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Le c@rnet de Canaille le Rouge

 Le c@rnet de Canaille le Rouge

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes.

 

 

Flamanville,

zone de non droit...du travail,

ça continue.

Publié le 17 Décembre 2013

 

Vite un couvercle pour cacher ce qui ne doit pas être connu.

Flamanville, zone de non droit...du travail, ça continue.

Voila comment EDF et ses prestataires, des PME de la taille de Bouygue, Vinci, Eiffage ou autres sont pris en flag.

Cela commence par une info de la très patronale feuille  "Challenges.fr " que tout syndicaliste,  dès que et s'il dispose d'un peu de temps devrait allez voir.

Sur ce coup, c'est Médiapart qui avait levé le lièvre mais le patronat choisissant ses canaux de diffusion, c'est le "Medef-Kessler.post" qui la traite ainsi :

 Publié le 17-12-2013 à 11h09

 

"EDF a reçu une mise en demeure de l'inspection du travail de mettre en conformité une machine centrale du chantier du réacteur nucléaire EPR à Flamanville (Manche), a-t-on appris mercredi 17 décembre auprès du groupe, confirmant une information du site Mediapart.

Un porte-parole d'EDF a confirmé auprès de l'AFP que le groupe avait reçu une telle mise en demeure la semaine dernière, mais a démenti toute interruption des travaux du chantier.

"Nous avons bien reçu cette demande de l'inspection du travail vendredi concernant ce rapport", mais "le chantier n'est pas arrêté", a-t-il déclaré.

"Nous transmettrons les informations à l'inspection du travail en temps et en heure. Ca fait deux mois que nous discutons avec eux et que nous échangeons avec eux. Nous avons déjà produit un rapport provisoire, nous sommes en train de travailler sur ce rapport définitif", a-t-il assuré.

Mediapart a publié cette "mise en demeure" de l'inspection du Travail, transmise le 13 décembre, dans laquelle elle enjoint le groupe à mettre en conformité cette machine centrale du chantier, composée d'un pont polaire et de chariots et qui sert à l'installation des équipements.

Le site affirme que cela va engendrer de nouveaux retards sur ce chantier.

"Une telle mise en conformité devra notamment concerner l'ensemble des non-conformités identifiées par les inspecteurs du travail ou qui pourraient figurer dans le rapport de la vérification demandée par la décision du 7 novembre", précise l'inspection du travail dans ce document."

Maintenant, regardons d'un peu plus près les deux derniers paragraphes :

Ainsi donc, et cela peux se lire dans les deux sens,

ne pas respecter les mesures de sécurités sur le chantier va causer de nouveaux retards. Première lecture.

Ou, la seconde : pour limiter les retards, le donneur d'ordres et ses fournisseurs se sont consciement affranchis des mesures légales de sécurité.(trois morts en 2010).

 L'Usine nouvelle autre bastion du syndicalisme... patronal révélant alors (24 juin 2011):"Aujourd’hui l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dénonce une « démarche intentionnelle » de non-déclaration d'accidents du travail sur le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche), notamment de la part de Bouygues, dans un procès-verbal révélé ce jour par L’Humanité).

Dans les deux cas nous sommes devant une forme de délinquence en col blancs aux conséquences potentielles quasi criminelles.

Reste l'hypotèse, inenvisageable, que le chantier se poursuive sans que les mesures de sécurité ne soient d'abord mises en oeuvre. A coup ûr, autoproclammé héritiers de Jaurès, porteur de l'Histoire  ni Sapin , ni Touraine ne saurait le tolérer.

Parions qu'alors que Valls, traqueur de délinquant, métempsychose du Tigre, aurait sans tarder expédié ses brigades .

Vous noterez que voila maintenant plus d'un mois que si sur ce chantier EDF travaille à la réponse à l'Inspection du Travail, l'entreprise (où l'état est actionnaire et outre de l'extérieur pour faire respecter de façn régalienne les lois de la République, il peut intervenir es qualité comme actionnaire) ne dit rien des mesures arrêtées. Sapin, Montebourg, Touraine et les autres, où sont-ils ? 

Rappelons que sur ce chantier une plainte est instruite pour camoufflage des accidents du travail par les entreprises de tout niveau.

Histoire de nous raffraichir la mémoire, allons consulter la presse. 

Article du Monde du 12/11/2013 :

 

"Bouygues n'en est pas à ses premiers soucis judiciaires. En février, le groupe avait été condamné par le conseil de prud'hommes pour le licenciement sans cause réelle ni sérieuse en 2010 de son chef de la sécurité sur le chantier. Il avait été renvoyé après avoir  utilisé son "droit de retrait", prévu en cas de risque grave et imminent pour la santé et la sécurité. L'ex-chef de la sécurité avait décrit un "état sécuritaire du chantier où la notion de danger grave et imminent [était] permanente".

Le groupe a fait appel.

Un autre procès concernant Bouygues et deux sous-traitants du chantier de l'EPR pourrait avoir  lieu en 2014 en correctionnelle, pour "travail illégal", selon une source judiciaire"Les charges sont sérieuses", avait indiqué le procureur de la République de Cherbourg, Eric Bouillard, le 27 juin, après deux ans d'enquête préliminaire. Il décidera, d'ici à la fin de l'année, s'il engage ou non des poursuites.

Deux sous-traitants de Bouygues sont accusés de ne pasavoir  payé leurs cotisations sociales : le roumain Elco et le chypriote Atlanco, avec qui Bouygues avait rompu son contrat en 2011. Les deux sociétés auraient une dette d'au moins 10 millions d'euros de cotisation à l'égard de l'Urssaf, en grande partie liée à l'EPR, selon le parquet. EDF n'est pas non plus inquiété sur ces affaires. Les prud'hommes de Cherbourg doivent rendre  le 4 décembre une décision concernant la plainte de 62 salariés polonais de l'EPR, pour des problèmes similaires, dont 16 contre Bouygues, selon leur conseil.

Selon d'autres sources locales : Environ 700 salariés, essentiellement Roumains et Polonais, ayant travaillé sur l’EPR entre 2008 et 2012, sont concernés, selon le parquet.

Mais on ne s'en arête pas là.

Toujours selon Le Monde :

ACCIDENTS DU TRAVAIL NON DÉCLARÉS

Dans cette affaire, il est aussi question de sous-déclaration d'accidents du travail. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait établi qu'en 2010 un accident du travail sur quatre n'avait pas été déclaré. L'ASN avait ainsi constaté, dans le registre de l'infirmerie du chantier, l'existence de feuillets volants portant le nom et la signature de salariés affirmant "refuser de déclarer l'accident survenu".

Les infirmières affirmaient "avoir observé" qu'un nombre important de salariés "ne souhaitaient pas que le fait qu'ils avaient été victimes d'un accident du travail soit connu"et leur avoir  fait formaliser  ce refus. Au minimum, entre juin 2010 et février 2011, 34 accidents n'ont pas fait l'objet, comme ils l'auraient dû, d'une déclaration à la caisse d'assurance-maladie.

Bouygues Construction avait récusé fermement "toute démarche intentionnelle de non-déclaration des accidents (…). Les éventuelles absences de déclaration qui sont évoquées ne peuvent être  que la conséquence d'initiatives malencontreuses du personnel de l'infirmerie"."

 

Dans l'état actuel impossible de connaitre le nombre exacts de morts sur le chantier par AT ou liés (accidents de trajets).

En matière de BTP, pas la peine de payer un billet d'avion, avec Flamanville vous avez le Qatar à 2h00 de train de Paris.

Rédigé par Canaille Lerouge

 

Tag(s) : #Lutte de Classe
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