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Les 5 et la liberté de la presse

 

4 mai 2011

 

Le 3 mai a été déclaré Journée Mondiale de la Liberté de la Presse par l’Assemblée Générale de l’ONU en 1993. Presque vingt ans après, force est de reconnaître que la presse est bien souvent muselée par les intérêts financiers et politiques des grands groupes qui contrôlent les principaux médias d’information.

 

            « La dictature médiatique, aujourd’hui,  est probablement l’instrument le plus efficace de la politique hégémonique de l’impérialisme. Elle domine largement l’information à l’échelle planétaire, détermine ce que les gens peuvent savoir et bloque d’une main de fer ce qu’elle veut garder caché ».

C’est ce qu’a déclaré Frank González García lors de rencontres organisées à Cuba dans le cadre de cette journée mondiale.

           

            Cet état de fait est particulièrement flagrant dans le cas des Cinq au sein même des Etats-Unis : la censure sur l’affaire et la méconnaissance des faits par le peuple nord-américain sont immenses.

Pour exemple, l’anecdote racontée par Gloria La Riva, présidente du Comité National US Free The Five, présente à ces rencontres: lors d’une des rares émissions de l’Univision de San Francisco à laquelle elle avait été brièvement conviée pour parler des Cinq, un journaliste lui avait demandé dans quelle prison de Cuba les Cinq étaient détenus…

 

            Le 25 avril dernier, le gouvernement des Etats-Unis a exigé que soit catégoriquement rejetée la requête d’Habeas Corpus de Gerardo Hernández Nordelo, sans laisser l’ombre d’un doute. Washington veut que le tribunal de Miami déclare irrecevable cette requête et qu’il le fasse rapidement sans organiser une audience pour examiner sa recevabilité, sans écouter Gerardo, sans présenter les preuves que l’accusation prétend détenir. « C’est ainsi que le gouvernement états-unien répond à l’ultime recours d’un être humain condamné à deux perpétuités plus quinze ans de prison » a conclu González García, actuel doyen de l’Université de La Havane.

            Washington a pareillement demandé le rejet de l’appel d’Antonio Guerrero et celui de René González.

 

            Ces trois actions quasi simultanées révèlent la nature profondément arbitraire du système étatsunien. Cela s’est passé il y a une semaine, mais aucun journal n’a diffusé la nouvelle. C’est par Internet que l’information a pu circuler.

 

            Comme l’a souligné Gloria La Riva, « ce n’est que si nous sommes capables de comprendre cette censure implacable et si nous agissons en conséquence que nous pourrons vaincre cette volonté de cacher la vérité et l’action perverse des médias ».

 

Annie Arroyo

Kubako Etxea / France-Cuba

 

 

Le 5 mai,

donnons de la voix pour eux !       

 

Le 5 mai, nous serons des milliers et des milliers de par le monde à nous mobiliser pour Gerardo Hernandez, Fernando  Gonzalez, Ramon Labañino, Tony Guerrero et René Gonzalez.

 

C’est le moment, après la disparition brutale de Ben Laden, de rappeler à Barack Obama qu’il se doit de libérer ceux qui ont lutté contre le terrorisme !

 

Pour écrire à la Maison Blanche :

 

par courrier postal : The White House

                          1600 Pensylvania Avenue NW

                          Washington, DC 20500 – USA

 

Par courrier électronique : http://WWW.WHITEHOUSE.GOV/CONTACT

     

   

Tag(s) : #Internationalisme
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