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Ce livre bref, provocant et passionné dénonce à la fois l'instrumentalisation politique et l'exploitation financière de la souffrance des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. D'entrée de jeu Finkelstein distingue l'holocauste nazi, événement historique au cours duquel des millions de Juifs furent exterminés, et l'Holocauste avec un H majuscule, son exploitation idéologique.

L'industrie de l'Holocauste, explique-t-il, transforme la mémoire d'Auschwitz en caution idéologique et en marchandise rentable. Le système idéologique de l'Holocauste repose sur deux dogmes centraux: (1) l'Holocauste constitue un événement historique catégoriquement unique. (2) Il représente le point culminant de la haine irrationnelle et éternelle des Gentils contre les Juifs. Cette sacralisation a plusieurs avantages. Puisque l'Holocauste se situe en dehors de l'Histoire, et même au-delà, puisqu'il défie toute connaissance et toute description (Elie Wiesel), son culte remplace tout effort de compréhension historique rationnelle de l'extermination des Juifs par le nazisme. A ce mal unique, la souffrance des autres peuples ne peut être comparée. Dans des pages qui seraient comiques si le sujet le permettait, Finkelstein décrit les efforts de l'industrie de l'Holocauste pour marginaliser, voire effacer la mémoire des autres victimes du nazisme.

Ce caractère unique de l'Holocauste, ce droit sur les autres, ce capital moral représentent pour l'état d'Israël un alibi précieux, puisqu'il lui donne le droit de se considérer comme spécialement menacé et donc justifié à utiliser tous les moyens nécessaires pour sa survie. Le dogme de la haine éternelle des Gentils va dans le même sens, en légitimant la politique d'Israël comme réaction justifiée à une perpétuelle menace d'anéantissement. Toutes les méthodes auxquelles [Israël] peut avoir recours, y compris la violence et la torture, relèvent de l'autodéfense légitime.

L'exploitation financière de l'Holocauste est qualifiée par Finkelstein de double extorsion. D'une part, l'industrie de l'Holocauste, appuyée par le gouvernement américain, a obtenu des dizaines de milliards de dollars des banques suisses, de l'industrie allemande, des pays d'Europe de l'Est. Le livre consacre tout un développement aux méthodes utilisées, qui relèvent du chantage aux bons sentiments, appuyé par l'artillerie lourde des pressions économiques américaines. L'autre volet de cette double extorsion est que l'argent ainsi obtenu, au lieu d'aller aux véritables victimes survivantes -ou à leurs héritiers- part dans les caisses des organisations juives liées aux Etats-Unis ou à Israël.

L'Industrie de l'Holocauste est le livre d'un homme en colère. Son père et sa mère ont subi l'épreuve des camps nazis. J'attache, dit-il, de l'importance à la mémoire des persécutions de ma famille. La campagne de l'industrie de l'Holocauste pour extorquer de l'argent à l'Europe au nom de victimes de l'Holocauste dans le besoin réduit le statut moral de leur martyr à celui du casino de Monte Carlo. [...] Il n'est que temps d'ouvrir nos cœurs à la souffrance du reste de l'humanité. [...] L'industrie de l'Holocauste a toujours été en état de faillite morale, et cette faillite doit maintenant être publiquement déclarée. L'attitude la plus respectueuse envers ceux qui sont morts est de protéger leur mémoire, de tirer enseignement de leur souffrance et de les laisser enfin reposer en paix.

Norman Finkelstein

Norman Finkelstein a passé sa thèse de doctorat à Princeton sur la théorie du sionisme. Il est l'auteur de trois autres livres, Image and Reality of the Israël-Palestine Conflict; The Rise and Fall of Palestine, et A Nation on Trial, traduit en français en 1999 (L'Allemagne en Procès, la thèse de Goldhagen et la vérité historique). Il enseigne actuellement à la City University de New York.
TEXTE REPRIS
par
Sauvons l'Ecole Publique

Appel
aux directeurs, enseignants, conseils des maîtres: rejoignez le CNRBE

Collectif National de Résistance à Base-Elèves

Fichage des enfants :
les raisons de poursuivre la lutte avec le CNRBE sont de plus en plus lisibles !

A l’attention des directrices et directeurs des écoles publiques, des enseignants des écoles et des conseils des maîtres.

