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Contre vent et marée,

Cuba va !

 

par -Roberto Herrera

Version originale :
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=114542,
Traduction : Raymond Muller – ASC-Ge
 
En Allemagne, comme dans d’autres pays d’Europe, l’information négative sur la révolution socialiste cubaine engendre très souvent une situation d’incertitude et de scepticisme même dans les milieux sociaux et politiques, progressistes et humanistes, solidaires avec Cuba. La mythologie médiatique anti cubaine continue de fournir des images et des symboles au consommateur d’informations européen, qui bien souvent sont intentionnellement extraites de leur contexte historique pour transmettre l’idée que le peuple cubain vit dans un climat de mécontentement et de protestation réprimée contre son gouvernement et le processus révolutionnaire. Les attributs avec lesquels la presse européenne de droite caractérise le gouvernement cubain obéissent sans doute à une politique d’usure et de discrédit de la révolution.

La désinformation sur Cuba et la tergiversation des résultats et des succès de la révolution est une pratique usuelle dans la presse internationale. L’ignorance au sujet de la société cubaine, de ses lois et surtout de son histoire de la part de la société européenne en général facilite la manipulation médiatique. Il n’est donc pas étonnant que l’opinion du citoyen lambda européen, en relation à Cuba, réponde à des dogmes idéologiques de la société capitaliste.
 

Dans le langage journalistique anti cubain, le conventionnel et l’arbitraire englobe beaucoup plus de ce qu’en général on écrit au sujet d’autres pays avec un régime politique semblable à celui de Cuba, comme la République Populaire de Chine, le Viêt-Nam ou la Corée du Nord.

 

La divergence entre le réel et les caprices de l’imagination de certains journalistes et autres reporters a été mise à jour il y a quelques semaines lorsque Jeffrey Goldberg de la revue The Atlantic publia une entrevue avec Fidel Castro.
 

Concernant Cuba, les médias se sont maintes fois trompés en supposant que la révolution cubaine était au bord de l’éclatement, et cette supposition exagérée produit une énorme contradiction qui s’hypertrophie à mesure que le temps passe et que la révolution avance. Par exemple, l’idée que l’on a que la révolution s’effondrera quand la génération de Fidel aura cessé d’exister. Telle est la logique de ceux qui s’imaginent que le peuple cubain a été l’objet et non pas le sujet de sa propre histoire.
 

Le progrès prodigieux de toutes les sciences et les arts, la diffusion de la culture intellectuelle et des politiques révolutionnaires ont renforcé et consolidé la conscience socialiste de la société cubaine. La corrélation de forces a changé depuis la chute de l’Union Soviétique, et les conditions internationales actuelles demandent chaque jour à la révolution des idées nouvelles, des voies rénovées pour faire face à la crise économique qui maltraite le pays et le monde entier. Par conséquent la révolution cubaine doit être comprise à la lumière de la globalité structurelle socio-historique dans laquelle elle s’est développée et a déployée ses forces. Les circonstances particulières qui conditionnent son présent et son futur, c'est-à-dire, le blocus politique, économique et financier, et le siège médiatique hostile.
 

La vitalité de la révolution cubaine s’enrichit de la capacité de ses dirigeants qui, au beau milieu d’une crise économique, ont la liberté et le courage de signaler les faiblesses et les carences qui aujourd’hui pèsent le plus à Cuba, et fondamentalement de l’esprit de lutte d’un peuple courageux et cultivé. Les réformes économiques stimulées par le gouvernement cubain ces dernières semaines font partie d’un concept stratégique de défense et développement de la révolution socialiste
On censure et on condamne la Cuba révolutionnaire pour sa rébellion historique. Rien que pour cela.

 


Cuba demande aux Nations Unies la réduction des dépenses militaires pour donner un élan au développement
 

New York, 9 octobre, (RHC)- Cuba a renouvelé à l’ONU sa proposition de destiner 50% des dépenses militaires aux besoins du développement économique et social à travers un fonds géré par cette organisation internationale.
L’Ambassadeur Permanent de Cuba aux Nations Unies, Rodolfo Bénites a confirmé l’initiative au cours du débat de la Première Commission de l’Assemblée Générale consacré aux sujets du désarmement et de la sécurité internationale.
Rodolfo Benitez a indiqué que l’interdiction et l’élimination totale des armes nucléaires constitue la priorité des priorités en matière de désarmement.
Il a également réaffirmé l’attachement de Cuba au Conventions sur les armes chimiques et biologiques et au Programme d’Action pour combattre le trafic illicite d’armes petites et légères dans le monde.

