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Ce que nos médias ne diffusent pas

DERNIERES INFORMATIONS

TRANSMISES DIRECTEMENT

DU BURKINA FASO

 

Dernières informations reçues de Ouagadougou:
 

 

La situation est loin d'être stabilisée. Le couvre feu est instauré de 18h à 10h de la matinée. Dans toutes les villes de province, les députés qui s'étaient montrés zélés dans leur soutien au régime et au tripatouillage constitutionnel voient leurs domiciles saccagés ou incendiés. Il en va de même pour les ministres et autres pontes du pouvoir à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Leurs domiciles sont identifiés puis saccagés ou incendiés. Beaucoup se cachent.

Ce qu'en dit France Info :

20h45 : Les bras en l'air, les manifestants opposés au président Blaise Compaoré exultaient aujourd'hui, après avoir pris d'assaut l'Assemblée nationale du Burkina Faso. Francetv info fait le récit de la journée d'émeutes qu'a connue la capitale Ouagadougou.


(T. PAGA / FRANCE 2)

 RETOUR AU TEMOIGNAGE

Il est 23h et la population  attend incessamment une déclaration soit du chef d'Etat major ou du sieur Compaoré lui même dont la démission est exigée par l'opposition et les manifestants. Des milliers de jeunes qui veulent en finir avec ce régime néocolonial françafricain en état de décomposition finale, promettent de défier le couvre-feu. Ils ne veulent pas s'arrêter en chemin, vu les sacrifices consentis. Cependant, la question de la perspective politique se pose quand on sait l'opposition hétérogène et idéologiquement divergent entre libéraux, sankaristes et radicaux communistes.

A suivre donc en laissant de côté les sornettes genre Printemps noir!
 

Mes sources à cette heure parlent de plus de 30 morts et des centaines de blessés. A Yalgado, l'hôpital central de Ouagadougou, tout le personnel a été rappelé au travail depuis ce midi.

L'armée nationale fraternise avec les manifestants. Seule la garde présidentielle reste sur la réserve. Le régime aurait sollicité l'intervention des unités basées dans les provinces; mais ces dernières ont refusé de bouger. Aussi le morts déplorés seraient le fait d'éléments togolais et ivoiriens infiltrés pour assurer la sécurité présidentielle et de certaines personalités.

Il faut s'attendre à des tensions demains et dans les jours qui viennent.

Harana PARE

"canempechepasnicolas" :

L'intervention de la France (en fait, de la françafrique...), pour sauver le soldat Compaoré est flagrante : la radio nous apprend que François Hollande a tenté de persuader Blaise Compaoré de quitter le pouvoir en lui promettant, dans cette perspective, une place de "médiateur international"...!).

Nul doute que l'Elysée et Matignon cherchent à imposer au peuple burkinabé un fantoche, un général sans doute, à la tête du pays, pour que rien ne change dans les rapports néo-coloniaux entre le Burkina Faso et la métropole.

La situation stratégique et militaire en Afrique occidentale, la proximité du Burkina avec le Mali, le dispositif opérationnel fançais dans la région ne laissent pas indifférents les autorités de Paris.

Mais le peuple burkinabe se laissera-t-il encore une fois dupper ?

La mobilisation populaire, sa volonté de véritable changement politique feront-elles la différence ?

Tag(s) : #Contre l'impérialisme
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