Vous êtes aujourd’hui, de par votre fonction, concerné(e) au premier chef dans votre école par le fichier Base-Elèves. Que ce soit parce que vous l’utilisez, parce que vous serez appelé(e) à le faire, ou parce que vous avez jusqu’ici refusé de l’utiliser. Vous connaissez sans doute le CNRBE, Collectif National de Résistance à Base-Elèves, constitué de citoyens, de collectifs départementaux, de parents et d’associations de parents, d’associations de  défense des droits de l’homme, d’enseignants et de syndicats d’enseignants, d’avocats et d’associations d’avocats.

Le CNRBE, qui a plus d’un an d’existence, s’est réuni à Bobigny les 23 et 24 janvier 2010, et a choisi de s’adresser une nouvelle fois à vous au travers de ce courrier que vous aurez peut-être la gentillesse de lire jusqu’au bout.

Malgré un arrêté « rassurant » sur Base Elèves, des champs « limités » et des finalités « anodines » …

Base élèves a  la particularité de ficher les enfants, personnes que d’ordinaire on se préoccupe plutôt de protéger.

Base-Elèves a des objectifs affichés dans l’arrêté du 20 octobre 2008, comme la gestion, le pilotage et notation de statistiques anonymes.


Sur ces trois points, nous remarquons que :

  • l’aide logistique pour les écoles n’est pas un succès : de nombreux utilisateurs font appel à un deuxième logiciel de gestion. En matière de carte scolaire, Base Elèves ne permet toujours pas de prévoir les départs et les arrivées d’élèves liés à des déménagements.
  • le « pilotage » est un terme flou mais qui est très en phase avec la gestion managériale, en vogue, dans le cadre de la LOLF, Loi Organique des Lois de Finance, déclinée sur le terrain par les IA et les IEN, qui vise à supprimer des postes et à mettre en œuvre une politique du chiffre, de la performance et de la compétition, incompatible avec les missions éducatives.
  • récolter des données nominatives pour établir des statistiques anonymes est un non-sens qui fait en outre courir le risque de perte ou de fuite de données nominatives pour rien. La statistique, pour fonctionner, n’a pas besoin de données exhaustives, elle peut se contenter d’échantillons. Un fichier de 6,5 millions d’enfants, et davantage d’adultes (parents, personnes qui viennent chercher les enfants à l’école) est d’un volume trop important, impossible à sécuriser (les exemples sur ce point ne manquent pas, en Angleterre et aux USA avec le piratage du site Monster).

En revanche, BE, malgré l’arrêté, a des côtés cachés, et non des moindres, de par son interconnexion avec un autre fichier, la BNIE (Base Nationale des Identifiants Elèves) qui ne s’appuie sur aucun texte de loi et qui, elle, conserve les données nominatives pendant 35 ans et attribue un numéro à chaque  élève, l’INE.

… une contestation forte et durable, pourquoi ?

Les contestations passées ont permis de supprimer des données qui n’avaient rien d’anodin, liées à la nationalité, la langue parlée à la maison (BE est née la même année que le rapport du député Benisti accusant le bilinguisme d’accentuer la délinquance) et aux besoins éducatifs particuliers.

Mais le problème de cette base va plus loin, puisque parmi les opposants au fichier on trouve, en vrac :

  • les DDEN qui refusent que BE « puisse se transformer en outil de repérage des sans-papiers » (95ème Congrès);
  • des syndicats nationaux de l’éducation comme le SNUipp, la CGT-Education, SUD Education, l’UDAS, le Syndicat des Avocats de France et le Syndicat de la Magistrature;
  • des associations d’envergure nationale comme Défense des Enfants International (DEI-France) et la Ligue des Droits de l’Homme(LDH);
  • Un regroupement d’associations et de syndicats a demandé (en vain) des éclaircissements sur six points au ministre (lettre du 20-03-09 de la FCPE, de la LDH, de la Ligue de l’Enseignement, de la FSU, du SGEN-CFDT et du SE-UNSA).

Actions juridiques en cours :

  • un recours devant le Conseil d’Etat, juge administratif suprême qui doit rendre son avis sur la légalité de Base Elèves,
  • près de 2000 plaintes contre X de parents d’élèves au sujet de Base Elèves, qui font l’objet d’enquêtes et sont rassemblées par le Procureur de Paris;
  • Un organisme international est intervenu : le Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU, chargé de veiller au respect de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, a constaté que Base Elèves ne respectait pas certains droits et a demandé des rectifications à la France au nom du respect de la Convention.
Une traçabilité complète des enfants se met en place …

Le problème central de BE est l’identification au-delà de l’échelon local, qui n’a pas lieu d’être en matière d’éducation. Par-dessus se greffe la possibilité d’inscription de nouvelles données (dès le 03/12/08, la possibilité de relier le nom de l’élève à celui de son professeur, qui est évalué aussi sur les résultats de ses élèves). Tout fichier est fondamentalement évolutif !


