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Comment la Grande-Bretagne

a créé la "question tibétaine"

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Le Tibet fait partie de la Chine, et le peuple tibétain est un membre important de la Nation chinoise. La soi-disant question tibétaine a été fabriquée dans le cadre des tentatives des agresseurs impérialistes pour dépecer la Chine. La Grande-Bretagne, par le biais de son implication continue, a à cet égard joué un rôle central.

Les troupes britanniques ont envahi le Tibet en 1888 et 1903, mais ont été à chaque fois repoussées par la résistance de l'armée tibétaine et des civils. Après leur échec pour transformer le Tibet en colonie par l'agression armée, les impérialistes britanniques ont commencé à apporter leur soutien aux séparatistes pro-impérialistes au Tibet, fomenté des activités ayant pour but de séparer le Tibet de la Chine et proclamé haut et fort l'« indépendance du Tibet ».

En août 1907, la Grande-Bretagne et la Russie ont signé la Convention Anglo-Russe sur le Tibet. Aux termes de cette convention, la Grande-Bretagne prévoyait de transformer le Tibet en une « zone tampon » entre l'Inde et la Russie.

La Révolution de 1911 a renversé la dynastie des Qing (1644-1911). En 1913, le Gouvernement britannique a monté la Conférence de Simla pour inciter le représentant tibétain à proclamer pour la première fois le slogan de « l'indépendance du Tibet », prétention immédiatement rejetée par le représentant du Gouvernement central de la République de Chine.

Le représentant britannique a ensuite présenté le soi-disant système du compromis, essayant de modifier la souveraineté de la Chine sur le Tibet en « suzeraineté » et de séparer le Tibet de l'autorité du Gouvernement chinois, sous prétexte d'« autonomie ». Sur instruction, le représentant du Gouvernement central chinois a refusé de signer la Convention de Simla et a fait une déclaration selon laquelle le Gouvernement de la Chine refusait de reconnaître ce genre d'accord ou de document.

A partir de 1947, avec l'indépendance de l'Inde, du Pakistan et d'autres nations de l'Asie du Sud-Est, l'empire colonial britannique a commencé à s'effondrer. En outre, reconnaissant le fait que la stature internationale de Grande-Bretagne déclinait, le Gouvernement britannique a commencé à adopter de nouvelles approches concernant le Tibet. Il a d'abord refusé de reconnaître la souveraineté de la Chine sur le Tibet et seulement reconnu que la Chine avait « une position particulière au Tibet ». 

Pendant de nombreuses années, la Grande-Bretagne est demeurée le seul grand pays occidental à ne pas reconnaître la souveraineté de la Chine sur le Tibet. Ensuite, elle a continué à encourager « l'indépendance ».

Même après la libération pacifique du Tibet, le MI6 a envoyé des agents masqués sous l'apparence de voyageurs au Tibet. Londres est devenu le « camp de base » des organisations de soutien à l'« indépendance du Tibet ». Enfin, les politiciens britanniques n'ont jamais cessé de rencontrer le Dalaï-Lama.

En 1991, le Premier Ministre d'alors, John Major, a rencontré le Dalaï-Lama, créant un précédent à suivre pour ses successeurs. Le 14 mai 2012, suivant cette soi-disant pratique commune, le Premier Ministre actuel, David Cameron, et le Vice-Premier ministre Nick Clegg ont une fois de plus rencontré le Dalaï-Lama à Londres.

Le « problème du Tibet » est ni plus ni moins qu'une question inventée par la Grande-Bretagne. Mais un mensonge mille fois répété finit par devenir crédible. C'est pourquoi il y a toujours une poignée de personnes qui pensent encore que le Tibet reste un « problème ».

Mais un mensonge est un mensonge. Le fait que le Tibet fait partie de la République Populaire de Chine ne pourra jamais être changé. La Grande-Bretagne ne pourra éviter l'isolement que si elle suit la tendance mondiale qui est de reconnaître et d'accepter ce fait. Fort heureusement, la Grande-Bretagne est progressivement en train de s'en rendre compte.

En octobre 2008, le Secrétaire au Foreign Office (service chargé des affaires étrangères au Gouvernement britannique) d'alors, David Miliband, a ainsi annoncé dans une déclaration écrite au Parlement britannique que la Grande-Bretagne ne soutenait pas « l'indépendance du Tibet », et que le Tibet faisait partie de la République Populaire de Chine.

Cette déclaration a résolu le dernier problème historique qui restait entre la Chine et la Grande-Bretagne. Pourtant, même ainsi, certaines personnes continuent de considérer cette décision tardive comme une perte majeure pour la Grande-Bretagne. Ces personnes doivent renoncer à leur mentalité coloniale et à leur arrogance impérialiste.

 La Grande-Bretagne se doit de réfléchir sur son comportement et gagner la confiance du peuple chinois. Mais pour ce faire, il convient de prendre des mesures concrètes et d'envoyer les bons signaux. C'est alors seulement que le peuple chinois lui pardonnera ce qu'elle a fait au Tibet.

L'auteur, Chen Yanqi, est un universitaire spécialisé en relations internationales, à Beijing.

le Quotidien du Peuple en ligne

Cri du Peuple : 

http://www.mleray.info/article-comment-la-grande-bretagne-a-cree-la-question-tibetaine--107554434.html

 

Tag(s) : #Contre l'impérialisme

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