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Mondialisation

 

La situation sociale en Chine :

Perspectives et défis (2/2)

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3.2 Le fossé entre riches et pauvres

Un autre aspect surprenant de la ruée chinoise vers la modernisation réside dans l’élargissement du fossé entre riches et pauvres. Les habitants des provinces côtières gagnent plus du double de ce que gagnent les gens de l’intérieur du pays et la consommation d’un paysan représente moins d’un quart de ce que consomme un citadin.[45] Le graphique ci-dessous montre l’évolution de ces vingt dernières années.[46]

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Entre 1990 et 2010, le fossé n’a cessé de s’élargir. Mais – et il s’agit d’un grand « mais » – au contraire de ce qu’on voit dans la plupart des pays, l’enrichissement de l’un ne se fait pas au détriment de l’autre. En Chine, toute la population profite de l’accroissement de la prospérité, même si cela n’est pas de façon égale. Ces trente dernières années, le revenu réel des pays a plus que quintuplé.[47] C’est tout bonnement spectaculaire et les 2,5 milliards de paysans des pays en voie de développement ne peuvent qu’en rêver.

Afin de chiffrer ce fossé, on se sert généralement du coefficient Gini. Mais la question est avant tout de savoir si ce coefficient convient vraiment. En général, les pays plus grands ont un coefficient Gini plus élevé en raison de leur plus grande diversité sur le plan des richesses naturelles et sur celui de l’accessibilité au marché mondial. Les pays ethniquement plus hétérogènes ont également un coefficient plus élevé que les pays homogènes.

Ensuite, généralement, les pays à bas et moyen revenu ont un coefficient plus élevé aussi que les pays au revenu élevé.[48] De plus, la façon dont le coefficient est calculé diffère aussi d’un pays à l’autre. Officiellement, le coefficient de la Chine est de 0,48 et celui de l’Inde de 0,33. Mais celui de la Chine mesure l’inégalité sur le plan du revenu, alors que celui de l’Inde concerne la consommation. Si le coefficient de l’Inde était calculé de la même façon que celui de la Chine, on arriverait à 0,54, un peu plus haut que la Chine et dans les parages du Brésil.[49] La Belgique a un coefficient de 0,26 et la France de 0,29.

Mais quand on tient compte de tous les revenus, c’est-à-dire en ajoutant ceux des fortunes et du capital, ces coefficients augmentent et passent respectivement à 0,41 et 0,43[50]. En d’autres termes, le coefficient Gini est peu fiable pour qu’on le compare entre pays, mais il est toutefois utile pour examiner l’évolution d’un même pays[51].

Le fossé croissant résulte surtout d’une donnée : la productivité dans l’industrie et dans le secteur des services a augmenté bien plus rapidement que dans l’agriculture. Ce n’est pas une loi économique de fer, mais un choix politique des autorités chinoises. Encore qu’elles n’aient guère eu le choix, en fait. Ces trente dernières années, un taux de croissance de 10 % a été nécessaire pour créer annuellement au moins 10 millions d’emplois. Si la productivité dans l’agriculture avait grimpé au même rythme que dans l’industrie, il y aurait eu chaque année, par-dessus le marché, quelques millions de paysans en trop aussi. Pour pouvoir aider cette armée de réserve à trouver un emploi, il aurait fallu un taux de croissance de 15 %, peut-être, ce qui était et reste quasiment exclu.

Donc, si on avait augmenté la productivité de l’agriculture aussi rapidement que celle de l’industrie, nous aurions peut-être bien connu le plus grand exode rural de l’histoire du monde, avec toutes les conséquences néfastes qui en auraient découlé. Nous parlons ici, potentiellement, de quelques centaines de millions de personnes. C’est d’ailleurs pour éviter un tel exode rural que l’on accorde (provisoirement) aux migrants internes moins de droits, tels que la sécurité sociale et l’enseignement.