 

 

 

Cuba libère trois prisonniers politiques, non liés aux "75" de 2003

 

(AFP) – LA HAVANE — L'Eglise catholique cubaine a annoncé samedi la libération de trois prisonniers politiques condamnés pour des faits non liés à la vague d'arrestations d'opposants de 2003, et qui devraient quitter Cuba pour l'Espagne, selon un communiqué de l'archevêché de La Havane.
Les dissidents libérés sont Ciro Perez Santana, 61 ans, condamné à 20 ans de prison en 1994 pour détention d'armes, sortie illégale du pays et piraterie, Arturo Suarez Ramos, 46 ans, condamné à 30 ans de prison en 1987 pour piraterie et sortie illégale du territoire, et Rolando Jimenez Posada, 41 ans, condamné à 12 ans pour espionnage en 2003, mais qui ne faisait pas partie des 75 dissidents arrêtés dans des rafles et condamnés cette année-là.
Les trois opposants ont accepté de s'exiler en Espagne avec leurs familles, selon le communiqué remis à la presse par le porte-parole de l'archevêché de La Havane, Orlando Marquez.
Ils devraient partir "prochainement" pour l'Espagne avec leurs proches, selon le communiqué.

Le dialogue, initié le 19 mai dernier, entre le cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane, et le président Raul Castro, avait amené le gouvernement cubain à décider de la libération des 52 prisonniers politiques restants sur les 75 condamnés en 2003.
Leur libération avait commencé en juillet et, à ce jour, 38 des 52 ont gagné l'Espagne avec leurs familles et un autre doit s'y rendre dans les prochains jours. Une dizaine d'autres se refusent à partir en exil, selon des sources dissidentes.

Le 20 juillet, le président du Parlement, Ricardo Alarcon, a exprimé à Genève la volonté officielle de libérer tous les prisonniers politiques sur lesquels "ne pesent pas de responsabilité quant à la vie d'autrui".

La semaine dernière, le cardinal Ortega a déclaré à la presse qu'une fois terminé le processus de libération des 52 "viendra (celui des) autres" qui figurent sur d'autres listes de prisonniers politiques.
En l'absence d'information officielle sur le sujet --le gouvernement cubain ne reconnaissant pas l'existence de prisonniers politiques--, diverses entités étrangères, des ONG le plus souvent, ont établi des listes d'opposants emprisonnés.
La Commission cubaine pour les droits de l'homme et la réconciliation nationale (CCDHRN), illégale mais tolérée, chiffre à "plusieurs dizaines" le nombre de prisonniers politiques ne faisant pas partie des 52.

 


La mise en fonctionnement du câble de fibre optique qui reliera Cuba et le Venezuela est prévue en 2011
 
 (RHC-Cubadebate)- Le Vice-ministre cubain de l’Informatique et des Télécommunications, Alberto Rodriguez, a fait savoir que le câble sous-marin de fibre optique qui reliera le Venezuela et Cuba commencera à fonctionner en juillet 2011 dans le but d’obtenir de plus grands progrès et une plus grande rapidité et qualité des services de télécommunications et d’interconnexion de notre pays.

Alberto Rodriguez a ajouté que la réalisation de ce projet consolidera les liens de coopération entre Cuba et le Venezuela et renforcera la souveraineté et la sécurité de l’île.

Il a expliqué que ce câble qui exige un investissement de 70 millions de dollars, aura une vie utilise de 25 ans et couvrira une distance de plus de 5 000 kilomètres et qu’il multipliera la vitesse de transmission de données, d’images et de voix.
Le vice-ministre de l’Informatique et des télécommunications a également signalé que le câble sous marin de fibre optique permettra à Cuba d’économiser 25% des coûts d’opération pour la connexion via satellite.
 

