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Hommage à Henri Maillot

 

victime du colonialisme français pour son 

 

engagement dan s la lutte du peuple algérien

 

pour son indépendance

 

pourmercredi 19 mars 2014 

par  Algerep 

 

Mercredi 19 mars, à 9 heures, une placette du quartier de Diar Es Saada, à Alger, a été baptisée du nom du martyr de la Guerre de Liibération Nationale, Henri Maillot.

 

La kasma des moudjahidine du quartier a enfin obtenu des autorités que ce martyr, qui s’est sacrifié pour que l’Algérie devienne libre, ne soit pas oublié.

Les organisateurs de la conspiration du silence, motivés par un anti-communisme primaire, ne pourront jamais cacher indéfiniment la vérité.

Henri Maillot, alors qu’il avait été rappelé dans les rangs de l’armée colonialiste, s’était emparé en avril 1956 d’un camion chargé d’armes dans le cadre d’un audacieuse opération organisée par les Combattants de la Libération, groupes armés constitués par le Parti communiste algérien. Les armes furent distribuées entre les élements des CDL et l’Armée de libération National.

 

Lettre de l’aspirant Henri Maillot
transmise à la presse parisienne à l’époque

 

Un document ronéotypé portant en signature le nom de l’aspirant Henri Maillot est parvenu hier aux rédactions des journaux parisiens.

Ce document déclare notamment :


« L’écrivain français Jules Roy, colonel d’aviation, écrivait, il y a quelques mois :

‘‘Si j’étais musulman, je serais du côté des fellagas.’’

Je ne suis pas musulman, mais je suis Algérien d’origine européenne. Je considère

l’Algérie comme ma patrie. Je considère que je dois avoir à son égard les mêmes

devoirs que tous ses fils. Au moment où le peuple algérien s’est levé pour libérer son sol

national du joug colonialiste, ma place est aux côtés de ceux qui ont engagé le combat

libérateur.

La presse colonialiste crie à la trahison, alors qu’elle publie et fait siens les appels

séparatistes de Boyer-Bance. Elle criait aussi à la trahison lorsque sous Vichy, les

officiers français passaient à la résistance, tandis qu’elle servait Hitler et le fascisme.

 

En vérité les traîtres à la France ce sont ceux qui, pour servir leurs intérêts égoïstes,

dénaturent aux yeux des algériens le vrai visage de la France et de son peuple aux

traditions généreuses, révolutionnaires et anticolonialistes.

De plus, tous les hommes de progrès de France et du monde reconnaissent la légitimité

et la justesse de nos revendications nationales.

 

Le peuple algérien longtemps bafoué, humilié a pris résolument sa place dans le grand

mouvement historique de libération des peuples coloniaux qui embrase l’Afrique et

l’Asie. Sa victoire est certaine.

Et il ne s’agit pas comme voudraient le faire croire les gros possédants de ce pays, d’un

combat racial mais d’une lutte d’opprimés sans distinction d’origine contre leurs

oppresseurs et leurs valets, sans distinction de race.

 

Il ne s’agit pas d’un mouvement dirigé contre la France et les Français ni contre les

travailleurs d’origine européenne ou israélite. Ceux-ci ont leur place dans ce pays. Nous

ne les confondons pas avec les oppresseurs de notre peuple.

 

En accomplissant mon geste, en livrant aux combattants algériens des armes dont ils

ont besoin pour le combat libérateur, des armes qui serviront exclusivement contre les

forces militaires et policières et les collaborateurs.

 

J’ai conscience d’avoir servi les intérêts de mon pays et de mon peuple, y compris ceux

des travailleurs européens momentanément trompés. »

Tag(s) : #Internationalisme
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