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En ce mois de septembre, l’anniversaire du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le 1er septembre 1939, permet aux services de propagande du Capital, de réécrire, aujourd’hui, l’histoire, en vue de culpabiliser, non pas le pays à qui la France avait déclaré la guerre, en clair, l’Allemagne, mais l’Union soviétique, alors restée neutre et disparue de nos jours.

 

Pourquoi ce déchaînement de haine, de mensonges et d’omissions historiques ?

 

En fait, le capitalisme (avec sa loi du marché), était jusque là célébré comme seule voie d’une l’économie, juste, efficace, et porteuse de « démocratie ». Le monde semblait devenu« unipolaire » après la disparition de l‘URSS, le système capitaliste se voit, aujourd’hui, contesté comme modèle, à la lumière de la grave crise qu’il a engendrée.

L’analyse marxiste revient à l’ordre du jour.

 

Le pouvoir, à Bruxelles comme à Paris, feint de lâcher du lest et multiplie ses déclarations critiques sur les « dérapages » du capital financier, et les mesures à prendre pour le « réguler ». Mais les gouvernements de l’Union européenne comme celui des Etats-Unis, connaissent bien les limites, dans l’opinion, de leurs propos démagogiques.

En France, Nicolas Sarkozy, maître incontesté du double langage, sent bien que ses propos se heurtent aux cruels effets de la crise, et que la colère populaire enfle au même rythme que le chômage et la misère.

 

Aussi faut-il diaboliser toute force, et en premier lieu le communisme, qui pourrait reprendre vigueur dans notre pays. D’où, la campagne mensongère, menée à l’occasion de la guerre de 39, avec le Pacte signé, in extremis, entre l’Union soviétique et l’Allemagne, comme l’autre campagne, qui se développe à l’occasion du vingtième anniversaire de la chute du Mur.

Elles visent, l’une et l’autre, à « criminaliser » le communisme.

 

Il est nécessaire, dans ces conditions, de rétablir les faits dans leur vérité, pour contrer les offensives idéologiques des « services de propagande » du Capital.

 

Les médias se font, bien sûr, le relais de ces campagnes.

 

Nous avons montré, dans un texte précédent, le rôle joué, en cette matière, par le film « Apocalypse », sur les origines supposées de la dernière guerre.

 

Aujourd’hui, nous poursuivons dans cette voie.

Il nous est dit et répété, que Soviétiques et Allemands s’étaient entendus pour « dépecer » la Pologne, en septembre 39. Nous ne reviendrons pas sur le fait que l’accord réalisé entre les deux puissances, imposait à la Wehrmacht un retrait vers l’ouest, de plus de 150 kms, ainsi contrainte, de réduire sa zone d’occupation. L’URSS, pour sa part, avec sa nouvelle frontière, retrouvait celle de l’ancien empire russe, dont les territoires avaient été amputés par les Alliés, lors du traité de Brest-Litovsk.

Il ne s’agissait donc pas d « annexion », pas plus que l’Alsace-Lorraine n’a été annexée par la France en 1918 et en 1945.

 

Quant aux pays baltes, revendiqués comme terres germaniques (au nom des chevaliers teutoniques au Moyen-Age), ils faisaient également partie de l’empire russe depuis les XVII et XVIIIème siècles.

Devenus « indépendants », seulement durant vingt ans, de 1919 à 1939, ils furent, pendant cette période, la terre d’élection des ‘corps francs’ allemands luttant contre la République de Weimar, puis intégrés ultérieurement dans la SS.

Mais, le fait que la Silésie et la Prusse orientale, elles, intégrées à la Prusse, d’abord, puis au royaume des Hohenzollern, ensuite, depuis 1740, aient été attribués à la Pologne, en 1945, n’a pas l’air de créer des problèmes entre ces deux Etats, membres de l’Union européenne…Personne ne crie à «  l’annexion »…

Il est vrai que les gouvernements de ces deux pays communient d’un même cœur à la croisade contre le communisme !

 

Telle est la véritable histoire de l’est européen, loin de la réécriture révisionniste, que le Capital impose comme « vérité ».

Jean LEVY

Tag(s) : #Histoire
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