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INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO
Commun Commune 

 

STX-St-Nazaire.jpg

 

Un article du Figaro a révélé samedi dernier une note  du ministère des finances sur l’éventuelle vente des Chantiers navals STX de Saint Nazaire. Rappelons que l’Etat français détient 33,3% de STX France, dont dépendent 2 000 salariés et 4 000 sous-traitants. Les décisions sont annoncées pour novembre.



Mais sans attendre, dans une démarche peu commune, le directeur général s’est adressé par courrier postal à tous les salariés, à l’occasion des élections professionnelles de la mi-octobre, en annonçant que « la direction va dénoncer bon nombre des accords sociaux » et qu’elle souhaite trouver en face d’elle des « personnes responsables pour négocier un nouveau statut social, certes en léger retrait par rapport à l’actuel ». Et de dénoncer : «  Notre bataille n’est plus la lutte des classes, c’est la lutte pour notre capacité de prise de commande (…) »(document – lire ici la lettre du directeur général de STX Saint-Nazaire).



Sans attendre, lors d’un comité extraordinaire d’établissement, jeudi dernier la direction a donc confirmé, sa volonté de renégocier un certain nombre d’ « accords d’entreprise et d’usages ». Parmi ceux-ci sont mis en cause les primes, indemnités et majorations, le droit syndical et la négociation collective, des accords salariaux, la prévoyance, les congés d’ancienneté, le calcul des indemnités maladie-maternité. Les accords dénoncés restent cependant valables tant que les négociations courent, dans le délai légal de 15 mois.



Le résultat des élections professionnelles donne la majorité absolue des voix à la CGT et à FO – qui, au terme de la loi sur la représentativité, peuvent donc désormais s’opposer à un accord minoritaire, commente la presse locale.



Lorsque, début octobre, la Korea Development Bank, principal actionnaire de STX France a annoncé la possibilité de procéder à la vente de STX Europe, les syndicats et les élus se sont immédiatement tournés vers le gouvernement.

Joël Cadoret, délégué CGT, a déclaré : «  L’intervention de l’Etat (…) sera nécessaire et indispensable, pour trouver un investisseur industriel qui réponde au besoin du développement maritime et de nouvelles commandes« .

Jean-Marc Perez pour FO, a déclaré :« L’heure est venue : l’Etat doit au minimum prendre le contrôle majoritaire de cette entreprise, voire la nationaliser comme le sont les chantiers navals italiens Fincantieri qui aujourd’hui fonctionnent bien« .

 

Source: POI

Tag(s) : #Lutte de Classe
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