 

ALLOCUTION PRONONCÉE PAR RAÚL CASTRO RUZ, PRÉSIDENT DU
CONSEIL D’ÉTAT ET DU CONSEIL DES MINISTRES, À LA CÉRÉMONIE EFFECTUÉE
POUR LE « JOUR DES VICTIMES DU TERRORISME D’ÉTAT », À LA SALLE
POLYVALENTE DES FORCES ARMÉES RÉVOLUTIONNAIRES (FAR), LE 6 OCTOBRE 2010
http://www.editoweb.eu/vive_cuba/,
 
Réflexions de Fidel : LES ARMES NUCLÉAIRES ET LA SURVIE DE L’HOMO SAPIENS (II et fin)
- http://cubasilorraine.over-blog.org/article-reflexions-de-fidel-les-armes-nucleaires-et-la-survie-de-l-homo-sapiens-ii-et-fin-58578348.html,

 


L’ORDRE OCCIDENTAL IMPÉRIAL
Stratégie d’attribution des prix Nobel

 

«Nous ne saurons jamais tout le bien qu’un simple sourire peut être capable de faire.» Mère Thérésa (Prix Nobel de la Paix)
Rituellement, le mois d’octobre de chaque année voit la consécration selon un scénario bien rodé l’attribution de Prix Nobel que la doxa occidentale présente comme le summum de la consécration «universelle» d’un mérite personnel. Si parmi les différents Nobel décernés ceux concernant les sciences physiques et biologique (physique, chimie et biologie) ne prêtent généralement pas à contestation, encore que les lobbys des principaux occidentaux sont là à recommander fortement «leurs champions», les prix Nobel de la paix et à un degré moindre ceux de littérature amènent à questionnement.
Nous allons dans ce qui suit tenter de voir clair dans la stratégie de délivrance des Prix Nobel par l’Occident en fonction de ses intérêts. Pour rappel, le prix Nobel de la paix récompense «la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix», selon les volontés, définies par testament, d’Alfred Nobel. Dans Le monde d’hier, Souvenirs d’un Européen (Die Welt von Gestern. Erinnerungen eines Europäers), Stefan Zweig raconte que Florence Nightingale aurait été à l’origine de la fondation de ce prix en convainquant Alfred Nobel de réparer «le mal qu’il avait causé avec sa dynamite».(1)
-Même Hitler...
En clair, Alfred Nobel était un marchand de mort qui s’est enrichi et qui, sur le tard, voulait, jouer au «pyromane-pompier». On nous dit que les nominations pour cette distinction sont le fruit de propositions argumentées et détaillées, émises par des membres d’Assemblées nationales ou des Congrès législatifs, des cercles de professeurs en université dans le domaine de la géopolitique, du droit et des sciences politiques, d’anciens lauréats du prix,(...). Plusieurs d’entre elles sont désormais connues et médiatisées1, notamment celles comprises entre 1901 et 1955. Quand certaines de ces listes ont été révélées à la presse, on a pu découvrir qu’Adolf Hitler avait été un temps nommé en 1939 par Erik Brandt, membre du Parlement suédois, avant que celui-ci ne soit revenu sur sa décision quelques jours plus tard. D’autres propositions de ce genre ont été soumises au Comité telles que Benito Mussolini (en 1935) ou encore Joseph Staline (en 1945 et en 1948). (1) C’est dire l’instrumentalisation qui avait lieu en coulisses pour introniser quelqu’un et barrer la route aux autres.
Les Nobels de la paix et de la littérature de cette année ne se distinguent pas des précédents par les «méthodes» de nomination. Le prix Nobel de la paix a été octroyé à un Chinois. Pierre Haski nous en parle: «Liu Xiaobo, 54 ans, a été condamné en décembre 2009 à onze ans de prison pour son rôle dans la rédaction et la dissémination de la Charte 08, un texte réclamant la démocratisation de la Chine, signé par plusieurs milliers de personnes (lire le texte intégral). Ce texte est inspiré de la Charte 77 des dissidents tchèques à l’époque communiste, et Vaclav Havel, dissident puis président tchèque, a parrainé la «candidature» de Liu Xiaobo à ce prix Nobel. Le choix du Comité Nobel est certain de déclencher la colère de Pékin, qui avait envoyé un vice-ministre des Affaires étrangères à Oslo, cet été, pour mettre en garde le président du Comité Nobel contre les conséquences d’une possible attribution du prix à ce dissident emprisonné. Le vice-ministre avait prévenu que ce choix aurait des conséquences négatives sur les relations sino-norvégiennes. (2)
