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Vendredi 30 décembre 2011

Canaille le Rouge fait un 

 Vendredi 30 décembre 2011

http://www.recettes-cuisine-afrique.info/IMG/jpg/aspic-oeuf.jpg

 

 

De l'œuf en gelée à "silicone abîmes".


Plongeons au sein des saints du système.

 

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Ou le parcour d'un capitaine d'industrie

comme les aime le capital 

L'ami Roger (son blogue ici, en plus de ses références historiques, devant les saletés de la vie quotidienne grandit en vigueur et a le fil de mieux en mieux affûté) met en ligne un article au scalpel plus que pertinents sur la logique d'un système qui escroque et qui tue pour rester toujours mieux lui même.

Après le scandale du Médiator autour des laboratoires Servier, voici celui des implants mammaires défectueux et cancérigènes fabriqués par la société PIP. Mais "l'escroquerie est une démarche capitaliste", a assumé pleinement Me Yves Haddad, l'avocat de PIP, hier sur les antennes de France Info. Et l'avocat de plaider froidement : "Le problème est un problème de prix de revient et de coût, donc de bénéfice. (...) Le reste, c'est de la philosophie. Ce n'est pas bien (...) mais c'est comme ça". Effectivement, le silicone incriminé coûtait 10 fois moins cher, ce qui entraînait une économie de 1 million d'euros par an pour PIP. Business is business.

     Les implants mammaires existent depuis 50 ans. Aujourd'hui, entre 5 et 10 millions de femmes en sont porteuses dans le monde, dont environ un quart aux USA. Les prothèses en silicone sont privilégiées par les patientes en raison de leur ressemblance visuelle et sensorielle avec de vrais seins.

     Pour autant, les doutes à leur égard ne datent pas de l'affaire PIP. En 1992, l'Agence américaine du médicament (FDA) avait demandé le retrait des implants en silicone tant que leur non-dangerosité ne serait pas complètement prouvée. La Société britannique d'information sur les implants signalait que les prothèses ne dureraient pas toute une vie sans risque : "entre 10 et 15 ans pour celles implantées dans les années 1960 et 1970, 20 à 25 ans pour les autres". Cette année, la FDA a averti que la plupart des porteuses d'implants au silicone devaient se faire opérer dans les 10 ans après leur opération, suite à une fuite ou une rupture de la prothèse. En 2000, la même FDA avait adressé une mise en garde à la société française PIP sur la mauvaise qualité de ses implants fabriqués à l'aide de sérum physiologique. Ce que l'avocat de PIP a assumé en public, hier, sur France Info.

      L'agence française Afssaps vient de déclarer, ce mardi, n'avoir trouvé aucune trace d'un quelconque avertissement de la part de la FDA ; elle rajoute, imperturbable, "qu'elle n'avait pas à être obligatoirement mise au courant pour des problèmes qui n'étaient pas de type sanitaire à cette époque". Comme si une opération chirurgicale et des prothèses employées au cours de celle-ci ne concernaient pas la santé publique ! Silence et bouche cousue donc du côté de l'Afssaps. En effet, bien avant 2010 et le dépôt d'une plainte, dixit toujours l'avocat de PIP, la société monnaye le silence de "femmes mécontentes" : 1 500 euros et une opération chirurgicale gratuite pour la pose d'une nouvelle prothèse.

     Et les chirurgiens dans ce triste marché ? Et la société allemande Tüv qui a certifié la qualité des prothèses fabriquées par PIP ?  La Cour d'appel d'Aix-en-Provence, en 2008, avait déjà ciblé la responsabilité d'un chirurgien à ce sujet. Mais silence et bouche cousue, toujours et encore.

