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Les postulants malades de l'abstention

 

Un mal qui répand la fureur,
Mal que le Ciel en grande erreur

Vu les battus créa
pour punir des notables aux aboies.

L'abstention (puisqu'il faut l'appeler par son nom),
Capable d'affaiblir en un jour Mélenchon,
Poussait le populo à s' taire.
Mettait le front de gauche en colère

Ils ne coulaient  pas tous, mais tous étaient atteints :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'un émouvant avis ;
les urnes excitaient leur envie ;
De Villers et Bayrou s'arrachaient
chaque  potentiel citoyen.
Rue de Solferino, près des téléscripteurs :
Martine Aubry en vain cherchait ses électeurs ,

Moins de votant, partant moins de voix.
L'UMP tint conseil, et dit : Mes amis,
le Ciel nous a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la solution commune?
L'histoire nous apprend qu'en de tels moments
On fait de pareils dévouements.
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, cachant mes stocks- options
J'ai gardé debout bien en place toute l'équipe à Fillon.
Que n'avait-il point fait ? Aux riches, nulle offense.:
Il m'est même arrivé perso de causer
Avec J. Bové.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable subisse.

Les foudres de la loi

Qu'il soit montré du doigt.

- Sire, dit le Modem, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, laisser Fillon, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, vous nous fîmes Seigneur
Nous le laissant  beaucoup d'honneur.
Et quant à Bové l'on peut dire
Que s'il est digne de tous nos maux,
Etant de ces gens-là qui autour de Millau
font avec Cohn Bendit  un chimérique empire.
Ainsi dit le Modem, et flatteurs d'applaudir.

On n'osa trop approfondir
Du ¨PS , ni des Verts, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.

Tous, des fâchos querelleurs, jusqu'aux Front de Gauche patelin,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.

Un non votant  vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Que lassé des promesses des puissants,
Soleil, dimanche on peut l'entendre, et je pense
Quelque rage aussi me poussant,
Je laissai les urnes, tenant ma colère comme harangue.
Je m'en donnais le  droit, puisqu'il faut parler franc

Je boycottais les urnes et suis resté chez moi.

A ces mots on cria haro sur l'inconvenant
Le PS, quelque peu clerc, prouva par son sermon
Qu'il fallait dénoncer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée cas blâmable.
Ne pas voter, pour nous ! Quel crime abominable !
Rien que la mort sociale n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.

Presse radio TV tous le stigmatisèrent
Selon que vous serez dedans ou hors leurs tables,
Les jugements de leur cour vous rendront fréquentable.

Coproduction
Canaille le Rouge et Jean Lafontaine (09 06 2009)
 

 

 

 


Tag(s) : #Pages d"écriture
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