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« CANEMPECHEPASNICOLAS »,

abusé par une dépêche d’agence,

publie le démenti de l’Ambassade du Tuvalu en France

concernant une soit-disante ingérence de son pays dans les affaires françaises.

(voir notre blog

«QUAND TUVALU OSE FAIRE LA LECON A LA FRANCE »

 daté du 18 juillet ).

 L’Ambassade communique :

Une déplorable inversion de textes a conduit certaines agences de presse à confondre le contenu de divers articles du Monde avec ceux publiés par « Le Corail illustré », journal tuvalien bien connu.

Cette erreur déplorable, diffusée par mégarde  sur certains blogs, dont la bonne foi n’est pas mise en cause, aurait pu porter préjudice à la neutralité absolue du Tuvalu, en matière de politique internationale.

Notre Ambassade procède à une enquête sur les conditions dans lesquelles cette mystification s’est produite..

 

« CANEMPECHEPASNICOLAS »

à son tour, s’excuse auprès de ses fidèles lecteurs à qui il doit des explications :

 

Les coupures de presse ont été interverties,  et les « ingérences », présentées  comme relevant du « Corail illustré », était en fait de la responsabilité du Monde.

En effet, ce journal a bien développé ces jours derniers des thèmes relevant de « l’ingérence » caractérisée vis-à-vis de puissances étrangères, comme le montrent ces extraits d’articles, publiés par le quotidien du soir français.

Ainsi, son éditorial du 17 juillet,  titré : « La Roumaniecontre l’Europe ? » dénonce « la régression de la démocratie chez certains membres de l’Union  (européenne) ». Le journal accuse nommément « la Roumanie de violer sinon la lettre, du moins l’esprit des traités fondateurs de l’Union ».

Et d’ajouter : «  Le gouvernement socialiste de Victor Ponta vient de se livrer à une manière de ‘coup d’Etat légal’ des plus inquiétants ».

Quel est donc ce crime ?

« Le 6 juillet, la majorité de centre gauche a voté la destitution du président de centre droit, Traian Basescu » qualifié, par le même journal, de « responsable d’une politique d’austérité budgétaire sévère » et jugé pour cela,  « impopulaire ». 

Le Monde n’est pas seul à condamner le parlement roumain coupable d’un « coup de force ». Le quotidien se réjouit : « A Berlin, le gouvernement d’Angela Merkel a qualifié ces pratiques d’inacceptables » et « à Bruxelles (…) les plus hauts responsables de l’UE (…) ont fait part de  leur profonde préoccupation ».

On les comprend : comment, en effet, admettre qu’une majorité de députés, dans un pays qui se croit encore souverain, vote librement le principe de la déchéance du Président ? Et, circonstance aggravante, la décision finale revient au peuple, appelé par référendum à statuer sur le sort de ce pauvre Traian Basescu…

Aussi Le Monde conclut en menaçant la Roumanie  :

« M.Ponta porte atteinte à ce que l’Europe devrait avoir de plus sacré : la démocratie. Son comportement remet sur la table la question de la pertinence de l’élargissement de l’UE conduit en 2007 – trop vite, trop désinvolte ».

L’ingérence est de rigueur dans les affaires intérieures d’un Etat, qui se croit encore souverain, en particulier ceux qui ne respectent pas la « démocratie ». Et dans ce domaine, la Roumanie n’est pas la seule cible des inquisiteurs européens (et du Monde, en particulier).

La vigilance de ce quotidien est sans faille.

Aussi, très certainement, dans une prochaine édition, Le Monde ne manquera pas de clouer au pilori ce pays où, dans la nécessité de modifier sa Constitution, le quotidien de référence écrit : 

«  Si une modification de la Constitution intervient, cela sera forcément par un vote du parlement en Congrès. La révision peut aussi se faire par un référendum mais le PS se souvient trop bien des divisions de 2005 et ne veut pas prendre à nouveau le risque d’une consultation populaire qui pourrait se solder par un échec ».

Il ne s’agit pas de la Roumanie, puisque son gouvernement a recours au référendum populaire pour régler le sort de son président.

Ne cherchez pas : l’Etat délinquant, qui évite de s’en remettre au verdict populaire, c’est notre beau pays de France et  le journal qui donne l’information, sans s’en offusquer le moins du monde, c’est Le Monde,  lui-même…

Mais il ne faut pas confondre.

Dans le langage bruxellois, le pouvoir à Paris,  est « démocratique », puisqu’il est régi par les lois du « marché libre et non faussé ».

Dans ce cas, Le Monde est formel : réclamer un référendum, c’est le signe d’un dangereux « populisme », qui gagne malheureusement en Europe.

 

A commencer par la Roumanie  ?

 

 

 

 

Tag(s) : #international
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