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 Indépendance des Chercheurs :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/03/09/abroger-lru-lolf-et-pacte-pour-la-recherche-iv.html

Abroger LRU, LOFT et Pacte pour la Recherche (IV)

Le 9 mars 2012, Le Figaro écrit  « Grèce : les économistes plus pessimistes que les politiques », se référant aux accords conclus sur le plan de restructuration d'une dette dont la légitimité elle-même ne semble pas être soumise à débat. Qui paiera la facture de cette dette, si ce n'est la population grecque ? Quelles seront les contreparties des accords signés ? Tout porte à croire que ce n'est pas fini. Pour Le Point« La Grèce est sauvée (prosivoirement), ».

 Les Echosrapporte « Christine Lagarde juge prometteur l'échange de dette en Grèce ». Mais quelles seront les exigences du Fonds Monétaire International (FMI) ? Et quelle sera la politique de l'Union Européenne, alors que le Sénat français « de gauche » vient d'entériner  le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) dont la France fait partie des cibles directes ? Le MES comportera des contraintes certaines sur les budgets des Etats et ses effets se feront sentir, notamment, en matière de services publics et de prestations sociales. Autant dire que l'éducation et la recherche se trouvent très directement concernées. Est-ce la raison de la timidité d'une certain nombre d'écrits à façade revendicative mais qui, si on va au fond de choses, procèdent à un véritable enterrement de revendications et d'acquis historiques ?

Très clairement, le droit à un emploi titulaire pour chaque chercheur et pour chaque enseignant résultant des acquis de la Libération et de la période qui a suivi la première élection de François Mitterrand, se trouve directement mis en cause. Il en est de même du rôle et de l'existence même des organismes nationaux de recherche comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Force est de constater que la déclaration du 23 février dernier nommée "Appel de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche" ne formule pas des véritables demandes d'abrogation des dispositifs introduits au cours de la dernière décennie mettant en cause ces conquêtes sociales et citoyennes. L'appel n'évoque pas, non plus, les accords européens qui ont précédé les mesures adoptées au niveau national. Il se borne à solliciter le « remplacement » de la Loi n°2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) par une nouvelle loi. Il garde le silence sur la Loi Organique Relative aux Lois de Finances d'août 2001 (LOFT), ainsi que sur le Pacte pour la Recherche dont font partie, entre autres, la Loi n°2006-450  du 18 avril 2006 de programme pour la recherche qui institue notamment l'AERES  (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) et les décrets  de la même période procédant à la création de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR).

La même stratégie apparaît dans un article de cinq membres du conseil d'orientation de la Fondation Copernic, mis en ligne  par Le Monde le 9 mars 2012 avec le titre « A l'université, il faut abroger la LRU ». En réalité, l'article solicite du prochain président de la République qu'il « l'abroge [la LRU] et engage avec eux [les universitaires], une consultation nationale pour une réforme neuve de l'université ». Pas question, donc, d'un retour pur et simple aux acquis prévalant en 1984. Malgré le titre de l'article et certaines apparences, il ne s'agirait pas d'une véritable abrogation rétablissant la situation juridique pré-existante avec les acquis qu'elle comportait. Rien, non plus, à propos de la LOLF et du Pacte pour la Recherche. Des blocages qui n'ont rien d'étonnant, si on se place dans la ligne générale définie depuis l'accession de Jacques Delors à la présidence de la Commission Européenne en janvier 1985 et que la période de la « gauche plurielle » de Lionel Jospin a largement contribué à aggraver. Quant au débat sur les résultats de la « réforme Pécresse », il paraît bien superficiel si on « oublie » de souligner en même temps que Valérie Pécresse n'a fait qu'exécuter les orientations fixées par la stratégie de Lisbonne et le Processus de Bologne adoptés sous le gouvernement Jospin en 1999-2000. Et peut-on valablement réduire le « problème Hollande » à celui d'un « candidat du changement » qui serait « mal conseillé » ? François Hollande se trouvait à la tête du Parti Socialiste pendant la casse sociale et institutionnelle qui a constitué une constante des cinq ans de gouvernement Jospin. Il a également défendu le Traité Constitutionnel Européen (TCE) en 2005.

 la suite, sur le lien 

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/03/09/abroger-lru-lolf-et-pacte-pour-la-recherche-iv.html

 

Tag(s) : #Education nationale
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