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DSK,

"la rouge" sauce tomate

et le FMI

 

par Jean LEVY

 

 Sur les ondes de France Inter, lundi matin, le 15 novembre, Dominique Strauss Kahn déclare, répondant à une question sur son éventuelle candidature à la prochaine présidentielle :

 

« Les statuts du FMI ne m'interdisent pas de dire que j'adore les pâtes à la sauce tomate et pourtant je ne vous le dis pas ».

 

Traduction : "Le FMI ne m'interdit pas de vous dire que je lorgne l'Elysée et pourtant, je ne vous le dis pas".

 

Les ambitions de "DSK, c'est extra" sont donc claires.

Mais ses fonctions de directeur général du FMI lui collent à la peau.

Le rôle joué par le Fond Monétaire International dans le monde, et tout dernièrement en Grèce, ne plaide pas en faveur d'un candidat, qui se dit "socialiste".

"DSK c'est exquis" le sait : pour être élu, faut-il rallier l'électorat de tout le peuple de gauche.

 

Alors, que fait et que dit Strauss-Kahn ?

Lisons, sur ce sujet,  les commentaires que fait Marianne :

 

"Le directeur général du FMI était venu faire la promo de DSK le rouge, enfin du moins de DSK le rose. A l’appui de sa démonstration sur sa nature de gauche, l’action du FMI depuis 3 ans. Pour celui qui dirige le Fonds monétaire international grâce au soutien de Nicolas Sarkozy, il s’agissait de promouvoir le syllogisme suivant « Le nouveau FMI est de gauche. Je suis le FMI. Donc je suis de gauche ».

Emballé, c’est pesé. Tâche à laquelle il s’est attelé d’autant plus aisément que Patrick Cohen, son interviewer, semblait en être très largement convaincu.

Au lendemain de la réunion du G20, DSK a donc eu le loisir de développer son argumentaire :

« Le grand pari du 21e siècle, c’est l’invention d’une gouvernance mondiale, qui prend la forme du G20. Au cœur de cette nouvelle gouvernance mondiale, il y a le nouveau FMI. Et c’est ça le rôle qu’il faut jouer aujourd’hui : fournir au G20 des analyses, des politiques économiques à suivre. Et pour cela il fallait que je réforme le FMI. »

« 
Vendre » un FMI à gauche, aux électeurs, il fallait y penser. DSK l'a fait : car  «ce FMI (qui) n’ a plus grand chose à voir avec le FMI d’avant. Et peut-être faudra t il faire évoluer son nom ».

Car DSK, en bon social-démocrate, veut montrer qu’il tient les deux bouts de la chaîne : la préoccupation de la dette chevillée au corps et les pauvres toujours en tête:

« Quant il a fallu couper les dépenses durement. Et c’est toujours les plus démunis, les plus pauvres qui en souffrent dans ces cas la. Les nouveaux programmes du FMI, et je pense à la Grèce en particulier, ont été construit de telle manière qu’on revienne à l’équilibre mais que cela se fasse en protégeant les plus démunis, les plus vulnérable (...) Ce qui m’intéresse, ce n’est pas que la gauche ait gagné c’est que le gouvernement en place, avec le programme du FMI, à été compris par l’opinion et que l’opinion est avec le gouvernement. »

 

Faire passer la 'purge' infligée au peuple grec, par le FMI, les banques et l'Union européenne pour un doux sirop (de roses), il fallait le faire.

DSK l'a fait. Ce qui est éclairant sur ses intentions concernant les promesses électorales qu'il peaufine pour sa future campagne présidentielle.

 

Nous voici prévenus.

"DSK c'et exquis" nous annonce son intention d'ajouter une "sauce tomate" au plat qui nous sera servi en matière d'austérité.

 

Les Français sont avertis : ils ne seront pas les  nouilles mêmes colorées de "rouge", qu'aime tant le directeur général du FMI.

 

 

 

 

Tag(s) : #Politique française
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