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Le baron Seillière
a voté Sarkozy, ce matin, sur France Inter. La chaîne de radio publique recevait en effet le président de Business Europe (le Medef

européen), par ailleurs à la tête de De Wendel Investissement. C’est dire l’importance de monsieur le baron et tout l’intérêt de ses prises de position.

Il faut le constater : Antoine Seillière n’est nullement effarouché par le « socialisme » de Nicolas Sarkozy. Il ne craint aucune « nationalisation » des banques et marque son satisfecit aux largesses accordées à ces dernières. La politique menée par le président de la République ne recueille que louanges de la part du patron des patrons de l’Union européenne. Le baron applaudit des deux mains aux diatribes de Nicolas (de Matuvu), contre la spéculation. C’est vous dire le sérieux des propos du président de De Wendel Investissement, dont, justement, l’activité réside essentiellement à tirer d’énormes profits de ventes d’entreprises, achetées à bas prix, en vue d’opérations juteuses.

On peut dire que le président de Business Europe a adoubé en grande pompe Nicolas Sarkozy, dont il n’a cessé de vanter le plumage et le ramage.

Ainsi, encensé, celui-ci ne se sent plus de joie. Il ouvre un large bec et… ne veut plus quitter, au 31 décembre comme prévu, sa responsabilité de président du Conseil européen (et non pas de « l’Europe », comme les médias aux ordres le répètent servilement). Cette proche échéance, à laquelle la France devra céder cette responsabilité à la République tchèque, rend notre Matuvu encore plus fébrile. Pas seulement par ce que les dirigeants de Prague sont particulièrement « eurosceptique ». Ce qui inquiète l’hôte de l’Elysée, c’est, rentrant dans le rang, de tomber un peu dans l’oubli, lui qui ne passe guère un jour sans voyage à l’étranger et sans déclaration publique, faite « au nom de l’Union européenne ».

Aussi, toujours plein d’ambition, Nicolas Sarkozy veut poursuivre sa « carrière » européenne et rester le N°1 de l’UE. Pour arriver à ses fins, il se verrait bien adoubé comme président de « l’Eurogroupe », l’organisme de liaison, en matière de finance, des seize pays ayant rejoint la « zone Euro ». Déjà, il considère que seuls les chefs d’Etat et de gouvernement sont en mesure de participer à « l’Eurogroupe », et non plus les ministres des Finances, comme c’est le cas aujourd’hui. Et, parmi les chefs d’Etat, notre président estime, avec la plus grande modestie, que le premier rôle doit lui revenir de droit.

Sarkozy y pense, sans doute, chaque matin, en se rasant…

L’attitude du président de la République est bien étrange. Il croit en lui et en son destin, c’est certain. Il considère qu’il est, non pas « le meilleur », mais « le seul », capable d’imposer ses vues (enfin, celles des patrons), par la vertu de son activisme et par la parole, qu’il ne ménage guère. Rien ne l’arrête. Il se croit irrésistible. En fait, c’est le pouvoir absolu qu’il veut exercer, y compris, au-delà de la France.

Reste à convaincre les dirigeants des autres pays de l’Union.

Nicolas fera-t-il « un coup d’éclat » le 2 décembre ?

Tag(s) : #Politique
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