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DELINQUANCE PATRONALE

 

Les patrons ripoux s'offre tous les droits.

 

Repris cet article (photo comprise)

dans ouest France du 25 septembre :


Socopa Viandes cesse son activité à Lamballe. Pas de plan social pour autant, mais des « insultes à la hiérarchie » invoquées pour donner congé aux ouvriers.

L'été dernier encore, Socopa Viandes faisait travailler 73 ouvriers et une vingtaine de vacataires. L'abattoir de Lamballe était spécialisé dans le désossage de veaux et dans les produits élaborés. Et puis l'usine a cessé son activité en silence. La méthode était pourtant inattendue : une cinquantaine d'ouvriers ont été licenciés « pour faute grave ». En même temps. Avec des indemnités allant de six à douze mois de salaire. C'est la CGT, lundi, qui a révélé l'information.

 

L'affaire portée aux prud'hommes

La fermeture était pressentie dès septembre 2009. Le groupe Bigard, premier transformateur de viande du secteur privé en France, basé à Quimperlé (Finistère), venait d'absorber Socopa, qui avait lui-même racheté cette usine au groupe finistérien Even, en 2007. Bigard souhaitait alors restructurer l'ensemble de son activité veaux.

Les entretiens préalables au licenciement avaient été fixés oralement par la direction.« Nous avons reçu des lettres recommandées qui n'étaient que des enveloppes vides ou ne comportaient qu'une feuille blanche à signer en bas », expliquent les salariés qui ont manifesté devant l'usine, lundi, à l'appel du syndicat. La plupart d'entre eux ont signé ces lettres.

La faute grave invoquée : des « insultes à la hiérarchie ». « Certains n'étaient même pas là au moment des faits incriminés, se défendent les licenciés. L'une d'entre nous était en congé maternité, une autre en vacances... »

« La Direction du travail a pris acte de ces faits. Nous allons demander aux Prud'hommes de reconnaître qu'il s'agit en fait de licenciements économiques »,indiquent Michel Le Goff et Daniel Jéhan, syndicalistes CGT de Lamballe. Une vingtaine de dossiers devraient être acheminés vers le conseil de prud'hommes de Saint-Brieuc d'ici à la fin octobre.

Les salariés ont constaté, lundi, que le démontage des chaînes de production était en cours. « La direction était pressée de se débarrasser des salariés », remarquent les syndicalistes. « On ne communique par sur le sujet », répond de son côté le groupe Bigard.

« Le personnel avait pourtant fait preuve de solidarité quand cette usine avait brûlé, il y a quelques années », rappelle Loïc Cauret, le maire de Lamballe, venu lundi à la rencontre des salariés.

 

Loïc CAILLEBOT.
En plus le mot de la fin du maire est calamiteux, piteux. Que de l'affectif de type charité chrétienne, rien sur le fond de la casse économique dans sa ville et de la situation des salariés comme variable d'ajustement des profits du groupe Bigard. Pas un mot pour stigmatiser la méthode de mafiosi pour se débarrasser des salariés.
Pas un mot sur le résultat net à 25millions EU pour 2009 et chiffre d'affaire de 2.5 milliards d'euro pour 2008.
N'y aurait-il d'issue que de réapprendre à se défendre avec des méthodes aussi radicales que celles dont use le patronat voire de reprendre la vieille phrase de Paul Vaillant Couturier : "Pour un oeil les deux yeux pour une dent toute la gueule" puisqu'il n'y a que ce langage que les aristos du compte en banque semblent vouloir comprendre ?
La démonstration est faites que la crise n'est que celle que le capital fait supporter aux salariés et aux peuples  pour alimenter la rentabilité de ses capitaux.
Supprimer le capital supprime la crise comme  pour supprimer la gangrène il faut traiter les foyers d'infection.
 
TEXTE REPRIS
sur 
canaille le rouge - 
Tag(s) : #Social

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