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RESULTATS
DE
L’ELECTION MUNICIPALE

DU 28 JUIN 2009,

A HENIN-BEAUMONT

Votants: 11.629

Exprimés: 11.402

Taux de participation: 60,15%

                                                                                  Premier et second tour

Steeve Briois (FN) :               39,34%  -  2008 : 28, 53% et 28,83%

Daniel Duquenne (DVG):     20,19%  – 2008 : 18,64% et 19,23%  

Pierre Ferrari (PS) :               17,01%  -  2008 :   43,09 et 51,94% (Dalongeville)

Régine Calzia (Verts) :             8,52% -  

Pierre Darchicourt (DVG):       5,29%                 (23,78 en 2001)

Nesrédine Ramdani (UMP) :   4,34%  -2008 :      5,49%

Séverine Duval (NPA) :             2,42%  - 2008 :     4,25%

Laurent Bocquet (DVD ) :        2,08%

Jean-Marie Monka (SE) :           0,82%  

L’analyse des résultats du premier tour des élections municipales à Hénin-Beaumont, du 28 juin 2009, conduit  à diverses réflexions.

D’abord, l’avancée spectaculaire du Front National, depuis le scrutin des 11 et 16 mars 2008 : ses candidats (inchangés) gagnent 11%, passant de 28,53% à 39, 34%.  Ils ont certes  bénéficié d’une situation politique locale particulière.

 Voyons les divers éléments de celle-ci  :

1° - le maire socialiste sortant (43%09% au premier tour de 2008), Gérard Dalongeville, est en prison pour escroquerie. Aujourd’hui, la liste conduite par le socialiste Pierre Ferrari  l’ancien adjoint de Dalongeville, comprend en outre des candidats du PCF et du Modem.

Malgré « l’ouverture au centre », Ferrari ne regroupe que 17,01%.

2° - Deux  listes « divers gauche » étaient en concurrence : la première, conduite, comme en 2008, par Daniel Duquenne, a obtenu 20,19% des voix  (il  s’était alors maintenu au second tour), obtenant 19, 23% des voix.  La seconde, comptabilisant  5,29% des suffrages,  avait à sa tête, Pierre Darchicourt, une personnalité locale,  qui avait obtenu 23,78% en 2001.

3° - L’UMP, déjà très peu représentative en 2008, ne réalise que 4,34% (5,49% en 2008).

4° - Hier, se présentaient en outre une liste « Verte » (8,52%) , absente en 2008, une liste NPA-LCR, comme en 2008 (2,42% contre 4,25%) et deux autres listes, une « Divers droite », avec 2,08%, et une « sans étiquette » avec 0,82%, toutes deux absentes en 2008.

A ces aspects « locaux », s’ajoutent des remarques proprement politiques.

Hénin-Beaumont est une localité ouvrière, très frappée par la crise, les licenciements, les délocalisations Dans nombre de ses entreprises, des conflits du travail ont marqué l’actualité. Le FN, avec Marine Le Pen,  experte en la matière, a tenu un discours « social » démagogique, à la population, tout en dénonçant la corruption de l’ancienne municipalité.

La situation locale est ainsi en divorce avec celle des localités et régions où le Front National avait, jusqu’en 2007, une position de force,  où sa base était, comme dans le midi, constituée d’anciens « pieds-noirs », sympathisants de toujours de l’extrême droite. Massivement, Sarkozy et l’UMP ont vampirisé cet électorat. Rien de tel à Hénin-Beaumont.

Aussi, il faut s’attendre, surtout en cas de victoire au second tour, à un virage « social » du Front National, du moins de son langage, visant les exclus, les victimes de la crise, le mécontentement populaire.

Le PCF, face à cette situation et à la colère populaire, a préféré s’allier avec les socialistes déconsidérés et le MoDem…Le score dérisoire de cette coalition ambiguë, 17%, montre l’inutilité des alliances sans principe et le rejet de telles coalitions, qui ne répondent pas aux attentes populaires.

Une liste unique, soutenue par l’ensemble de la classe politique, du PCF à l’UMP (qualifiée de ‘droite républicaine’), conduite par un « divers gauche », ayant pour unique objectif l’échec du Front National, serait suicidaire pour le PCF, et pour la gauche en général.

De même, le désistement de la liste PS-PCF-MoDem pour celle de Daniel Duquenne, serait autant négatif, tant sur le plan social, que sur le plan politique. Les travailleurs, victimes des patrons, n’accepteront pas une alliance entre le parti de l’Argent et le PCF, voire le NPA.

On veut nous rejouer le second tour des présidentielles de 2002 et le « danger Le Pen ». Pour le plus grand profit de la droite.

Là est le piège. 

Tag(s) : #Politique
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