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Hier à Madrid, aujourd'hui à Athènes,

samedi à Lisbonne et dimanche à Paris !

LES RAISONS DE LA COLERE :

LA MISERE ENGENDREE PAR LA DICTATURE DE L'UE ET DU FMI

AUX ORDRES DU CAPITAL

Commentaires de Jean LEVY

GRECE

A Athènes, aujourd'hui, c'est la grève générale :

avions cloués au sol et trains à l'arrêt, magasins rideaux tirés et service minimum dans les hôpitaux, la Grèce a tourné au ralenti mercredi lors de la première journée de grève nationale contre l'austérité depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement de coalition en juin.

 

De : "P.A.ME. international" <international@pamehellas.gr> 

 
50.000 of workers  participated at the demastration of PAME
in AthensAnd many thousands of workers at PAME demonstrations in 65 cities of Greece

 

A Athènes, près de 70.000 personnes ont marché en direction de la place Syntagma, devant le Parlement dont les accès étaient barrés par la police, en scandant :

"Ne plions pas devant la troïka" des bailleurs de fonds et "UE, FMI, dehors !"

Les manifestants sont mobilisés pour dénoncer le nouveau train de restrictions demandées par les créanciers de la Grèce, l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

A l'issue du rassemblement place Syntagma, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes sur des dizaines de jeunes manifestants qui leur jetaient des pierres, des bouteilles et des cocktails Molotov, tandis que des hélicoptères survolaient le quartier.

 Il y a eu 120 interpellations.

Les policiers ont empêché un retraité de se rendre devant les bureaux du Premier ministre avec une pancarte portant les photos de plusieurs chefs du gouvernement présentés comme "les pires traîtres de l'histoire grecque".

FIN DE LA TRÊVE ESTIVALE

L'appel à la grève a été lancé par les deux principaux syndicats du pays, Adedy pour la fonction publique et Gsee pour le secteur privé, qui représentent deux des quatre millions d'actifs.

Il s'agit du premier test important pour le gouvernement du Premier ministre Antonis Samaras, qui a bénéficié du calme de la rue au cours de la traditionnelle trêve estivale.

"On ne peut plus supporter ça. Nous sommes exsangues, ce n'est plus possible de nourrir nos enfants", déclare Dina Kokou, enseignante de 54 ans et mère de quatre enfants qui doit vivre avec 1.000 euros par mois. "Les hausses d'impôts et la baisse des salaires sont en train de nous tuer."

"Hier, les Espagnols sont descendus dans la rue, aujourd'hui c'est nous, samedi ce sera le tour des Portugais, puis bientôt  les Italiens s'y mettront et plus tard tous les peuples d'Europe", a lancé à la foule Yiorgos Harisis, un responsable de l'Adedy.

"Avec cette grève, nous envoyons un message fort au gouvernement et à la troïka. Leurs mesures ne passeront pas, même si elles sont votées au Parlement, parce que les jours de ce gouvernement sont comptés", a-t-il ajouté.

Les navires sont restés à quai dans les ports du pays, les magasins ont baissé leurs rideaux et les musées et monuments ont été fermés pour la journée. Les contrôleurs aériens ont également cessé le travail pendant trois heures tandis que les hôpitaux n'ont assuré que les services d'urgence.

Les syndicats dénoncent les économies budgétaires de près de 12 milliards d'euros que le gouvernement s'est engagé à réaliser au cours des deux prochaines années auprès de l'UE et du FMI afin d'obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide.

Ces économies vont se traduire par des réductions de salaires, du montant des retraites et des prestations sociales, ce qui devrait accentuer la précarité.

Un sondage réalisé la semaine passée par l'institut MRB révèle que 90% des Grecs estiment que ces coupes budgétaires sont injustes et qu'elles pèsent avant tout sur les pauvres.

Le gouvernement d'Antonis Samaras, confronté au risque de faillite et à une éventuelle sortie de la zone euro, n'a guère d'autre choix que d'imposer des mesures impopulaires.

La Grèce connaît sa cinquième année consécutive de récession et les observateurs estiment que la patience de la population est en train de s'épuiser et pourrait faire exploser la fragile coalition gouvernementale.

