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La fête est finie. Les lampions sont éteints. la Bible est rangée.
La grande messe présidentielle a rassemblé, nous dit-on,  deux millions d'ouailles devant le Capitole, adorant  le nouveau berger.
Derrière Obama, un parterre essentiellement "blanc" et riche.
Face à lui, une foule massivement "noire" et modeste.
Cette césure reflète symboliquement  l'opposition interne du camp "Démocrate" victorieux. 
D'une part, "l'élite" indutrielle et bancaire, qui a propulsé, en quelques mois,  un Obama inconnu, en haut de l'affiche. Elle l'a financé, comme aucun candidat avant lui, davantage que pour Illary Clinton, et même beaucoup plus qu'en faveur des candidats "Républicains".
De l'autre, les réseaux activistes, jeunes et noirs, dans les quartiers, faisant du "porte-à-porte, répandant la bonne parole auprès des exclus, des pauvres, des victimes du système.
Les uns et les autres, pour des raisons opposées, sentaient qu'il fallait, d'urgence, changer de cheval et de chevalier.
George Bush était démonétisé aux yeux du Capital.
Le président sortant était honni par les couches populaires.
Il fallait touver "l'oiseau rare", sans passé politique connu, et qui fasse illusion.
"L'élite" a déniché un jeune ambitieux, (presque) noir, à la phrase "de gauche", qui serait du meilleur effet.
L'opération a réussi.
L'analyse du vote du 4 novembre est sans appel :
Barack(Hussein) Obama a bénéficié massivement du soutien des jeunes, (les 18-29 ans se sont prononcés à 60% pour Obama), de la population noire à 95%, et majoritairement des Latinos et des Asiatiques, des électeurs qui ne votaient pas aux élections précédentes, soit près de 15% des inscrits.
Par contre, la population blanche a soutenu majoritairement, le candidat républicain à 55%.
En clair,  Barack Obama, élu à 53%, doit sa victoire aux Noirs et aux jeunes, aux plus défavorisés.
C'est dire si les attentes sont nombreuses parmi  les couches populaires.
Obama le sait bien. Aussi, il en appelle "à l'ensemble de la Nation américaine", aux riches comme aux pauvres, faisant croire à ceux-ci que leur sort dépendait de la prospérité globale des USA.
Selon le nouveau président, il faudra beaucoup de patience, aux plus démunis, à ceux qui ont perdu leur maison et, souvent, leur emploi, ou qui risquent de le perdre, aux dizaines de millions d'Etatsuniens dépourvus de protection sociale et de santé. Et d'annoncer beaucoup de désillusions dans les rangs de ses supporters.
C'est le même discours mené dans tous les pays du monde. Victimes d'une politique antisociale, menée par les dirigeants précédents, les nouveaux détenteurs du pouvoir annoncent la couleur : "il faudra beaucoup de temps pour réparer les dégâts".
Les mois et les années passent, les masses populaires ne constatent aucune amélioration de leur sort. Déçus, ils en tirent les conclusions aux élections suivantes. C'est ce qu'on appelle "l'alternance", c'est-àdire le retour de ceux qui avaient été chassés, et qui se proclament, à leur tour pour le "changement", voire "la rupture".
On connaît ce schéma en France depuis trente ans...
Hier, devant le Capitole, Barack Obama a rappelé un de ses  objectifs prioritaires : la lutte contre "le réchauffement de la planète". La foule qui l'acclamait, était victime du gel à -10°.
L'image était plus que symbolique...

Tag(s) : #Contre l'impérialisme
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