Plus généralement, nous avons sans doute affaire ici avec ce qu’on appelle l’hypothèse de Kuznets, qui dit que l’inégalité des revenus dans un pays augmente durant l’industrialisation et diminue à nouveau par la suite[52]. En tout cas, cette hypothèse semble s’avérer exacte en grande partie pour la région de l’Asie de l’Est. Dans le graphique ci-dessous, on voit de gauche à droite l’augmentation du PNB par habitant et du bas vers le haut l’augmentation de l’inégalité selon l’indice de Theil[53] (Le petit cercle est la position de l’année 1990 et le petit triangle celle de l’année 2002.) Dans la phase initiale, on voit pour tous les pays de la région une hausse simultanée des deux paramètres. Une fois qu’un certain PNB par habitant a été atteint, l’inégalité semble stagner ou descendre en direction de la Corée du Sud, qui a une importante avance sur le reste de la région. Remarquez également que tous les pays ont tous une augmentation plus ou moins égale de l’inégalité, si on la compare à leur croissance économique (même angle d’inclinaison) et que, sur ce plan, la Chine, en d’autres mots, n’a rien d’une exception.

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Ces données semblent étayer l’hypothèse de Kuznets. Si elle s’avère exacte, nous pouvons alors nous attendre que, dans un proche avenir, le fossé en Chine puisse éventuellement se rétrécir. Nombre de signes le montrent en effet. Ces deux dernières années, et pour la première fois depuis des décennies, le revenu rural a augmenté plus rapidement que celui des villes[54] et, depuis 2008, le coefficient Gini s’est mis à diminuer légèrement.[55]

Ce qui est remarquable aussi, c’est que l’inégalité croissante en Chine n’est pas une raison d’importants mécontentements. Bien des Chinois (72 %) estiment que le fossé dans leur pays est trop large ; 89 % estiment même qu’il constitue un « important problème ». Aux États-Unis, 65 % des gens estiment que le fossé est trop large et, en Europe de l’Est, il s’agit de 85 à 95 % des gens. Mais, en Chine, il y a sans doute une tolérance plus grande à l’égard de cette inégalité ou, du moins, on voit ses causes d’une autre façon que chez nous. Si on fait un sondage sur les causes de l’inégalité sociale, on entend dire dans les pays occidentaux que c’est une conséquence de l’injustice, de la corruption ou de la malhonnêteté. En Chine, par contre, on impute plutôt cette inégalité au fait qu’on ne travaille pas assez dur, à l’absence de talent ou à l’éducation que l’on a reçue[56]. Selon Whyte, de l’Université de Harvard, « c’est une erreur de penser que les différences croissantes de revenus constituent la principale, voire même la cause centrale du mécontentement de la population chinoise ». Il faudrait plutôt aller voir du côté de l’abus de pouvoir et du fonctionnement déficient de l’appareil judiciaire[57].

Le fait que le pouvoir d’achat de la population fasse des bonds en avant doit sans doute être une importante raison pour laquelle on tolère le fossé des revenus. Nous avons vu ci-dessus que le fossé n’apparaît pas au détriment des plus pauvres, car personne n’est laissé sur la touche. Entre 2001 et 2012, le revenu réel en Chine a augmenté de 350 %.[58] C’est incomparablement plus que dans les autres pays de la région (voire graphique).[59] C’est quelque chose qui n’engendre pas tout de suite un sentiment de douleur.

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Le fossé est surtout un problème sur le plan idéologique. Le socialisme signifie très certainement l’éradication de la misère et de la pauvreté et la réalisation d’un bien-être matériel suffisant. Mais les valeurs fondamentales du socialisme sont la justice sociale, l’égalité et la solidarité. Celles-ci ne peuvent être conformes avec la richesse exceptionnelle d’une élite, d’une part, et le fait qu’il y a encore 160 millions de Chinois qui doivent toujours se débrouiller avec moins de 1,25 $ par jour, d’autre part[60]. De la sorte, on évide le concept de socialisme de son contenu substantiel et on fait le jeu de la dépolitisation, tant des membres du parti que du Chinois moyen.[61]

3.3 La corruption

La corruption est largement répandue, en Chine. Ces seules cinq dernières années, 660.000 membres du parti ont été sanctionnés parce qu’ils ne respectaient pas les règles[62]. La corruption guette toujours sur le côté lorsque, d’une part, de très grosses sommes d’argent se mettent à circuler et que, d’autre part, il y a peu de règles et que les institutions ne sont pas adaptées pour contrôler l’un et l’autre[63]. Cela a été le cas en Chine avec les réformes, à partir de 1978. En outre, le guanxi y fait le jeu de la corruption[64].

