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Article repris de

Indépendance des Chercheurs :

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/06/20/retraites-et-crise-d-une-societe-i.html

Retraites et crise d'une société (I)

 

Le 20 juin, les médias évoquent la question des retraites en vue de la manifestation de jeudi prochain (24 juin) contre l'actuel projet de « réforme ». Sud-Ouest publie une interview du député socialiste Jérôme Cahuzac, président de la Commission des Finances, de l'Economie générale et du contrôle budgétaire de l'Assemblée Nationale, ainsi qu'un point de vue de l'écrivain et journaliste Jean-Claude Guillbaud intitulé « L'injustice faite aux peuples ».

La Voix du Nord consacre un article au militant CGT « Michel Coupé, cheminot, trente-six ans de bons et loyaux services (publics) ».

Dans un article intitulé « Ca servira à rien, mais faut y aller », L'Agitateur de Bourges souligne d'emblée :

« Pour la première fois, un gouvernement supprime une conquête sociale ».

 

Malheureusement, la réalité est plus complexe.

 

En réalité, Nicolas Sarkozy , François Fillon et Eric Woerth ne font qu'exécuter une politique définie et programmée il y a plus de huit ans dans le cadre de l'Union Européenne sous le gouvernement français de « gauche plurielle » de Lionel Jospin.

 

2010 est même la date limite prévue par le Conseil Européen de Barcelone de mars 2002 pour la casse des retraites. Le 20 juin également, Nord éclair estime que les organisations syndicales comptent sur les manifestations de jeudi « pour commencer, pour pousser le gouvernement à revoir sa copie en profondeur ».

Qu'en est-il vraiment ?

Le dernier communiqué des grandes centrales (CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA) dénonce une « réforme injuste » et appelle à une « mobilisation massive ». Il en est de même du communiqué intersyndical de la recherche et de l'enseignement supérieur.

Mais des dimensions essentielles du problème semblent être escamotées.

 

C'est ainsi, par exemple, que les organisations syndicales de la recherche évitent toute dénonciation des « suivis post-évaluation » imposés aux cercheurs du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), ou encore de la nouvelle procédure de « mobilité » pour les ingénieurs et techniciens du CNRS.

 

De même, on constate une étonnante passivité syndicale à 'égard de la loi 2009-972 dite « relative à la mobilité et aux parcours professionels dans la fonction publique », véritable « machine à pousser dehors », entre autres, des personnels plus ou moins proches de l'âge de la retraite.

Au fond, la « gauche » et les directions syndicales se gardent bien d'analyser le fiasco historique d'une société où le travail est organisé sur le base du pouvoir des super-riches et de l'exploitation des êtres humains.

Pourtant, d'après La Tribune du 20 juin, Dominique de Villepin a été très clair quant à son programme :

« baisser le coût du travail » et « allonger la durée du temps de travail, aligner public/privé » .

Il est loin d'être le seul.

 
La suite, sur le lien
Tag(s) : #Economie
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