Ce n’est pas fini : les données sensibles retirées de Base Elèves rentrent par la grande porte, avec les compétences collectées dans le livret électronique de compétences, longue liste de résultats d’évaluations, d’expériences scolaires et extrascolaires, introduit à titre expérimental (BO n° 1 du 07-01-10). La transmission des résultats aux évaluations nationales ne demeurera pas longtemps anonyme ! Sous une apparente modernité (nous n’avons rien contre l’outil informatique, si aucune donnée nominative ne sort de l’école), c’est un pas de plus vers le déni de la personne, dont la vie se résume à une longue liste d’évaluations et de compétences sans place pour sa part d’humanité, tout ceci étant censé faciliter l’appréciation de sa valeur par un employeur, sur le marché du travail.


Le très intrusif livret ouvrier (de 1803 à 1890) serait-il en train de renaître de ses cendres, dans une nouvelle jeunesse, 100 fois plus puissant sous sa forme électronique, pour donner un aperçu de « l’employabilité » future des écoliers ?


Ce sont ainsi les directrices et directeurs, en permettant la création grâce à Base Elèves du numéro INE, qui forment les premiers maillons de cette longue chaîne de données qui ramènent l’enfant à un simple numéro, l’enfermant dans son passé à la merci du regard du monde des adultes, ce qui est aussi une formidable intrusion dans la vie privée, toujours sous couvert de modernité.

… et l’éducateur devient agent de transmission !

C’est à une véritable mutation du métier que nous assistons : à l’éducation visant l’épanouissement et l’émancipation des enfants futurs citoyens, succède l’instruction, centrée sur la seule transmission de techniques scolaires, avec une inflation d’évaluations nationales obligatoires, au codage binaire facilitant le fichage et la sélection précoce. Les vertus du temps et de la capacité d’évolution des enfants sont rejetées, au profit d’un déterminisme malsain. Les enseignants deviennent de fait des agents de transmission de données sensibles, est-ce admissible ?


En outre, des interconnexions non déclarées existent et vont se développer : la proposition de loi Warssmann, votée en première lecture à l‘Assemblée Nationale, examinée au Sénat, prévoit d’ailleurs l’accès à tout fichier administratif (dont Base Elèves) pour toutes les autres administrations. Sans attendre le vote définitif de cette loi, le Pôle Emploi, via les Missions Locales, a accès aux données de Sconet, pour le suivi des « décrocheurs », dans le cadre d’une autre loi. Or Sconet, grand frère de Base Elèves, est alimenté par les données de Base Elèves comme le prévoit l’arrêté du ministre Darcos du 20 octobre 2008.

Un récent dossier d’arrestation d’un « sans papier » en Ille et Vilaine laisse entièrement planer le doute sur le lien possible, dénoncé d’une manière générale par le Comité des Droits de l’enfant de l’ONU, entre le fichage d’un enfant dans Base Elèves et l’arrestation de son père.

Tout enfant, quelle que soit son origine, a le droit d’être inscrit dans une école en toute sérénité !


Fort des
recommandations du Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU, du recours devant le Conseil d’Etat, en prenant en compte les 2000 plaintes contre X formulées par les parents d’élèves contre BE, et pour garder la confiance des familles, le CNRBE exige :

  • que l’anonymat redevienne la norme en matière d’éducation, que chaque élève ait un dossier au niveau local, ni centralisé ni partageable, ni consultable à distance.
  • que les écoles transmettent des données chiffrées, suffisantes dans le cadre de nos missions.
  • l’abandon de la BNIE, de BE, et la destruction des données collectées irrégulièrement.

La tentation du fichage était trop grande, le Ministère l’a mis en place, mais peut-être n’est-ce pas irréversible : il vous est possible de refuser les stages de formation, de refuser d’alimenter la Base Elèves (que vous ayez commencé ou pas à la renseigner) et de rejoindre les opposants à ce fichage qui enferme l’enfant dans un déterminisme contraire à notre éthique professionnelle.


