur de Saint-Jean de Latran…

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique
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