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Selon les médias de notre pays,

François Hollande déroule le tapis rouge
aux multinationales étrangères,
pour leur livrer  l'appareil de production française

au détriment de l'indépendance de notre pays

et des conditions de vie des salariés

par Jean LEVY

 

  • François Hollande donne l'accolade au PDG de la firme Kwarter, Carlos Diaz, lors d'une rencontre à San Francisco. Le chef de l'Etat va lancer une opération de séduction des patrons étrangers pour les convaincre d'investir sur le "site France". /Photo prise le 12 février 2014/REUTERS/Robert Galbraith

    Reuters/Reuters - François Hollande donne l'accolade au PDG de la firme Kwarter, Carlos Diaz, lors d'une rencontre à San Francisco. Le chef de l'Etat va lancer une opération de séduction des patrons 

François Hollande lance lundi une "opération de séduction" des patrons étrangers pour les convaincre d'investir en France, une démarche qui s'inscrit dans la lignée du "pacte de responsabilité" promis aux entreprises pour relancer l'emploi.

Une trentaine de chefs d'entreprises étrangères installées en France sont invités à l'Elysée pour un conseil stratégique de l'attractivité, au terme duquel le chef de l'Etat annoncera "des mesures pour rendre le territoire plus accueillant".

"Il faut leur donner confiance, on sait que la bataille est rude", a déclaré dimanche la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, précisant sur Europe 1 et I>Télé que l'obtention de visas serait facilitée.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a expliqué vendredi que "c'est une réunion avec des patrons qui viennent de l'ensemble du monde, qui pèsent 850 milliards d'euros, pour les convaincre que la France est un pays où l'on peut investir, où il faut investir".

L'enjeu est dans un premier temps de leur rappeler les réformes engagées par le gouvernement comme le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), la réforme du marché du travail ou de la formation et le "choc de simplification".

Dimanche, les dirigeants d'entreprises sont invités à dîner à Matignon avec le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et une dizaine de ministres afin de "créer du lien" avec le gouvernement, selon la formule d'un conseiller.

L'idée est d'enclencher un dialogue pour engager de nouvelles mesures, en plus des baisses de cotisations promises dans le cadre du "pacte de responsabilité" et du "choc de simplification".

"SANS TABOU"

"L'objectif, c'est d'être sans tabou et de se dire des choses sur les forces et les faiblesses du site France", explique un conseiller de François Hollande.

Pour lui donner un nouvel élan, le gouvernement veut accélérer la mainmise des capitaux étrangers sur notre appareil de production, ces capitaux représenant un stock de plus de 503 milliards d'euros, selon l'Elysée.

Les 20.000 entreprises étrangères et leurs filiales installées en France emploient environ 2 millions de personnes.

"Dans l'industrie, un investissement sur trois vient de capitaux étrangers", estime "Pierre Moscovici, qui a entendu l'inquiétude" formulée en décembre "par une cinquantaine de patrons de groupes mondiaux implantés en France".

Ces derniers, du cabinet de conseil américain Accenture au groupe industriel allemand Siemens, avaient averti qu'ils leur était de plus en plus difficile de plaider la cause de l'investissement en France devant leur direction devenue méfiante vis-à-vis des perspectives économiques du pays.

Pour François Hollande, dont la taxe à 75% sur les revenus supérieurs à un million d'euros fait figure d'épouvantail dans les milieux d'affaires internationaux, l'enjeu est de rectifier le tir.

Le président a déjà donné des gages en Californie mercredi, en opérant une réconciliation très médiatique avec les "pigeons", ces jeunes entrepreneurs qui l'accusaient de faire fuir de France les créateurs d'entreprises par une fiscalité confiscatoire.

Ainsi, le gouvernement "socialiste" n'hésite pas à livrer notre appareil productif

aux multinationales étrangères, aux fonds de pensions US, entre autres, dont le seul but est d'acheter des entreprises françaises à bas prix pour les revendre avec un taux de profit supérieur à 15% l'an.

Cela suppose une surexploitation supplémentaire mettant en cause le salaire, le temps de travail, les protections sociales des travailleurs. Et au bout de la route, la revente de l'entreprise, bâtiments, machines et maind'oeuvre, comme une vulgaire marchandise, réalisant ainsi une plus-value considérable !

Avec la bénédiction de François Hollande et de son pouvoir dit "socialiste"...

Chacun peut ainsi mesurer que le bradage de notre appareil industriel va de pair avec la liquidation d'un siècle de conquêtes sociales.

Ainsi est posée le lien entre l'indépendance nationale et la souveraineté populaire, notions liquidées par nos gouvernants au nom de la "mondialisation" et de la loi du marché...

Tag(s) : #Economie
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