La corruption est méprisable, sur le plan moral, mais, sur le plan économique, elle peut également être fonctionnelle. Sans doute la corruption « à caractéristiques chinoises » a-t-elle contribué aux chiffres élevés de la croissance, ces trente dernières années.[65]

Contrairement à ce que l’on pense souvent, la corruption en Chine n’a pas continué à augmenter, ces dernières années, et elle n’est pas non plus si exceptionnellement élevée[66]. Selon l’Indice de perception de la corruption, la Chine se situe en 80e place, soit 11 places au-dessus de son ranking sur le plan du PNB par habitant, et 24 places au-dessus de son ranking sur le plan de l’Indice de développement humain[67]. On ne peut en tout cas pas comparer la corruption en Chine avec la « kleptocratie stéréotypique » d’un grand nombre de pays du Tiers monde où la corruption est tolérée et systématiquement organisée et, en même temps, néfaste au développement économique[68]. En Chine, les sanctions contre la corruption sont également bien plus lourdes qu’en Occident. Des cadres supérieurs peuvent même être condamnés à la peine de mort. La crise financière en Occident a été en partie provoquée par l’attitude irresponsable et même criminelle de banquiers et de traders et ce, avec la complicité et le soutien d’hommes politiques de premier plan. Aucune de ces personnes, jusqu’ici, n’a été condamnée et jetée en prison[69]. Une telle chose est impensable, en Chine.

Tout cela ne veut pas nécessairement dire que ce n’est pas un problème grave. La corruption des fonctionnaires et des membres du parti renforce le sentiment d’injustice et d’abus de pouvoir. Elle sape la légitimité du parti et du gouvernement, surtout s’il s’agit de personnages haut placés. Sur le graphique, on voit que les Chinois perçoivent la corruption comme l’un des principaux problèmes de leur pays[70]. Un quart des Chinois seulement croient que la direction dit la vérité[71]. Les membres du parti sont trop motivés par des intérêts opportunistes et trop peu animés de motivations idéologiques. Il manque un « esprit » dans le parti et, tant que ce sera le cas, on ne parviendra pas à maîtriser la corruption.[72]

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Mais le problème va bien plus loin. Afin d’assurer le développement accéléré des forces productives, la Chine a ouvert toute grande son économie et y a introduit d’importantes relations de marché, même si cela s’est fait sous un contrôle politique strict. Ce contrôle est de nature multiple et va bien plus loin qu’on ne l’admet généralement[73]. Tant que les intérêts économiques resteront inféodés aux priorités politiques et sociales, la Chine pourra poursuivre sa quête en direction du socialisme[74]. Mais si la corruption devient de nature à éroder toute forme de contrôle, le parti communiste peut dès lors oublier sa voie socialiste et, tôt ou tard, il sera envahi par la classe capitaliste. Il foncera alors à coup sûr vers une « perestroïka à caractéristiques chinoises ».

En ce sens, cette lutte contre la corruption est une question de vie ou de mort.

La direction politique s’en rend très bien compte. Dans le rapport de Hu Jintao pour le 18e Congrès, on peut lire : « La lutte contre la corruption et la promotion de l’intégrité politique est une question politique importante et une grande préoccupation, pour les gens ». Si on ne parvient pas à endiguer la corruption, cela peut « devenir fatal pour le parti ». Tous ceux qui ont enfreint la discipline du parti et les lois de l’État « doivent être traînés sans pardon devant la justice », quelle que soit leur position hiérarchique[75].