Merci de votre attention, et peut-être à bientôt,


Le CNRBE  
Collectif National de Résistance à Base-Elèves

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Ce livre bref, provocant et passionné dénonce à la fois l'instrumentalisation politique et l'exploitation financière de la souffrance des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. D'entrée de jeu Finkelstein distingue l'holocauste nazi, événement historique au cours duquel des millions de Juifs furent exterminés, et l'Holocauste avec un H majuscule, son exploitation idéologique.

L'industrie de l'Holocauste, explique-t-il, transforme la mémoire d'Auschwitz en caution idéologique et en marchandise rentable. Le système idéologique de l'Holocauste repose sur deux dogmes centraux: (1) l'Holocauste constitue un événement historique catégoriquement unique. (2) Il représente le point culminant de la haine irrationnelle et éternelle des Gentils contre les Juifs. Cette sacralisation a plusieurs avantages. Puisque l'Holocauste se situe en dehors de l'Histoire, et même au-delà, puisqu'il défie toute connaissance et toute description (Elie Wiesel), son culte remplace tout effort de compréhension historique rationnelle de l'extermination des Juifs par le nazisme. A ce mal unique, la souffrance des autres peuples ne peut être comparée. Dans des pages qui seraient comiques si le sujet le permettait, Finkelstein décrit les efforts de l'industrie de l'Holocauste pour marginaliser, voire effacer la mémoire des autres victimes du nazisme.

Ce caractère unique de l'Holocauste, ce droit sur les autres, ce capital moral représentent pour l'état d'Israël un alibi précieux, puisqu'il lui donne le droit de se considérer comme spécialement menacé et donc justifié à utiliser tous les moyens nécessaires pour sa survie. Le dogme de la haine éternelle des Gentils va dans le même sens, en légitimant la politique d'Israël comme réaction justifiée à une perpétuelle menace d'anéantissement. Toutes les méthodes auxquelles [Israël] peut avoir recours, y compris la violence et la torture, relèvent de l'autodéfense légitime.

L'exploitation financière de l'Holocauste est qualifiée par Finkelstein de double extorsion. D'une part, l'industrie de l'Holocauste, appuyée par le gouvernement américain, a obtenu des dizaines de milliards de dollars des banques suisses, de l'industrie allemande, des pays d'Europe de l'Est. Le livre consacre tout un développement aux méthodes utilisées, qui relèvent du chantage aux bons sentiments, appuyé par l'artillerie lourde des pressions économiques américaines. L'autre volet de cette double extorsion est que l'argent ainsi obtenu, au lieu d'aller aux véritables victimes survivantes -ou à leurs héritiers- part dans les caisses des organisations juives liées aux Etats-Unis ou à Israël.

L'Industrie de l'Holocauste est le livre d'un homme en colère. Son père et sa mère ont subi l'épreuve des camps nazis. J'attache, dit-il, de l'importance à la mémoire des persécutions de ma famille. La campagne de l'industrie de l'Holocauste pour extorquer de l'argent à l'Europe au nom de victimes de l'Holocauste dans le besoin réduit le statut moral de leur martyr à celui du casino de Monte Carlo. [...] Il n'est que temps d'ouvrir nos cœurs à la souffrance du reste de l'humanité. [...] L'industrie de l'Holocauste a toujours été en état de faillite morale, et cette faillite doit maintenant être publiquement déclarée. L'attitude la plus respectueuse envers ceux qui sont morts est de protéger leur mémoire, de tirer enseignement de leur souffrance et de les laisser enfin reposer en paix.

Norman Finkelstein

Norman Finkelstein a passé sa thèse de doctorat à Princeton sur la théorie du sionisme. Il est l'auteur de trois autres livres, Image and Reality of the Israël-Palestine Conflict; The Rise and Fall of Palestine, et A Nation on Trial, traduit en français en 1999 (L'Allemagne en Procès, la thèse de Goldhagen et la vérité historique). Il enseigne actuellement à la City University de New York.

Quantité :
 
Ce livre bref, provocant et passionné dénonce à la fois l'instrumentalisation politique et l'exploitation financière de la souffrance des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. D'entrée de jeu Finkelstein distingue l'holocauste nazi, événement historique au cours duquel des millions de Juifs furent exterminés, et l'Holocauste avec un H majuscule, son exploitation idéologique.