 

Espagne: violences hier à Madrid
lors d'une manifestation d'indignés 

 

Des affrontements ont éclaté mardi 25 septembre à Madrid entre policiers et manifestants du mouvement des indignés qui s'étaient rassemblés par milliers aux abords du Congrès des députés, sous très haute tension, aux cris de "démission", "dehors".

Les affrontements ont fait plus de 60 blessés, dont 27 policiers, selon les services d'urgence. 26 personnes ont été interpellées.

Le face-à-face, émaillé de nouveaux heurts, s'est poursuivi tard dans la soirée entre la police et des groupes de manifestants. En milieu de nuit, quelques centaines d'entre eux restaient dans le calme, la plupart assis, face aux cordons de policiers sur la Place de Neptuno, près du Congrès.

Le mot d'ordre avait été lancé via les réseaux sociaux, relais très actif de la colère des Espagnols face à la crise qui laisse un quart de la population active au chômage, et aux mesures de rigueur draconiennes imposées par le gouvernement de droite.

Objectif: entourer le Congrès, transformé en camp retranché sous la protection de centaines de policiers, où les députés étaient réunis, pour dénoncer une "démocratie séquestrée", assujettie "aux marchés financiers".

"Ils nous ont volé notre démocratie. Nous avons perdu la liberté, notre Etat providence avec les coupes dans la santé et l'éducation. J'ai deux filles et cette année j'ai dû payer beaucoup plus pour leurs études", racontait Soledad Nunez, une commerçante de 53 ans venue de Castille-et-Leon, dans le nord de l'Espagne.

Cette manifestante porte deux oeillets rouges et une pancarte avec les mots: "Tu crois vraiment qu'en croisant les bras, tout cela se règlera?"

"La démocratie est séquestrée. Le 25 septembre nous allons la sauver", expliquait le manifeste de l'une des organisations qui appelait à se mobiliser sur son site, Coordinadora #25S.

Bénéficiant d'un plan d'aide européen pour ses banques depuis juin et luttant au prix d'une cure de rigueur historique pour réduire son déficit public, le gouvernement a adopté depuis décembre des mesures d'austérité qui ont provoqué un profond mécontentement.

"Toute une série de mesures ont été adoptées par décret, sans qu'elles ne passent par les députés", dénonçait une porte-parole de Coordinadora #25S.

Les premiers incidents ont éclaté aux abords du Congrès lorsque les policiers ont chargé à coups de matraques des groupes de manifestants qui tentaient de forcer un barrage.

Manifestants et forces de l'ordre se sont alors installés dans un face-à-face sous extrême tension sur la Place de Neptuno.

En fin de soirée, nouvelles charges, les policiers tirant cette fois des balles en caoutchouc contre des manifestants, souvent jeunes, certains le visage recouvert de cagoules, qui jetaient des pierres ou lançaient des barrières arrachées sur les barrages.

La plupart se sont alors dispersés vers les rues alentour, criant "le peuple uni ne sera jamais vaincu", "honte", tandis que d'autres s'asseyaient, mains en l'air, sur la place.

"Aujourd'hui, c'est un jour décisif pour attaquer le système de l'Etat et les politiciens", lançait un peu plus tôt Jose Luis Sanchez, un étudiant ingénieur de 23 ans venu en train de Burgos, dans le nord.

Carmen Rivero, photographe sympathisante du mouvement des indignés de 40 ans, raconte que la police a arrêté et fouillé le bus dans lequel elle a voyagé pendant la nuit avec une cinquantaine d'autres manifestants depuis Grenade, dans le sud, avant de contrôler les identités.

"Nous voulons une dissolution de l'assemblée, un référendum et une assemblée constituante pour que les gens puissent avoir leur mot à dire".

"Je viens manifester contre une classe politique qui ne laisse aucune chance au peuple de donner son opinion", lance Romulo Banares, un artiste de 40 ans.

Il porte le panneau immobilier "Se Vende Espana", et des lunettes de soleil avec le signe du dollar et de l'euro sur chacun des verres.

Cible de sa colère: l'aide aux banques espagnoles, qui pourront recevoir jusqu'à 100 milliards d'euros, concédée par la zone euro en juin. Et l'hypothèse que le gouvernement sera finalement forcé de demander une aide financière globale pour son économie.

SAMEDI, CE SERA,

A LISBONNE,  

LE TOUR DES PORTUGAIS

ET DIMANCHE A PARIS 

Tag(s) : #Europe
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