En juin 2013, le président Xi a recommandé à ses camarades de parti d’adhérer de nouveau à la fameuse « ligne de masse »[76] et de rompre avec le formalisme, la bureaucratie, l’hédonisme et le sens de l’extravagance. Selon des observateurs, cette campagne est bien plus radicale que les campagnes anticorruption de ses prédécesseurs Hu Jintao et Jiang Zemin[77]. Ici aussi, l’avenir nous dira s’ils seront allés assez loin.

4. Quelques conclusions

L’agitation sociale croissante, le fossé entre riches et pauvres et la corruption sont des problèmes sérieux, mais pas sans espoir. À court terme, ils ne constituent pas une menace vitale pour le système chinois. Mais, à plus long terme, ils pourraient toutefois saper la viabilité du projet socialiste. Ils renforcent le vide idéologique et la dépolitisation. Ensuite, ils sapent également la légitimité et l’hégémonie du parti. Les deux sont d’ailleurs érodés par un manque de participation, les abus de pouvoir et un fonctionnement défectueux de la justice[78]. Il y a donc beaucoup de pain sur la planche. Mais il ne peut non plus en être autrement, vu le bouleversement gigantesque que traverse la société chinoise.

La Chine dispose de trois importants atouts pour aborder ces défis. Un premier atout consiste dans le fait que les problèmes sont explicitement reconnus et cités. Les faiblesses et les questions à problème ne sont pas passées sous silence ni enjolivées. Ce n’est pas évident, mais c’est toutefois très important, parce que c’est une condition pour s’en prendre effectivement aux points douloureux. À l’occasion du 18e Congrès, par exemple, les principaux problèmes du pays ont été passés en revue l’un après l’autre[79]. C’est tout autre chose que cet étalage de bonnes nouvelles auxquels nous sommes généralement habitués en Occident.

Un deuxième atout, c’est la capacité d’agir. Francis Fukuyama, qu’on peut difficilement soupçonner de sympathie à l’égard de la gauche ou de la Chine, dit à ce propos : « La principale force du système politique chinois, c’est sa capacité à prendre rapidement des décisions importantes et complexes, et aussi de les appliquer relativement bien, du moins dans le domaine de l’économie politique. La Chine s’adapte rapidement en prenant des décisions difficiles et en les appliquant efficacement »[80].

La capacité d’action de la Chine oppose un étonnant contraste aux interminables discussions et impasses auxquelles on assiste aux États-Unis quand il s’agit d’approuver le budget ou au sein de l’Union européenne quand celle-ci aborde la crise de l’euro, ou encore à la léthargie et au manque de cohésion du gouvernement indien ces dernières années.[81]

Un troisième atout, c’est le parti communiste même. Tout appareil politique est le résultat d’un processus historique et s’il s’est développé organiquement à partir des circonstances concrètes. L’actuelle structure de la Chine tire ses racines dans la lutte contre l’occupation japonaise du pays, contre le Guomindang réactionnaire et contre l’effroyable misère dans lequel le pays était plongé. C’est dans cette lutte que le parti communiste a occupé le premier plan en tant qu’organe dirigeant du pays et qu’il s’est donné pour tâche de sortir le pays du sous-développement, de garantir sa souveraineté et de lutter pour une société humaine, socialiste. À propos de ce système politique, on peut avoir des divergences de vues, mais il a en tout cas prouvé son efficacité. Mahbubani, l’écrivain connu, a écrit à ce propos : « Loin d’être un système dictatorial arbitraire, le Parti communiste chinois est sans doute parvenu à créer un système lié à des règles, fort et durable, pas du tout fragile ni vulnérable. Ce qui impressionne plus encore, ce système lié à des règles a sans doute mis en évidence les meilleurs des dirigeants que la Chine n’aurait jamais pu produire »[82].

Marc Vandepitte

 

Marc Vandepitte, économiste (Belgique), un des auteurs de La Chine et le monde, ouvrage collectif, Le temps des cerises, septembre 2013

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 NOTES :

[45] The Economist, 16 juin 2012, p. 57 ; The Financial Times, 18 décembre 2009, p. 11.

[46] The Financial Times, 20 décembre 2006, p. 11 ; The Economist, 9 juillet 2011 ; Naughton B., « The Chinese Economy. Transitions and Growth », Londres, 2007, p. 133 ;

http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2009/papers/HDRP_2009_09.pdf, p. 27 ;

http://en.wikipedia.org/wiki/Rural_urban_income_inequality_in_China.

[48] Naughton B., op.cit., pp. 217-218.

[49] The Economist, Special Report on World economy, 13 octobre 2012, p. 8.

[51] Cf. Amin S., « China 2013 », http://www.marx.be/fr/content/chine-2012.

[54] The Financial Times, 12 septembre 2012, p. 2.

[57] The Economist, 16 juin 2012, p. 57.

[58] The Financial Times, 7 février 2013, p. 9.

[59] The Financial Times, 16 février 2011, p. 3.

[61] Amin S., art. cit.

[63] Lampton D., « The Three Faces of Chinese Power », Berkeley, 2008, p. 236.

[64] Guanxi signifie littéralement « relation » ou « connexion ». C’est un concept central dans la société chinoise. C’est un lien personnel entre deux personnes et dans lequel il existe une sorte d’obligation mutuelle à se rendre l’un l’autre un service ou une faveur si le besoin s’en fait sentir. Les deux personnes ne doivent pas nécessairement avoir le même statut social. Dans un sens plus large, c’est un réseau de contacts sur lequel, au besoin, un individu peut retomber si nécessaire ou par lequel il peut exercer de l’influence au nom de quelqu’un d’autre. Dans le monde des affaires, le « guanxi » est un concept très important.

[65] Porter R., op. cit., p. 189.

[66] Wedemann A., Double Paradox: Rapid Growth and Rising Corruption in China, New York, 2012.

[66] The Economist, 4 mai 2013, p. 63.

[68] Wedemann A., op. cit.

[69] The Economist, 4 mai 2013, p. 63.

[71] C’est encore presque le double du monde (13 %), mais c’est quand même relativement peu. Cela ne se traduit pas par une totale méfiance vis-à-vis du gouvernement, car on en est à 71 %. (Voir plus haut.) http://www.reply-mc.com/2013/02/11/edelmans-trust-barometer-crisis-of-leadership-calls-for-social-architecture/.

[72] Xie Chuntao, (réd.), « Why and how the CPC works in China », Beijing, 2011, p. 204 ; Shambaugh D., « China’s Communist Party », Berkeley, 2009, p. 167.

[73] Voir par exemple Hsueh R., « China’s Regulatory State. A New Strategy for Globalization », Ithaca, 2011.

[74] Cf. Arrighi G., Adam Smith in Beijing. Lineages of the Twenty-Firs Century, Londres, 2007, p. 332.

[76] La ligne de masse est un concept dont Mao s’est servi durant la Révolution culturelle. Cela revient, entre autres, à adhérer aux idées des petites gens et au monde dans lequel ils vivent ; c’est aussi la faculté de pouvoir écouter leur voix, de comprendre leurs besoins urgents et aussi d’apprendre à leur contact.

[77] The Financial Times, 21 juin 2013, p. 2.

[78] Cf. Shambaugh D., « China’s Communist Party », Berkeley, 2009, p. 167 ; Wang Hui, « Depoliticized politics, multiple components of hegemony, and the eclipse of the Sixties »,http://www.forumdesalternatives.org/docs/bruselas/Wang_Hui_Sixties.pdf ; Zheng Yongnian, op. cit., pp. 173ss.

[80] The Financial Times, 18 janvier 2011, p. 9.

[81] Pour l’Inde, voir par exempel Guha R., « India. De geschiedenis van de grootste democratie ter wereld », Amsterdam, 2007, pp. 762ss ; Elliott J., « India’s lethargy », 

http://www.ft.com/intl/cms/s/0/a51ba57a-b89a-11de-809b-00144feab49a.html#axzz2WxX9WT8K.

[82] Mahbubani K., « Is China’s slowdown just western wishful thinking ? », http://blogs.ft.com/the-a-list/2012/10/11/is-chinas-slowdown-just-western-wishful-thinking/#axzz2GumuOxsH.

 

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