«Lors de son procès, il a fait une remarquable plaidoirie personnelle dans laquelle il espérait être «la dernière victime de l’inquisition intellectuelle en Chine». Un texte dans lequel il applaudit aux progrès considérables accomplis par la Chine depuis la fin de l’ère maoïste avec la mort du Grand Timonier en 1976, mais en souligne les lacunes en termes d’Etat de droit et de respect des valeurs universelles auxquelles il proclame son attachement. La Chine n’a jamais reçu directement de prix Nobel. En 1989, l’année du massacre de Tiananmen, le prix Nobel de la paix avait été attribué au dalaï lama, le leader spirituel tibétain exilé en Inde. Et en 2000, l’écrivain Gao Xingjian, exilé en France et devenu citoyen français, recevait le prix Nobel de littérature.» (2)
Pékin a qualifié la récompense de «dévoiement» et mis en garde la Norvège contre de possibles répercussions diplomatiques. En 1989, de retour des Etats-Unis, où il avait enseigné à la Columbia University de New York, cet enseignant de l’Université normale de Pékin participe au mouvement démocratique de la place Tiananmen, déclenché par les étudiants. (...) Exclu de l’université, il devient un des animateurs du Centre indépendant PEN Chine, un regroupement d’écrivains. Il garde un contact étroit avec le monde intellectuel; et même s’il ne peut pas être publié en Chine, ses livres sont notamment diffusés à Hongkong. Dans une interview récente, il gardait espoir dans une démocratisation progressive de la Chine: «Cela va progresser très lentement, mais les demandes de liberté - de la part des gens ordinaires, mais aussi des membres du parti - ne seront pas faciles à contenir.» Liu Xiaobo est marié et n’a pas d’enfant. Pékin s’était officiellement déclaré opposé à l’attribution du Nobel à l’opposant (3).
On le voit, trois prix Nobel ont été attribués en vingt ans à des Chinois d’origine pour leur prise de position contre leur patrie. Si dans l’absolu, leur combat pour la liberté et leur compétence sont dit-on connues, il n’en demeure pas moins qu’ils ne sont pas les seuls. Il doit certainement y avoir des personnalités chinoises ou autres à compétences semblables compte non tenu de leur engagement contre leur pays
La même «méthode» permet d’expliquer l’attribution du Nobel de littérature le 7 octobre à l’écrivain hispano-péruvien Mario Vargas Llosa. «Sympathisant communiste lors de sa jeunesse universitaire et proche de Castro jusqu’en 1971, Mario Vargas Llosa devient l’apôtre du néolibéralisme: ´´J’espère qu’ils me l’ont donné (le prix Nobel) plus pour mon oeuvre littéraire que pour mes opinions politiques. Mais si mes opinions politiques, en défense de la démocratie et de la liberté et contre les dictatures, ont été prises en compte, je m’en réjouis» déclarait jeudi Mario Vargas Llosa à l’Institut Cervantès de New York, devant une foule de journalistes qui recueillaient ses réactions à l’obtention du Nobel». (4)
On le voit, Mario Vargas Llosa a des doutes et pense que le Prix Nobel lui a été attribué pour ses positions politiques de droite. «Interrogé sur le futur de l’Amérique latine, il souligna qu’elle présente aujourd’hui «des gouvernements de gauche et de droite qui sont démocratiques. C’est une grande nouveauté par rapport au passé, lorsque ni la droite ni la gauche n’étaient démocratiques, l’une croyant aux putschs militaires et l’autre à la révolution». Il ajoutait aussitôt: «Cuba et le Venezuela représentent pour moi un recul, mais mon impression est que ce courant autoritaire, antidémocratique, va vers la sortie. Il a de moins en moins d’appui populaire, comme on vient de le voir, par exemple, aux élections [législatives] vénézuéliennes». (...) L’existence d’un caudillo charismatique suppose toujours l’abdication de la volonté, du libre arbitre, de l’esprit créateur et de la rationalité de tout un peuple devant un individu reconnu comme être supérieur, mieux doté pour décider du bien et du mal pour un pays tout entier en matière économique, politique, culturelle, sociale, scientifique, etc. Est-ce cela que nous voulons? Qu’un nouveau Chavez vienne nous libérer de Chavez?´´»(4)
