Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

Dans une semaine, nous connaîtrons les résultats des élections au Parlement européen.

Il reste donc peu de jours aux les partisans de l’Europe pour rameuter le plus de votants possible.
Car, l’enjeu du scrutin est là : mesurer le degré de « 
désamour » des Français vis-à-vis de l’Union européenne.

 

Plus le nombre d’abstentions sera élevé – de « refus de vote », devrions-nous dire, pour mieux exprimer le caractère volontaire de cet acte politique plus les partisans du traité de Lisbonne  (le pouvoir sarkozyien comme l’opposition socialiste, verte ou Modem), se trouveront en position de faiblesse idéologique, face à un rejet massif de « l’idée européenne » par le peuple français.

Chacun se souvient du vote du 29 mai 2005 et du NON majoritaire à 55% au projet de constitution soutenu par l’ensemble de la classe politique, de l’UMP au parti socialiste, par le patronat, la totalité des médias et des églises.

Ce fut un véritable coup de tonnerre dans le ciel bleu étoilé européen.

Certes, les conjurés de l’Europe ont trouvé la parade. Ils ont mijoté le même plat, sous emballage nouveau : le traité de Lisbonne. Mais, instruits par l’expérience, ils ont choisi les lambris dorés du château de Versailles aux urnes républicaines, pour faire passer, contre la volonté populaire, ce traité qui veut faire de la France une « région », un « Land », de l’empire européen.

Le 7 juin prochain, le scrutin peut réserver de nouvelles surprises aux nostalgiques de Charlemagne, de Napoléon et d’Hitler, qui voulaient imposer la ‘Nouvelle Europe » pour mille ans.

Si les sondages sont confirmés dimanche, et que seuls de 35 à 39% des électeurs participent au vote, comment Nicolas Sarkozy, son gouvernement (et le Médef, qui les inspire), pourront-ils prétendre représenter la nation et le peuple, qui viendront de les désavouer massivement, une nouvelle fois ?

 

En 2005, 12 millions 800.000 électeurs, sur 41.789.000 inscrits, avaient répondu OUI.

Les sondages, de ces jours derniers, annoncent environs 15 millions de votants dimanche prochain. Or, parmi ceux-ci, des millions d’électeurs, qui avaient voté NON, il y a quatre ans, croiront renouveler leur geste en mettant, dans l’urne un bulletin Front de gauche, NPA, LO, Debout la République, FN ou de Villiers.

 

Cette fois, Sarkozy les classera, malgré eux, comme partisans de l’Europe !

Si tous ces électeurs bernés optaient pour « le refus de vote », mot d’ordre clair et sans ambiguïté, que resterait-il comme « européens convaincus» dans notre pays ?

 

Que chacun fasse le compte avant dimanche.

Tag(s) : #Europe
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :