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« A VOTRE BON CŒUR, M’SIEURS-DAMES ! »

 
De nos jours, l’Etat distribuant l’argent public – nos impôts ! - aux firmes privées, c’est devenu une habitude de solliciter les citoyens pour que ceux-ci se substituent, par leurs dons, aux dépenses ordinaires de la Nation.

Ainsi, les quêtes sur la voie publique se multiplient en faveur de la santé publique, faute d’être inscrites au budget de l’Etat.

Dans cet esprit, des journées sont réservées à la télé pour rassembler les fonds nécessaires à la recherche médicale.

C’est le « Sidaction », c’est le « Téléthon ».

 

Aussi, pourquoi pas généraliser le système ?

 

On peut ainsi faire appel à la générosité publique, pour permettre aux grands établissements financiers, sans puiser sur leurs fonds propres, de rémunérer comme il se doit les traders les plus performants. Cette initiative s’appellerait la « Spécul’action ».

 

Et pourquoi pas initier un nouveau jeu télévisé, relayé par les radios et animé par leurs humoristes patentés, visant à recueillir les sommes suffisantes pour offrir aux dirigeants des grandes entreprises une retraite dorée sous le soleil des îles Caïman. .

Chacun voit là l’avantage : l’argent (du) public se substituerait aux sommes actuellement prises sur les profits.

Tout bénéfice pour l’économie.

On pourrait nommer ce jeu : « le Bermud’action ».

 

Face à cette situation, et compte tenu de la crise qui assèche le budget de la France, tous les secteurs de l’activité nationale devraient faire appel à la charité publique.

 

C’est ainsi que pourrait bientôt éclore « l’Afghanisthon », chargé de financer l’envoi et l’entretien de nos troupes à Kaboul, et aussi, « l’Otan’action » afin de permettre le crapahutage, sur divers points du globe, aux forces humanitaires chargées d’aider les pauvres populations à faire leur « marché libre », là où ce système n’a malheureusement, pas cours.

Le gouvernement n’aurait plus besoin d’établir un budget. La totalité des impôts serait versée automatiquement pour moitié au Medef, pour moitié au Quarante Valeurs, qui répartiraient les fonds des contribuables aux managers des entreprises, selon les indices quotidiens de la bourse.

Le reste, ce qui était jusqu’ici, du domaine de l’Etat, sera confié, « Journée » après « Journée » spécifique, à la générosité de la population.


Jean LEVY 

 

Tag(s) : #Politique
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