Il est bien connu que l’Occidental qui se veut le seul détenteur de sens dicte la norme universelle, de sérier le bien et le mal. Ses «arguments» pour convaincre, font appel à la démocratie aéroportée, notamment par drones interposés qui permet à un bidasse du fond d’une salle climatisée du Texas de décider avec son Joysticks du bien et du mal en traquant sa cible avec une joie sadique. La cible détruite, il rentre chez lui avec la satisfaction du devoir bien fait; et si c’est une bavure, c’est un autre service qui est chargé de la faire oublier... L’autre façon de combattre ses ennemis consiste à activer d’autres canaux, au-delà de fomenter des troubles, on encourage les dissidences dans les pays qui posent problème à «l’ordre impérial».
Il n’est pas question pour nous de rejeter en bloc, toutes les attributions, nous devons nous incliner, par exemple, humblement devant Mère Théresa qui méritait mille fois cette distinction, il nous faut nous souvenir que Gandhi- l’apôtre de la non violence- n’a pas eu le prix Nobel, malgré qu’il ait été nominé plusieurs fois La Grande-Bretagne s’était opposée. Cependant, on ne peut pas nier les «malversations politiques de toutes sortes autour de l’attribution des prix Nobel. Ainsi, durant la guerre froide on rapporte que l’écrivain soviétique Boris Pasternack a eu le prix Nobel pour un manuscrit exfiltré en 1959 par la CIA et proposé au comité Nobel alors que le livre était encore sous forme de manuscrit. Il en fut ainsi de Soljenitsyne, de l’ouvrier polonais Lech Walesa qui avait la bénédiction d’un certain Carol Woythyla, futur pape Jean-Paul II, minèrent l’empire soviétique de l’intérieur à partir de ses satellites la Pologne et la Tchécoslovaquie avec Vaclav Havel (Littérature), le même Vaclav Havel qui parraina la demande du dissident chinois pour le prix Nobel de la paix 2010. Le coup de maître de l’Occident fut donné à l’empire soviétique en attribuant le prix Nobel de la paix à Mikhaïl Gorbatchev. Ce fut à la fois la fin de l’histoire pour Fukuyama, la fin de la guerre froide et le début du Choc des civilisations pour Samuel Huntington, déclinée d’une façon soft comme la guerre contre «le terrorisme» avec ses multiples variantes (l’Irak, le Hamas, l’Iran, l’Afghanistan)
Ce fut d’abord l’Indonésie musulmane qui en fit les frais en abdiquant sa souveraineté sur le Timor Oriental. Pour faire connaître la «cause», Mgr Belo, un homme d’église, se vit attribuer le prix Nobel et à ce titre sa cause eut plus de visibilité. On ne peut pas ne pas y voir une lutte sourde contre l’Islam. S’agissant du feuilleton des prix Nobel octroyés aux dirigeants arabes «normalisés» qui acceptent l’ordre impérial avec Israël comme poste avancé de la démocratie en Barbarie. Deux séries de prix Nobel pour rien: Sadate et Begin, ce qui a permis de neutraliser définitivement l’Egypte. Arafat, Rabin qui a permis Oslo et le dépeçage de ce qui reste de la Palestine. De même la guerre contre l’Iran a vu l’attribution du prix Nobel de la paix à Shirin Ebadi. Tout est bon pour déstabiliser les pays qui n’acceptent pas de rentrer dans le rang.
