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L'opinion de Paul Vergès.

Après la Réunion, c’est la Guyane et la Martinique puis la Guadeloupe qui sont entrées dans la bataille. «Cette lutte a mis en mouvement des foules entières, les Guadeloupéens ont accumulé des revendications qui dépassent largement les prix des carburants.»  Paul Vergès, le président de la région y voit «le tournant» qui marquera l’histoire : à partir d’une revendication spécifique, les conditions sont réunies pour que cela s’élargisse. Et les faits montrent qu’aujourd’hui en Guadeloupe, ce n’est plus l’essence qui est le premier problème, car «ce qui est mis en avant, c’est la situation des plus pauvres». C’est l’engagement de toute la population dans la bataille qui pose problème au gouvernement, puisque ce dernier n’est plus face à des revendications catégorielles, mais devant «tous les problèmes sociaux en même temps».

Le demi-siècle de retard dans l’application de la loi d’égalité du 19 mars 1946 conjuguée à la croissance démographique ont créé les conditions d’un sous-développement, rejetant en marge de la société la moitié de la population. Ce qui se passe aux Antilles montre que «la période d’implosion est terminée, la période d’expression commence avec le risque d’explosion sociale si les revendications ne sont pas satisfaites», indique le président de la région. La Réunion connaît le plus fort taux de chômage (25,2 %). Et alors qu’aux Antilles la proportion des personnes vivant sous le seuil de pauvreté est déjà dramatiquement élevée, c’est à la Réunion que ce tragique record est battu avec 52 % de très pauvres.

D’un côté, 52 % de la population survit avec des minima sociaux, et de l’autre une fonction publique surrémunérée à 53 % qui est le seul secteur à se développer du fait de l’accroissement démographique. Avec l’irruption sur le devant de la scène des revendications des plus démunis, Paul Vergès note que l’élément nouveau est l’entrée de la jeunesse dans la bataille. Aucun des pays voisins n’a un niveau de formation aussi élevé. Mais à la Réunion les portes se ferment devant des jeunes qui se demandent aujourd’hui à quoi cela sert de sacrifier des années pour suivre des études. Cela explique leur inquiétude, la grève lancée et leur implication dans le mouvement social général.

Pour redonner l’espoir à cette jeunesse, Paul Vergès insiste sur la recherche de voies nouvelles. Outre le projet réunionnais de développement durable, le président de la région met l’accent sur l’expérimentation, au titre du recrutement dans la fonction publique, cela afin de faciliter l’embauche de jeunes Réunionnais. Un précédent a déjà eu lieu dans l’histoire de la Réunion, c’était le recrutement des instituteurs au niveau du brevet élémentaire quand il a fallu assurer la scolarisation de masse dans le pays. Une autre possibilité est celle du codéveloppement. Les besoins en encadrement sont très importants dans les pays voisins, et les Réunionnais peuvent répondre à cette demande. Ce sont par exemple les volontaires du progrès.

Dans les deux cas, les réticences doivent être pesées face à la nécessité de trouver des solutions pour la jeunesse.

Aujourd’hui, la crise dans l’outre-mer est un sujet de débat dans l’opinion internationale. Tous les éléments d’un tournant sont aujourd’hui réunis, souligne le président de la région. Alors, de deux choses l’une : ou la rencontre prévue hier à l’Élysée débouche sur des actes concrets montrant une volonté de rupture avec le clientélisme et l’assistanat, ou c’est la révolte. Et dans le contexte de la Réunion, la crise serait alors amplifiée.

Le président communiste de la région s’est exprimé au cours d’une conférence avant la rencontre entre Sarkozy et les élus d’outre-mer.

Les conditions propres de chaque territoire font que les éléments de la rupture se sont accumulés derrière un calme apparent, constate le président de la région. Ce calme traduisait la résignation des plus pauvres, mais aujourd’hui, ce sont ces pauvres, majoritaires à la Réunion, qui entrent dans la lutte. Le président de la région Paul Vergès (PCR) rappelle que tout ce mouvement est né d’une revendication particulière : faire baisser le prix des carburants à la Réunion. «Ce qui s’est passé ici a fait tâche d’huile», précise Paul Vergès.

Après la Réunion, c’est la Guyane et la Martinique puis la Guadeloupe qui sont entrées dans la bataille. «Cette lutte a mis en mouvement des foules entières, les Guadeloupéens ont accumulé des revendications qui dépassent largement les prix des carburants.» Le président de la région y voit «le tournant» qui marquera l’histoire : à partir d’une revendication spécifique, les conditions sont réunies pour que cela s’élargisse. Et les faits montrent qu’aujourd’hui en Guadeloupe, ce n’est plus l’essence qui est le premier problème, car «ce qui est mis en avant, c’est la situation des plus pauvres». C’est l’engagement de toute la population dans la bataille qui pose problème au gouvernement, puisque ce dernier n’est plus face à des revendications catégorielles, mais devant «tous les problèmes sociaux en même temps».

Le demi-siècle de retard dans l’application de la loi d’égalité du 19 mars 1946 conjuguée à la croissance démographique ont créé les conditions d’un sous-développement, rejetant en marge de la société la moitié de la population. Ce qui se passe aux Antilles montre que «la période d’implosion est terminée, la période d’expression commence avec le risque d’explosion sociale si les revendications ne sont pas satisfaites», indique le président de la région. La Réunion connaît le plus fort taux de chômage (25,2 %). Et alors qu’aux Antilles la proportion des personnes vivant sous le seuil de pauvreté est déjà dramatiquement élevée, c’est à la Réunion que ce tragique record est battu avec 52 % de très pauvres.

D’un côté, 52 % de la population survit avec des minima sociaux, et de l’autre une fonction publique surrémunérée à 53 % qui est le seul secteur à se développer du fait de l’accroissement démographique. Avec l’irruption sur le devant de la scène des revendications des plus démunis, Paul Vergès note que l’élément nouveau est l’entrée de la jeunesse dans la bataille. Aucun des pays voisins n’a un niveau de formation aussi élevé. Mais à la Réunion les portes se ferment devant des jeunes qui se demandent aujourd’hui à quoi cela sert de sacrifier des années pour suivre des études. Cela explique leur inquiétude, la grève lancée et leur implication dans le mouvement social général.

Pour redonner l’espoir à cette jeunesse, Paul Vergès insiste sur la recherche de voies nouvelles. Outre le projet réunionnais de développement durable, le président de la région met l’accent sur l’expérimentation, au titre du recrutement dans la fonction publique, cela afin de faciliter l’embauche de jeunes Réunionnais. Un précédent a déjà eu lieu dans l’histoire de la Réunion, c’était le recrutement des instituteurs au niveau du brevet élémentaire quand il a fallu assurer la scolarisation de masse dans le pays. Une autre possibilité est celle du codéveloppement. Les besoins en encadrement sont très importants dans les pays voisins, et les Réunionnais peuvent répondre à cette demande. Ce sont par exemple les volontaires du progrès.

Dans les deux cas, les réticences doivent être pesées face à la nécessité de trouver des solutions pour la jeunesse.

Aujourd’hui, la crise dans l’outre-mer est un sujet de débat dans l’opinion internationale. Tous les éléments d’un tournant sont aujourd’hui réunis, souligne le président de la région. Alors, de deux choses l’une : ou la rencontre prévue hier à l’Élysée débouche sur des actes concrets montrant une volonté de rupture avec le clientélisme et l’assistanat, ou c’est la révolte. Et dans le contexte de la Réunion, la crise serait alors amplifiée.

 

par
BANDERA ROSSA

publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
Tag(s) : #Internationalisme
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