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Colloque de l’Arc Républicain de Progrès

le 10 octobre 2009,
à Paris

Ouvrir une perspective politique moderne :
NE SERAIT-IL PAS PERTINENT DE S’INSPIRER DE L’EXEMPLE DE
L’UNION de la RESISTANCE
ET DE REACTUALISER 
LE PROGRAMME DU CNR ?

Communiqué de l’ARP
août 2009

 

Quel chemin choisir pour une alternative populaire, démocratique et de progrès à la politique sarkozyste de « rupture » avec tout l’héritage économique, social et républicain du peuple nation ?


Rapiécer l’union de la gauche acquise au fédéralisme européen et sous domination social démocrate ?

Suivre les nationalistes qui ignorent la souveraineté populaire et la question sociale ?

 


Ou bien :


Bâtir l’union du peuple de France pour la République, l’indépendance nationale, la souveraineté populaire, le progrès social, les libertés démocratiques et des coopérations mutuellement avantageuses entre peuples libres et nations souveraines ?

L’exemple de la Résistance, celui du programme du CNR sont-ils pertinents aujourd’hui ?


Le résultat des élections européennes est riche d’enseignements parmi lesquels, deux sont essentiels. Deux rejets populaires. Celui de l’Europe fédérale de la finance mondialisée et celui de la social démocratie. Cette dernière, dont il n’y a rien de bon à attendre du fait de son dogmatisme, est discréditée en raison de la politique euro atlantiste, contraire aux intérêts du monde du travail et des nations, que les dirigeants du PS mènent depuis la deuxième guerre mondiale.


Les peuples d’Europe et, tout particulièrement le peuple de France, ont compris que l’intégration européenne se fait contre eux et que l’Europe supranationale ne sera jamais sociale et pacifique, parce qu’elle est celle du capitalisme financier mondialiste et de l’OTAN, parce qu’elle sévit sous la dictature d’une oligarchie souterraine atlantiste et occidentaliste.


Notre peuple saisit de mieux en mieux que derrière le démontage méthodique de sa production industrielle et agricole, de sa protection sociale, du pouvoir d’achat des salariés, paysans et artisans, de l’Education nationale et de l’Université, des services publics et du secteur public industriel, des retraites par répartition, du droit du travail, de la laïcité à la française et des libertés démocratiques, de la souveraineté nationale, de la politique internationale indépendante de la France (alignement sur les Etats-Unis), et même de la langue française (sacrifiée au « tout anglais » promu par l’UE et par le MEDEF), se trouve l’intégration européenne qui attaque au premier chef les grandes conquêtes sociales du gouvernement de la Libération. C’est d’ailleurs ce que proclame M. Kessler, voix autorisée du haut patronat, dont l’éditorial publié dans « Challenges » de novembre 2007, félicitait insolemment Nicolas Sarkozy de « démanteler le programme du Conseil national de la Résistance ».


Il est donc heureux que la construction d’un Etat européen fédéral et régionaliste ait été à nouveau mise en échec par le choix populaire massif de l’abstention qui exprime un refus de cautionner les institutions de l’Union Européenne. Pourtant, le pouvoir supranational des banquiers, des complexes militaro-industriels et de leurs agents, ne va pas renoncer à renforcer encore sa domination totalitaire sur les peuples.


De son coté, Sarkozy démolit la France tous azimuts. Se comportant en monarque absolu, adepte d’un autoritarisme sans limite et à l’opposé de ses discours pseudo patriotiques, Sarkozy applique le programme commun néo-libéral de l’oligarchie internationale dont il est le fondé de pouvoir, les traités de Maastricht, Nice et Lisbonne. Ses cibles sont la Nation, la République, la démocratie, la laïcité et le progrès social. Son atlantisme et son sionisme immodérés l’ont conduit à accélérer le démontage méthodique de la Défense Nationale désormais en position de subordination dans le commandement intégré de l’OTAN, dont elle adopte les normes anglo-saxonnes. Cette vassalisation à également conduit Sarkozy à installer une base militaire agressive aux portes de l’Iran, alors même qu’il démantelait les régiments français chargés d’assurer la défense du territoire national, transformant l’armée en force supplétive de la puissance hégémonique étasunienne, notamment en Afghanistan. Nul ne sait jusqu’où ira son aventurisme belliqueux et dans quels conflits il entraînera notre pays ?


Le peuple de France, de plus en plus mécontent face à la crise à la fois économique, sociale et politique, est en quête d’une stratégie alternative, capable de construire un vrai changement. Certains entendent persévérer dans la voie du fédéralisme européen qui menace l’existence même de la nation déjà vassalisée et de la République. Ils sont divers depuis les néo-libéraux avoués ou non du PS, de l’UMP, du MODEM, d’Europe écologie etc. On les retrouve aussi chez les européistes supranationaux, les porteurs d’illusions de l’Europe sociale, des prétendues « République » et autres « nation » européennes, les idéologues du nihilisme national. D’autres, restent englués dans la logique d’union de la gauche et refusent de prendre acte de son échec historique. D’autres entendent rassembler les fédéralistes du « non de gauche » hostiles à la nation, dont ils ne voient pas qu’elle a fusionné avec le peuple et qu’elle n’a rien de commun avec le racisme et avec la xénophobie. Tous vont à l’échec.


L’Arc Républicain de Progrès est favorable à l’union du peuple de France, seule stratégie ouvrant la perspective d’un rassemblement populaire majoritaire. Cette démarche républicaine implique la reconquête de l’indépendance nationale, de la souveraineté populaire et de la démocratie. Elle permettrait une politique de progrès social impossible dans le cadre inamendable de l’UE, véritable carcan dont la France doit résolument s’affranchir de même que tous les peuples européens, afin de lui substituer d autres types de coopération.


Ce type de rassemblement doit s’inspirer de la Résistance, ainsi que du programme du CNR qui doit être défendu et réactualisé. Quoi de plus neuf en effet que de remettre en pratique dans les conditions d’aujourd’hui, les grands principes qui inspirent le programme du CNR : indépendance nationale, république laïque et démocratique, progrès social, place éminente dévolue au monde du travail dans la nation, fidélité aux idéaux de la Révolution française, antifascisme et antiracisme, liberté de la presse, égalité entre les deux sexes, constitution d’un large secteur public industriel, bancaire et de service, pour mettre l’économie au service du peuple, favoriser la démocratie participative, susciter le développement des PME et l’initiative citoyenne,favoriser la solidarité et la paix entre les peuples par la promotion du droit international ,de l’aide au développement et du refus de toute hégémonie .


La pertinence de
cette vision stratégique fera l’objet en octobre d’un colloque de l’ARP, auquel, nous vous convions dès à présent.


Comité Valmy

Pôle de Renaissance Communiste en France ( PRCF)

Résistance et Renouveau Gaulliste (R2G)

Collectif Républicain Gaulliste de Gauche

Rassemblement des Citoyens pour la République


CE COLLOQUE DE

L’ARC REPUBLICAIN DE PROGRES

AURA LIEU LE 10 OCTOBRE 2009 –

A  L’AGECA

177 Rue de Charonne PARIS 11ème

 

Tag(s) : #Politique
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