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Un exemple de "débat démocratique"
au sein du PCF

Q
uand les tribunaux servent de commission des conflits.

14 janvier 2010


Chers camarades, chers amis,

Comme vous le savez déjà, l'huissier mandaté par la fédération de Paris, accompagné de la police, a fracturé et changé la serrure de notre local ce matin. En droit, c'est l'aboutissement logique de la procédure entamée contre nous par Patrice Bessac en mars dernier. Mais, politiquement et moralement, c'est une provocation difficilement qualifiable.

La décision du juge de première instance contre nous a été obtenue par un mensonge manifeste, si manifeste que la commission des conflits (en juin, après l'audience, mais avant le rendu du jugement), n'a pu que le désavouer: une déclaration "à l'unanimité" de l'exécutif départemental (sans consultation du Conseil départemental) affirmait au juge que Simonne Goenvic n'était plus secrétaire de section, ayant été remplacée par le nommé Georges Mattit, inconnu de nous, et occupait donc indûment le local.
Nous avons fait appel de cette décision, et le jugement est prévu pour la semaine prochaine, le 22.
Faire appel à la police pour appliquer une décision si contestable, et justement contestée, montre la volonté de créer un fait accompli.

D'autre part, le succès de la pétition que nous avons lancée, et que vous avez signée montre que les façons d'agir de Patrice Bessac créent une juste indignation et un profond malaise, qui risquent de rejaillir sur le PCF,  qui n'en a certes pas besoin.
Aujourd'hui, nous avons reçu au total 271 signatures, dont 14 de membres du CN, parmi lesquels 4 secrétaires de fédération.

Comment continuer à prétendre alors, comme cela a été fait devant le juge, que Simonne Goenvic est une sorte de squatteuse qui, n'étant plus au Parti, prétend en conserver des locaux pour son usage personnel ?

Cette pétition a été transmise à Marie-George Buffet lundi, et n'a pas à ce jour reçu de réponse, à moins qu'on considère que l'expulsion par la police en est une. Dans ce cas, elle est significative.
Faire cela à la veille d'un conseil national du PCF est une provocation supplémentaire.

Pour nous, bien sûr, la lutte pour que ce local acheté et entretenu par les communistes de notre section reste (ou, désormais, hélas, redevienne) un local communiste continue.
Nous attendons le jugement de la cour d'appel le 22 janvier pour savoir si le choix du juge de première instance, préférer une déclaration de la direction à l'invocation des statuts du PCF, preuves à l'appui, était une négligence de sa part, ou un choix de la justice contre le droit.

S'il nous est favorable, cela provoquera un nouveau changement de serrures, mais maintiendra le problème de fond, car la fédé, avec la propriété formelle, conservera le droit théorique de le mettre en vente.
S'il ne l'est pas, nous continuerons à lutter, avec tous les moyens à notre disposition, pour faire reconnaître notre propriété réelle et notre droit de poursuivre dans ce local l'activité politique qu'y ont eue les communistes qui s'y sont succédé pendant quarante ans.

Pour le moment, notre souci prioritaire est de diffuser l'information sur ce nouveau pas franchi par nos agresseurs, et de recueillir de nouvelles signatures sur la pétition. Pour cela, nous avons avons besoin de vous tous.
Grâce à tous les camarades qui ont transféré notre mail à d'autres camarades, la liste des signataires a pu prendre une ampleur que, nous pouvons l'avouer maintenant, nous n'espérions pas en lançant la pétition. Il est bien sûr souhaitable que cela continue.
Mais il nous faudrait aussi sortir des limites d'Internet. Beaucoup de camarades n'ont pas d'adresse mail, beaucoup d'autres, en ayant une, n'ont pas l'habitude d'en faire un usage politique.
C'est pourquoi nous demandons à tous ceux qui le peuvent et qui le veulent de faire signer autour d'eux, en s'adressant aux adhérents ou sympathisants qu'ils connaissent, et de nous renvoyer les listes par mail, ou par courrier postal (L'adresse du local n'étant bien sûr plus utilisable, pour raisons flico-serrurières, envoyer à l'adresse personnelle de Simonne Goenvic, 3 rue de Cahors, 75019 Paris).
Nous joignons une version de la pétition ramassée sur une page, plus facile à imprimer et à faire circuler.

Il serait également bien venu que des orgas du Parti prennent position, en tant que telles, en notre faveur. Nous avons déjà reçu le soutien de la cellule de Feignies, dans le Nord, que nous remercions. Pouvoir publier une liste significative au bas de la pétition renforcerait notre position. Bien sûr, c'est à chaque camarade de voir dans quelle mesure il peut poser cette question dans les instances auxquelles il appartient.

Vous pouvez enfin écrire votre indignation à Marie-George Buffet (de préférence en nous envoyant copie à
pcf1et2@yahoo.fr), comme beaucoup, que nous remercions,  l'ont déjà fait depuis notre expulsion.
Nous espérons que la direction nationale finira ainsi par comprendre qu'en laissant agir Patrice Bessac pour de sordides raisons financières, elle perd beaucoup plus en considération qu'elle peut gagner en argent.

Bien fraternellement à vous tous,

PCF section Halles Bourse (Paris Ier-IIe),
sans local depuis ce matin, mais déterminé à poursuivre le combat pour sa survie.


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"canempechepasnicolas" se joint, en tant que blog, à la protestation, son animateur, Jean Lévy, ayant déjà signé la pétition.
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Tag(s) : #Politique
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