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Négociations dimanche chez Total,
grève dans les raffineries

Parallèlement, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, doit recevoir le PDG de Total, Christophe de Margerie, en fin d'après-midi à Bercy.

Dans un entretien au Journal du dimanche, ce dernier souligne que le groupe s'est engagé à reclasser les salariés de Dunkerque "sans aucun licenciement" si la raffinerie des Flandres devait fermer.


Total exploite six des douze raffineries françaises.


"Nous n'avons aucun autre projet de fermeture ou de cession de nos cinq autres raffineries en France", martèle Christophe de Margerie.


Prévu à l'origine pour 48 heures, en solidarité avec les salariés de la raffinerie de Dunkerque, le mouvement de grève s'est durci et fin de semaine et menace de s'amplifier dans d'autres entreprises.

La CGT a appelé vendredi les salariés des raffineries françaises du groupe Exxon Mobil à rejoindre les grévistes de Total.

Les salariés du groupe américain projettent d'arrêter la production mardi à 14h00 dans la raffinerie de Port-Jérôme Gravenchon (Seine-Maritime), la deuxième plus importante du pays, selon la CGT.


Depuis quatre jours, il n'y a aucun arrivage de pétrole brut, ni d'expédition de produits pétroliers dans les raffineries de Total, aussi bien par oléoduc, train ou camion que par les voies maritime et fluviale.


De plus, la grève touche sept des 31 dépôts du groupe Total, ce qui pourrait compliquer l'approvisionnement des stations service.


"MENSONGES"


Dans un communiqué diffusé samedi, la CGT accepte le principe de négociations avec la direction de Total mais pose ses conditions.


"Le groupe Total et ses dirigeants devront se montrer très convaincants dans leurs engagements au regard de la perte de confiance totale des salariés face à leurs mensonges", prévient Charles Foulard, le coordinateur CGT du groupe.


Le syndicat Sud a écrit au ministre de l'Industrie pour lui demander d'organiser "très rapidement une table ronde réunissant les acteurs politiques et industriels et les représentants des salariés" de Total.


"Aujourd'hui pour la direction de Total, c'est d'un côté des milliards de bénéfices pour les actionnaires, de l'autre côté le chômage pour les salariés", dénonce le secrétaire national de Sud, Christian Mahieux.


Les dirigeants syndicaux devraient être reçus dimanche par des responsables des ressources humaines du groupe "dans le cadre du dialogue normal qui a été noué sur le dossier de Dunkerque depuis le début", a précisé un porte-parole de Total.


Christophe de Margerie, dans le Journal du Dimanche, refuse par avance l'idée d'avancer le comité central d'entreprise de la raffinerie des Flandres annoncé pour le 29 mars, comme le réclament les syndicats.


Selon la CGT, qui appelle le gouvernement à prendre "ses responsabilités en matière énergétique", si les négociations avec la direction échouent, "la pénurie de carburant sera à l'ordre du jour dès la semaine prochaine".


L'Union française des industries pétrolières (Ufip) estime que la France possède 10 à 20 jours de stocks disponibles pour approvisionner les stations-service.


Le syndicat professionnel appelle à ne pas céder à la panique et demande aux automobilistes de ne pas se rendre en masse dans les stations-service alors que les vacances scolaires en Ile-de-France débutent ce week-end.

"Il n'y a pas de risque de pénurie dans le court terme", a assuré vendredi la ministre de l'Economie Christine Lagarde. "On lui donne rendez-vous lundi. On verra s'il y a encore de l'essence", répond indirectement un délégué CFDT de la raffinerie de Feyzin (Rhône) dans Le Parisien.


Laure Bretton, Edité par Nicole Dupont

Tag(s) : #Social
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