L'industrie de l'Holocauste, explique-t-il, transforme la mémoire d'Auschwitz en caution idéologique et en marchandise rentable. Le système idéologique de l'Holocauste repose sur deux dogmes centraux: (1) l'Holocauste constitue un événement historique catégoriquement unique. (2) Il représente le point culminant de la haine irrationnelle et éternelle des Gentils contre les Juifs. Cette sacralisation a plusieurs avantages. Puisque l'Holocauste se situe en dehors de l'Histoire, et même au-delà, puisqu'il défie toute connaissance et toute description (Elie Wiesel), son culte remplace tout effort de compréhension historique rationnelle de l'extermination des Juifs par le nazisme. A ce mal unique, la souffrance des autres peuples ne peut être comparée. Dans des pages qui seraient comiques si le sujet le permettait, Finkelstein décrit les efforts de l'industrie de l'Holocauste pour marginaliser, voire effacer la mémoire des autres victimes du nazisme.

Ce caractère unique de l'Holocauste, ce droit sur les autres, ce capital moral représentent pour l'état d'Israël un alibi précieux, puisqu'il lui donne le droit de se considérer comme spécialement menacé et donc justifié à utiliser tous les moyens nécessaires pour sa survie. Le dogme de la haine éternelle des Gentils va dans le même sens, en légitimant la politique d'Israël comme réaction justifiée à une perpétuelle menace d'anéantissement. Toutes les méthodes auxquelles [Israël] peut avoir recours, y compris la violence et la torture, relèvent de l'autodéfense légitime.

L'exploitation financière de l'Holocauste est qualifiée par Finkelstein de double extorsion. D'une part, l'industrie de l'Holocauste, appuyée par le gouvernement américain, a obtenu des dizaines de milliards de dollars des banques suisses, de l'industrie allemande, des pays d'Europe de l'Est. Le livre consacre tout un développement aux méthodes utilisées, qui relèvent du chantage aux bons sentiments, appuyé par l'artillerie lourde des pressions économiques américaines. L'autre volet de cette double extorsion est que l'argent ainsi obtenu, au lieu d'aller aux véritables victimes survivantes -ou à leurs héritiers- part dans les caisses des organisations juives liées aux Etats-Unis ou à Israël.

L'Industrie de l'Holocauste est le livre d'un homme en colère. Son père et sa mère ont subi l'épreuve des camps nazis. J'attache, dit-il, de l'importance à la mémoire des persécutions de ma famille. La campagne de l'industrie de l'Holocauste pour extorquer de l'argent à l'Europe au nom de victimes de l'Holocauste dans le besoin réduit le statut moral de leur martyr à celui du casino de Monte Carlo. [...] Il n'est que temps d'ouvrir nos cœurs à la souffrance du reste de l'humanité. [...] L'industrie de l'Holocauste a toujours été en état de faillite morale, et cette faillite doit maintenant être publiquement déclarée. L'attitude la plus respectueuse envers ceux qui sont morts est de protéger leur mémoire, de tirer enseignement de leur souffrance et de les laisser enfin reposer en paix.

Norman Finkelstein

Norman Finkelstein a passé sa thèse de doctorat à Princeton sur la théorie du sionisme. Il est l'auteur de trois autres livres, Image and Reality of the Israël-Palestine Conflict; The Rise and Fall of Palestine, et A Nation on Trial, traduit en français en 1999 (L'Allemagne en Procès, la thèse de Goldhagen et la vérité historique). Il enseigne actuellement à la City University de New York.
L'Industrie de l'Holocauste. Réflexion sur l'exploitation de la souffrance des Juifs
 
L'Industrie de l'Holocauste. Réflexion sur l'exploitation de la souffrance des Juifs Quantité dans le panier : Vide
Code : 2820-HM-LF
Prix : 19,00€

Auteur[s] : Norman Finkelstein
Éditeur : La Fabrique
Date : 2001
Pages : 157

Autre : Traduit de l'anglais par Eric Hazan
ISBN/EAN : 2913372104
L'Industrie de l'Holocauste. Réflexion sur l'exploitation de la souffrance des Juifs
 
L'Industrie de l'Holocauste. Réflexion sur l'exploitation de la souffrance des Juifs Quantité dans le panier : Vide
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Auteur[s] : Norman Finkelstein
Éditeur : La Fabrique
Date : 2001
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Autre : Traduit de l'anglais par Eric Hazan
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L'Industrie de l'Holocauste. Réflexion sur l'exploitation de la souffrance des Juifs
 
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Auteur[s] : Norman Finkelstein
Éditeur : La Fabrique
Date : 2001
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Tag(s) : #Politique
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