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le sacrifice du peuple grec 

                                 

« De grands sacrifices ou la catastrophe » c'est en ces termes que Georges Papandréou, le Premier ministre grec, a annoncé les nouvelles mesures d'austérité du plan de trois ans, ces mesures seront supportées par les salariés et les retraités...
Grèce : Le plan Strauss-Kahn-Barroso ou le grand sacrifice de la population
Augmentations massives des taxes et des prix

Les taux de la TVA passeront de 21 % à 23 % et de 10 % à 11 % ; hausse de 10 % sur les carburants, le tabac, les boissons ; taxes sur les produits de luxe, mais aussi sur l'immobilier et les « constructions sauvages »

Coupe dans les salaires et les retraites

Les treizième et quatorzième mois de salaire sont supprimés pour les fonctionnaires ; les retraités du public et du privé perdent aussi ces deux versements supplémentaires. En contrepartie, ils toucheront des primes ou des allocations se montant au maximum à 1 000 euros sur l'année mais qui, pour les salariés, n'entrent pas dans le calcul des retraites.


Grèce : Le plan Strauss-Kahn-Barroso ou le grand sacrifice de la population
Salaires et retraites sont gelés pendant trois ans. Les salariés devraient chuter de 1 600 à 3 000 euros (annuel). Le gouvernement prévoit de supprimer 4/5 des postes de fonctionnaires partant à la retraite.

Travailler plus pour faire gagner plus aux riches

L'âge de la retraite va être repoussé, passant progressivement jusqu'en 2015 de 37 ans à 40 ans de cotisation. Les retraites anticipées vont être limitées. Les femmes pouvaient partir en retraite plus tôt que les hommes (60 ans au lieu de 65) ; l'uniformisation à 65 ans, déjà annoncée, prendra effet à partir de 2011 pour les employées du secteur public.

Les caisses de retraite sont diverses ; le gouvernement a décidé de les regrouper pour n'en avoir plus que trois, au nom d'une rationalisation qui n'annonce rien de bon pour les quelques avantages que procuraient certains régimes spéciaux, d'autant plus qu'il veut aussi revoir la liste des métiers pénibles ou insalubres.

Le patronat satisfait, les banques sauvegardées


Quant à la législation du travail, le ministre des Finances a annoncé que davantage de licenciements seraient autorisés, et que les indemnités seraient revues à la baisse.
Ce plan a déclenché un concert de protestations et de manifestations, même de la part des petits commerçants et artisans. Seul le SEB, équivalent du MEDEF a parlé d'une « nécessité budgétaire impérieuse » pour soigner « le grand malade qu'est le secteur public hypertrophié et gaspilleur » , tout en regrettant que le gouvernement demande aux entreprises une deuxième contribution exceptionnelle. Mais que les plus riches se rassurent : le ministre des Finances a renouvelé son soutien aux banques.

Une conséquence : le peuple paiera pour les riches

Pour preuve les prévisions de "The economist" pour la Grèce :
En 2014, par rapport à 2009 :
- le PIB va baisser de 5 % (conséquence de l'austérité)
- la dette va passer de 269 à 344 milliards d'euros
- soit de 113 à 152 % du PIB
- le paiement des intérêts de la dette va passer de 5 à 8,4 % du PIB
- le déficit passera de 12,7 à 2,4 % (seule prévision positive
)

Autrement dit la dette va continuer à croître, un peu à cause du déficit public et beaucoup à cause du paiement des intérêts ! Il faut donc comprendre que le plan d'austérité va s'accentuer toujours plus et de nombreuses années après 2014... Ce sera la mise en quasi-"esclavage" d'un peuple qui devra produire la richesse qui permettra de rembourser les créanciers !
De son côté ,et alors que le PCF a réaffirmé son soutien à la lutte des travailleurs grecs, conduits  par le KKE et le syndicat PAME,  dans un communiqué, publié sur le site du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis annonce son "soutien à G.Papandreou", premier ministre social-démocrate
 
Mais qu'attendre du Parti Socialiste ?
 
Depuis le début le PS n'a d'autre choix que de soutenir G. Papandreou.
Le Traité de Lisbonne, défendu par les députés et sénateurs PS contre l'avis majoritaire du peuple, place les gouvernements en otage des politiques libérales menées par la banque centrale européenne, l'euro et son appui aux spéculateurs.

Le Fond Monétaire International, qui impose les mesures de restriction et de rigueur, n'est-il pas dirigé par un social-démocrate français? Dominique Srauss-Kahn, n'a t-il pas imposé les conditions du retour au servage en échange d'une aide internationale ?

Le Parti Socialiste se place officiellement du côté des affameurs lorsque le PS annonce fièrement que le premier ministre propose "une solution très difficile qu’il gère avec courage". Mais quelle est cette solution ?
le socialisme ?
le progrès ?
une vraie réponse à la crise ?
la lutte contre la spéculation ?
NON, la casse des petits droits sociaux des travailleurs et retraités grecs, c'est à eux de payer la crise, c'est à eux de se sacrifier pour sauver le capitalisme.
Le PS soutien se plan.

Mais voyons plus loin, le PS comme le PASOK (parti de G.Papandreou) sont membres du Parti Socialiste Européen, celui là même qui gère à 99% les politiques de Barroso, l'ultralibéral, main dans la main avec le PPE (Parti Populaire Européen dont l'UMP de Sarkozy est membre). Le PS ne peut que soutenir.

Soutenir lorsque la position du PSE est de condamner "le manque d'engagement clair de la chancelière allemande et son incapacité à aller jusqu'au bout ont causé d'énormes difficultés au peuple grec, au contribuable allemand et au final, à l'Union européenne". A aucun moment les sociaux-démocrates européens ne vont soutenir les salaires des travailleurs grecs, des retraités, des services publics. Le PSE demande une aide, et en contre partie, histoire de leurrer les citoyens, il faudrait imposer une taxation des flux financier de 0,05%, une goutte dans l'océan.

En conclusion, seul le patronat se félicite de cette aide, le SEB (MEDEF grec) parle de « nécessité budgétaire impérieuse » pour soigner « le grand malade qu'est le secteur public hypertrophié et gaspilleur » , tout en regrettant que le gouvernement demande aux entreprises une deuxième contribution exceptionnelle. Mais que les plus riches se rassurent : le ministre des Finances a renouvelé son soutien aux banques. Le PS peut être rassuré, la grande famille capitaliste survivra dans l'opulence pendant que le peuple crèvera ! "
 
TEXTE REPRIS
sur
BANDERA ROSSA
Tag(s) : #Europe
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