Qui a entendu des prix Nobel de la paix de ces dernières années maintenant qu’ils ont rempli la mission historique qui était attendue d’eux. Malgré des médias complaisants ils n’arrivent pas à faire surface, ou si, il arrive qu’un prix Nobel soit chassé comme un malpropre avec un silence assourdissant des médias, il en fut ainsi de Mairead Corrigan prix Nobel de la paix expulsé d’Israël pour délit d’opinion qui avait de la compassion pour les enfants palestiniens, elle fut chassée par les Israéliens, personne n’a trouvé à redire. De même Monseigneur Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix, fut interdit de conférence dans une université US. Cris Toffolo, présidente du programme d’études «Justice et Paix» de l’université catholique Saint-Thomas de Minneapolis/St.Paul, était toute fière d’avoir réussi à inviter l’archevêque sud-africain et célèbre militant anti-apartheid Desmond Tutu, à venir parler devant ses étudiants. Mais la direction de l’université, craignant qu’il puisse y avoir une «controverse», décida de «se concerter avec la communauté juive de la ville» (...) Doug Hennes, vice-président de l’université, justifie la décision: «Nous avons eu vent d’un certain nombre de choses qu’il a dites et que certaines personnes trouvent ces propos antisémites car opposées à la politique israélienne. Nous ne l’accusons pas d’être antisémite. Mais il a comparé l’État d’Israël à Hitler et nous estimons que ce genre d’équivalences morales sont insultantes pour certains membres de la communauté juive.»(5)
-Le Nobel de la paix ou de la guerre?
La Chine n’est pas l’Urss, elle est la deuxième puissance économique du monde elle détient les bons de Trésor américains (près de 1500 milliards de dollars), elle se permet de venir en aide à plusieurs pays européens (Grèce, Espagne). Elle ne veut pas surévaluer sa monnaie comme l’exigent l’Europe, les Etats- Unis et le Japon, ces derniers créent des devises papiers. En fait, ce n’est pas une personne aussi respectable soit-elle qui fera dévier la Chine de son combat contre la faim, combat qui lui a permis de sortir de la misère 400 millions de personnes. Nous voyons comment en Europe les protestations des citoyens étaient respectées: trois millions de personnes dans la rue et on fait comme s’ils n’y avait aucune protestation.
Quand l’Occident réduit en miettes des pays comme l’Irak, l’Afghanistan, il amène une démocratie par drones interposés. Il n’y a jamais autant de morts que depuis l’octroi du prix Nobel à Barack Obama. C’est assurément le prix Nobel de la guerre qu’il eut fallu lui attribuer. On se demande pourquoi Mahmoud Abbas n’a pas eu le prix Nobel, lui qui a fait de la reddition sans condition un mode de gouvernement et de négociation.
Nous aspirons tous à la démocratie mais il faut se demander si l’exemple chinois, tout en précaution et cinétique de développement optimal, n’est pas le meilleur schéma. Que veut l’Occident: la démocratie partout comme en Irak et en Afghnistan? ou plus simplement une explosion de la Chine qui fera mal d’abord aux Chinois? La démocratie occidentale du «cause toujours» pour les sans-grade est à opposer à un «despotisme éclairé» qui donne à manger à tout le monde, qui ne laisse personne sur le bord de la route. Tout le problème est là. L’Occident et ses larmes de crocodile n’est intéressé que par les dissidents qui, d’une façon ou d’une autre et qu’on le veuille ou non, sont complices de la démolition de leur pays.

Ainsi va le Monde.

1. Le prix Nobel de la paix: Encyclopédie Wilkipédia.
2. Pierre Haski: Le Prix nobel de la paix à Liu Xiaobo Rue89 | 08/10/2010
3. L’opposant chinois Liu Xiaobo reçoit le prix Nobel de la paix 2010 Le Monde.fr avec AFP et Reuters 08.10.10
4. Christian Galloy. Mario Vargas Llosa: un anti-Chavez prix Nobel de littérature 2010 LatinReporters.com 8 octobre 2010
5. Un prix Nobel de la paix interdit de conférence dans une université US

 

http://www.voltairenet.org/article151938.html

 

4 octobre 2007
-Pr Chems Eddine CHITOUR - http://www.lexpressiondz.com/article/8/2010-10-10/81487.html,

 

 

Tag(s) : #Internationalisme
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