Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Le site du
  • Front Syndical de Classe
  • Le site du Front Syndical de Classe

 

Nous l’avons écrit il y a quelques semaines sous le titre « qui va oser signer un tel accord !» concernant le GPEC  qui vise à faire sortir plus de 3000 salariés en affaiblissant le groupe Renault France pour mieux le faire disparaître par la suite : dans le journal « l’Usine nouvelle » daté du 12 décembre 2010, journal réservé plutôt aux dirigeants d’entreprise dont le Front Syndical de Classe se fait rarement l’écho, un article concernant Renault  explique que Carlos Ghosn a l’intention de lâcher Renault, fleuron de l’industrie automobile française depuis des décennies, avec ses sites de production, ses modèles et son ingénierie.

  

Cet article montre que les atouts industriels et le savoir-faire Renault n’ont jamais été  importants aux yeux de Ghosn depuis qu’il a pris l’entreprise en main. Il a été plus soucieux de faire fondre les effectifs par le jeu des délocalisations. Le résultat ne s’est pas fait attendre  car  les ventes de véhicules  ne cessent de dégringoler depuis son arrivée comme PDG en 2005 à la suite de Louis Schweitzer.

 

Pour Carlos Ghosn,  Renault n’a  plus sa  place sur le marché automobile mondial et dans ces conditions, il tente de décapiter cette grande entreprise automobile qui a sauvé Nissan, redressé Samsung, lancé Dacia et Logan.

  

Bien sûr, C Ghosn a le soutien total des actionnaires qui n’ont que faire du maintien et du développement de Renault en France et dans le monde car ils  jouissent depuis son arrivée comme PDG de dividendes non négligeables ;

pour 2010, c’est un profit de 3,3 milliards d’euros qui permet à C. Ghosn de se féliciter d’un des meilleurs résultats depuis des lustres chez Renault. Mais ces bénéfices records ont surtout été réalisés par des opérations financières  et les performances de Nissan.

Les voitures Renault ne font pas partie des résultats obtenus. 

Et du côté de la politique salariale, c’est zéro pointé.

Cette politique de casse industrielle et sociale organisée par ce soit-disant «  capitaine d’industrie » laissera des traces indélébiles pour ceux et celles qui sont les véritables acteurs des richesses créées chez Renault.  Peut-on  ignorer  que ce début d’année commence par de fortes périodes de chômage pour les salariés de Sandouville, Flins et Douai.

Est-ce l’accélération du démantèlement de Renault France ?

 

Pour le Front syndical de classe, le rôle de l’Etat, premier actionnaire avec 15% du capital, est primordial pour maintenir Renault en France face à un PDG qui veut liquider cette entreprise et répondre aux appétits financiers du capitalisme européen et mondial.

     Les salariés de Renault ont compris que les discours démagogiques de Sarkozy sur le maintien de l’industrie automobile française étaient de la poudre aux yeux qui ont au passage permis à Ghosn de ramasser des aides qui par millions d’euros pour tuer l'emploi et délocaliser Renault vers les "pays à bas coûts".

 

Pour le Front syndical de classe, le chef de l’Etat doit exiger la démission de C. Ghosn le plus vite possible afin de sortir du plan de casse et d’engager une véritable politique industrielle et sociale chez Renault.  

Tag(s) : #Social
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :