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REPRIS SUR

SAUVONS L'ECOLE PUBLIQUE

Un document de l'éducation nationale

incite les académies

à réduire le nombre de professeurs

 Le Monde

 

 

Pour tenir l'objectif du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux pour la période 2011-2013, le ministère de l'éducation nationale sollicite les académies. Lors d'une réunion avec les recteurs, début mai, un document a été discuté qui propose une méthode et une dizaine de "leviers" possibles.

 

leviers

 

Aux académies de réfléchir à ceux qu'elles peuvent actionner pour contribuer, selon leurs caractéristiques propres, aux économies de postes. L'objectif est de poursuivre la suppression de postes dans l'éducation nationale au même rythme que ces dernières années, soit quelque 15 000 postes. Le document propose une méthode de travail et, surtout, des pistes d'économies.

 

Parmi les pistes possibles figurent notamment l'augmentation de la taille des classes, la réduction de la scolarisation des enfants de 2 ans, une meilleure organisation du remplacement des enseignants absents en recourant à des non-titulaires, la préférence pour des sessions de formation continue pour les professeurs placées "hors temps scolaire", la possible suppression d'"un millier d'emplois" d'intervenants extérieurs et d'assistants étrangers en langue ....

Le ministre de l'Education
explique aux recteurs
comment supprimer des postes

Le ministère de l’Education nationale a diffusé aux recteurs une douzaine de pistes pour supprimer des postes de 2011 à 2013, dans le cadre de la politique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, selon des documents internes dont Libération a pu avoir copie et à consulter ici en pdf.

Selon ces documents confidentiels, le ministère demande aux recteurs de «quantifier, à partir de leviers d’efficience identifiés, les marges de manoeuvre par académie, notamment pour 2011 et 2012». Et ce, «sans dégrader les performances globales» du système éducatif.

Pour cela, le «schéma d’emplois 2011-2013» énumère une douzaine de pistes, déclinées en autant de fiches thématiques.

 

En primaire, il s’agirait d’augmenter les effectifs par classe, de continuer à diminuer la scolarisation des enfants âgés de deux ans en maternelle, d’augmenter le nombre de professeurs vacataires (non-titulaires) pour faire des remplacements courts ou encore de transférer la formation continue des enseignants, «principale variable d’ajustement du remplacement», en dehors du temps scolaire (mercredi après-midi et vacances).

 

A l’école élémentaire (six-onze ans), la suppression d’environ «un millier d’emplois» d’intervenants extérieurs en langue vivante et d’assistants étrangers est évoquée, ce qui «devrait être sans conséquence sur l’enseignement des langues», selon le ministère.

Et toujours dans le premier degré, concernant les enseignants spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire (dits «Rased»), le document (à consulter ici s'agissant spécifiquement des Rased) évoque trois scénarios dont un de suppression totale de leurs postes, tout en notant «les difficultés rencontrées» dans la mise en oeuvre de cette politique en 2009.

 

En collèges, le ministère prône aussi d’examiner «la taille des classes», et de continuer à fermer des petits établissements; en lycées, il est proposé de «rationaliser» l’offre scolaire et la carte des formations.

Ce «dialogue» entamé début mai entre le ministère et les académies doit aboutir le 15 juin à élaborer le «schéma d’emplois» pour les rentrées 2011 à 2013.

Environ 40.000 postes ont déjà été supprimés dans l’Education nationale entre 2008 et 2010.

Tag(s) : #Education nationale
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