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Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes

 

 

 

 

CGT, mouvements sociaux,

juin 2014,

où en est la confédé ?

 

 

Publié le 13 Juin 2014

 

 

 

luttes

et

hiérarchie

des normes

revendicatives

A propos d'un point de vue de Th Lepaon

A propos d'un point de vue de Th Lepaon

De passage en Alsace, le secrétaire général de la CGT a, si nous en croyons l'Humanité.fr, fait la déclaration suivante :

"« La CGT ira au rapport de force en cas de fermeture de Fessenheim, c’est clair. » C’est par cette mise au point devant une vingtaine de salariés que Thierry Lepaon a commencé jeudi matin une visite dans le Haut-Rhin. 

Toujours selon l'Huma.fr 

Thierry Lepaon veut mettre en lumière « le coût du capital alors que le pays n’arrive pas à sortir de la crise malgré la politique d’austérité ».  

Le secrétaire général de la CGT en a profité pour soutenir la grève des cheminots. « L’Etat fait encore semblant de ne pas comprendre qu’il est temps de négocier, a-t-il regretté. Il doit se rendre compte qu’il a en face de lui des partenaires sociaux crédibles qui font des propositions négociables de longue date ».

Menaçant d’un conflit long car « la détermination des cheminots est forte », il a invité le gouvernement « à ne pas reporter à plus tard des décisions à prendre maintenant ». Et le fait qu’il y ait une direction de la SNCF « ne dédouane pas le gouvernement de ses responsabilités : il doit négocier ».

La question posée à tout syndicaliste est pourtant simple : dans un moment de montée des luttes qu'attend-on d'un syndicaliste et donc du secrétaire général de la CGT ?

Qu'il énumère les conflits en disant au pouvoir et aux patrons "attention ce n'est pas bien faut négocier " ?

Ou

"les gars (et les filles) vous avez raison et on se met au boulot pour renforcer le mouvement " ?

Le rôle d'un syndicat est-il de menacer "d'aller au rapport de force" ou de le construire ? 

Ce qui pour Fessenheim exige de reposer la question de la maitrise publique complète du secteur énergétique et le statut social des personnels comme de dire au pouvoir que pour les cheminots c'est la même chose.

Et non qu'il faut aller négocier.

La négociation s'établie dans le rapport des forces créé pour gagner. Le rôle du syndicat, c'est d'abord de créer ce rapport de force. Quand il est puissant ce sont pouvoir et patrons qui demandent des négociations. Celles-ci ne sont jamais l'objectif des salariés mais toujours l'écappatoire du camp patronal.

Préavis, les D2I, les médiateurs en sont un des avatars. 

Se mettre en grève pour négocier ? Mais ça négocie tous les jours ! CE, DP, CHSCT, jusqu' à ces négociations individuelles nommées "transaction conventionelle" et même cela c'est encore de trop pour le patronat puisqu'il veut en diminuer la base et les moyens légaux, que le ministre du travail travaille à lui donner raison .

Sur la SNCF, que veut dire ce "ne pas remettre à plus tard les décisions à prendre maintenant" c'est mot pour mot ce que dit Cuviller et ce qu'a martelé Sapin.

Donnons actes que ce n'est pas pour leur donner le même sens (du moins La Canaille veut en rester persuadé) mais quitte à plagier pourquoi ne pas reprendre alors les déclarations du SG de la fédé CGT des cheminots ?

Ses propos ne sont pas porteur de ce genre d'équivoque :

"une entreprise publique unique de service public", "entreprise nationale pour l'activité de transport ferroviaire".

Pourtant, comme cette idée de "secteur public national de la production et la distribution de l'énergie", est-ce si difficile à dire ?

La partie concernant les intermittents du spectacle pose le même type de questions.

Toujours selon "l'Huma.fr"  (puisqu'il a été reproché à Canaille le Rouge de trop citer "le Monde") : 

"pour la première fois dans notre pays on considère que les métiers de la culture ne sont pas essentiels ». Cela conduit au « sacrifice des festivals » alors qu’il ne manque « que 300 millions d’euros » pour financer le régime des intermittents."

Sont-ce  les festivals que pouvoir et Medef sacrifient ?

Le secrétaire général de la CGT ne sait-il pas que le Medef et le ministère de la Culture ont fait des Opéra des chasse-gardées où sans qu'ils vivent dans l'opulence, les besoins culturels des hors-sol ne sont pas soumis aux mêmes coupes claires budgétaires et ne souffrent pas des mêmes rabotages ?

Ne serait-il pas du domaine de la CGT de proposer un statut de la création artistique imposant la fin de la précarité intermittente ? De relancer la bataille du 1% du budget de l'Etat pour la Culture ? Cela ne se lit plus ne se dit plus, ne s'écrit plus . 

Avec la liquidation de l'intermittence pourtant condition en retrait, il s'agit d'une prise d'otage par le pouvoir, le patronat et ses auxiliaires du droit à la culture POPULAIRE dont les salariés sont ceux qui lui donnent vie.

La lutte de classe traverse ausi ce champ social là : Les hors sol à Garnier, les Bobo le "in" à Avignon et à la plèbe le "Off" de l'intermittence. seul la qualité des créations et la précarité jusqu'à derrière les coulisses officielles percutent la hierarchie.  

Ce sont des salariés et leurs conditions sociales qui sont au centre, pas les festivals : depuis que les majors se sont appropriés Cannes, celui du film n'est plus menacé alors que les film sont pour la plus grande partie réalisés par des intermittents.  

La question de fond est-elle celle du financement de l'intermittence ou celle du droit pour tout salarié de disposer d'une couverture sociale et de pouvoir vivre décemment ? Légiférer sur la précarité ou la combattre ?

Ne serait-ce pas le moment de dénoncer les cadeaux, dégrèvements de "charges" (en fait spoliation de la part socialisée du salaire) et autres "abaissements du côut du travail" qui fabriquent ces faux déficits qui servent de justification idéologique à l'offensive patronale  ? 

En ne le disant pas ainsi, qui Th. Le paon ne veut-il pas froisser ?

Si c'est pour mobiliser et mettre toutes les forces de la CGT pour faire grandir les exigences sociales, Canaille le Rouge soutien Le paon. Si c'est pour fabriquer des glaçons à l'eau tiède pour mettre dans du pastis sans alcool, il le boira tout seul.

Canaille le Rouge préfère mille fois un simple verre d'eau fraiche partagé sur un piquet de grève (et il y en a... de l'eau fraiche et des piquets de grève) que ces infusions édulcorées au sirop de consensus. 

 

 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

 

 

Tag(s) : #Lutte de Classe
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