     Aujourd'hui, la société PIP est accusée d'avoir commercialisé des implants défectueux (avec de forts soupçons de cancérogénicité) portées par des centaines de milliers de femmes dans le monde, dont 30 000 en France. La société PIP est mise en liquidation judiciaire en 2010. Jean-Claude Mas, son PDG, a été entendu plusieurs fois par la police. Son dernier interrogatoire date du 13 octobre 2011. Mais il a été libéré sans contrôle judiciaire et sans être mis en examen, alors que le parquet de Marseille avait ouvert une enquête préliminaire pour "tromperie sur les qualités substantielles du produit, publicité mensongère et mise en danger de la vie d'autrui". Depuis, à cette heure, il est introuvable. Surprenant, non ?

     Non, l'escroquerie fait partie intégrante du capitalisme, a dit haut et clair son avocat, Me Yves Haddad. 

Et Roger de cerner encore plus l'odieu : PIP le silence était d'or

La canaille d'ajouter dans la corbeille des éléments à charge :

 

1) On estime à 60 millions d’euros le coût de l’opération d’explantation, qui sera prise en charge par la Sécurité sociale.

2) La pose de nouveaux implants sera à la charge de la patiente, sauf pour les femmes ayant subi une chirurgie réparatrice après un cancer du sein. 

 

http://blog.fanch-bd.com/images/politique/trou-de-la-secu.jpg

 

Reste la solution. Et là avec l'ami Roger (certes pas que lui mais sommes encore bien seuls) le constat est rapide : ça ne se bouscule pas. Ceux qui combattent ne sont pas aussi nombreux que ceux qui constatent et parmi ceux qui constatent, devant la montagne à gravir, nombre d'entre eux mollissant du mollet cherchent des cols qui les ramènent toujours sur le même bassin versant :

Le primat du marché sur le reste est cause de l'état du reste, ils refusent de s'affranchir du dogme.

Ces prothèses sont l'exemple vivant de la loi de la loi de la Valeur que notre plus qu'estimé Karl (Marx bien sûr) a établi il y a un siècle et demi.

Petit rappel pour clore cette année :

La valeur réelle d'une marchandise est la somme du temps de travail nécessaire à sa production (capital constant plus capital variable)

La valeur d'une marchandise se mesure par la somme de sa valeur d'échange ET de sa valeur d'usage.

Quand la valeur d'usage est diminuée au point d'être marginalisée à devenir nulle par la valeur d'échange, quand le capital constant est réduit par les économies qualitatives et que le capital variable est pressurée par les cadences et les délocalisations, la valeur de cette marchandises est inversement proportionnelle au nombre de femmes que cette marchandise envoi au cimetière (CQFD).

 

Nous pourrions et d'ailleurs nous devrions appeler cela le "théorème du charcutier ou le "PIP show" du capital".

 Une société peut-elle sans danger mortel rester sous la coupe d'intérêts sans scrupules pour l'avenir concret de ses habitants ?


 

Si ces pratiques tuent. Si elles sont partie intégrante du système, l'utopie de sa suppression doit elle en rester à une Utopie ou comme toute celle-ci ne doit-elle pas devenir moteur de son abolition par la suppression de la cause du crime : le capital.


 

C'est qu'outre les précédents l'année 212 aura fait florilège. Entre les semences stérilisantes de Monsanto, ses cornues à tuer les abeilles, Fukushima et la gabegie de Tepco, les désastres ici des privatisations, la carte des maternités alignée sur la captation des journées de la sécu pour les cliniques privées et non sur la proximité, les navires poubelles et le statut esclavagiste de leur personnel, l'amiante et bientôt les autres matériaux de ce type qui gonflent les profits au même rythme qu'ils rongent les poumons… la liste est infinies.


 

Quand un charcutier peut sans contrôle de la profession et de la sécu se recycler des œufs en gelée à la gelée de seins c'est qu'il y a quelque chose qui est plus que gangrénés dans la société.


La gangrène si elle peut marginalement se traiter, quand elle est massive et galopante doit être séparée du corps pour qu'il ait une chance de s'en sortir.

 

Ce système, osons le mot est génocidaires et comme tel doit être combattu, condamné et éliminé.

 

Tag(s) : #Economie
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