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CANAILLE
LE ROUGE

 

Lundi 25 février 2013

http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/upload/transport/transport_actu62740_photo.jpg

 

Le 5 mars avec qui et quoi, contre qui et quoi va-t-on occuper le bitume ?

Coté ouvriers et employés (ICTAM compris) à l'appel de la CGT (mon syndicat) et de FO (notons la symbolique -les deux seuls - pour la première fois depuis la scission de 47) et de la majorité des syndicats d'enseignants (FSU). Un appel à l'action construit autour des contenus revendicatifs et non du plaisir d'un patchwork de sigles.

Un appel qui porte le refus de rester dans cette tenaille meurtrière que les signataires de l'accord du 11 janvier veulent imposer avec l'aide du gouvernement au monde du travail.

http://www.cgt-postaux.fr/IMG/jpg/5_mars_bandeaux_2.jpg

Nous sommes en luttes pour forcer les leviers de cette tenaille dont la CFDT a décidé (c'est le choix de sa direction, à sa base de faire les siens) de servir de charnière.

Tenaille où le gouvernement, au nom de ses engagements européens, sert d'appuis et où le capital (dénommé ici patronat ou Medef) est le couteau qui doit sectionner dans le vif les garanties sociales.

http://www.pedagosite.net/imagiers/img_112k/tenaille.jpg

Avant d'avancer précisons le pourquoi de l'appellation charnière. Un des arguments majeurs de la CFDT pour justifier sa nouvelle trahison serait l'élargissement de la couverture santé à un nombre considérable de salariés. A ce jour, La Canaille n'a pas vu de texte ou autres dénonçant ce rôle affirmé de participer au démantèlement de la sécu.

L'ex patron de la CFDT remercié en inspecteur à l'IGAS  rejoint les rabatteurs, ceux qui aident le patronat à faire du fric sur le dos de la sécu. Coté capital, le frère Sarkozy a pris au nom du MEDEF la tête de cette croisade qui draine une part toujours grandissante  du salaire désocialisée au bénéfice des actionnaire, part qui ne va plus à la sécu ou aux mutuelles de travailleurs mais dans les caisses de "mutuelles" qui n'en sont plus parce que patronales. Voila l'acquis de la CFDT et de ses deux larrons. Refermons cette nécessaire parenthèse et continuons.

Si nous nous battons contre une tenaille il faut gripper durablement la charnière et que ceux qui tiennent les leviers soient contraints de lâcher prise.

C'est la double dimension de cet affrontement qui aurait été plus facile si les salariés avaient disposé d'outils politiques pour s'y atteler mais bon puisqu'ils manquent, ils ne vont pas attendre qu'ils soient fabriqués en dehors d'eux pour agir.

Par contre l'action peu aider à en fabriquer sans aller au râtelier récupérer des vieilleries rouillées à livrer −soyons magnanime −aux musées du compagnonnage.

Leur reste un outil qui est à leur disposition et qui est tributaire du lieu où il est utilisé. C'est la démocratie. L'outil de l'action. Dans les entreprises, il ne fait jamais peur aux syndicalistes bien au contraire.

Service par service, atelier par atelier,  proposer aux salariés de définir y compris par le vote à main levée ou à bulletin secret comment aller dire au législateur (le gouvernement) son refus de ces tractations de coursives au regard des promesse de mai 2012, et pour le faire savoir cesser le travail en allant (avant de descendre sur le bitume) exiger auprès des directions d'entreprise les embauches, l'augmentation des salaires, le respects des garanties collectives et leur amélioration, voila une démarche que le 5 mars permet de construire, de faire partager et élargir, à faire avancer et à déposer entre les mains des acteurs réels des luttes : les salariés.

Le PS est comme les chanteuses d'opéra (le talent et la beauté des voix en moins). Il est très sensible aux variations climatiques. Quand ça chauffe, il s'enroue, dès que la rue tousse il courre se mettre au chaud.

Bien sûr, comme dans le spectacle existent des impresarios qui poussent à tenir en scène dussent-les chanteuses perdre la voix pour assurer la représentation mais là, avantage du monde du travail, les voix de rechange, ce sont les salariés qui en disposent et le calendrier tant les impresarios veillent à leur cachet pèsent rapidement sur leurs appetits. Mieux, il suffit le plus souvent de leur parler fort au près des oreilles et ils sont capable de faire du pire des Valls un danseur étoile et laisser sans voix le plus volubile des souffleurs de résignation.

Cela permet de mettre en faiblesse l'autre mâchoire à qui il faut là limer le fil voir le mater. Certes ce n'est pas simple et demande d'y revenir en permanence. Reste que si l'effort est massivement réparti et partagé, si ceux qui se mettent debout n'écoutent pas deux qui les invitent à d'abord venir s'assoir autour de la table mais se souviennent qu'en anglais "strike" veut dire à la fois grève ET au bowling toutes les quilles dégommées d'un coup, avec une boule capable de fausser la tenaille et d'écraser sur son passage les obstacles, des perspectives s'ouvriront.

http://letsnotnsaywedid.files.wordpress.com/2009/11/bowling-strike-thumb21422651.jpg

Certainement que d'ici le 5 mars nous y reviendrons mais déjà un enseignement pour bloquer la tenaille mettre de l'émeri dans la charnière, taper sur le fil coupant et tordre de poignet de la partie d'appuie.

C'était un petit précis d'usage de l'outillage au service de la lutte de classe  pour que le cinq mars soit ce point point de départ indispensable et non un épisode hivernale dont seul les pharmaciens tireraient profits

 

Tag(s) : #Lutte de Classe
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