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« canempechepasnicolas » ouvre une rubrique :

« Il y a 70 ans… »

 

par Jean LEVY

 

En guise de préambule…

 

En avril 1940, nous sommes à la veille de l’offensive allemande, qui commencera le 10 mai, sur le front ouest. La guerre, officiellement déclarée à l’Allemagne par la France et la Grande-Bretagne le 3 septembre 1939, était encore, au printemps 40, dénommée la « drôle de guerre ».  Seules des « activités de patrouilles » animaient nos frontières. Les deux premières semaines de septembre avaient suffi à la Wehrmacht pour rayer de la carte la Pologne, sans la moindre riposte de ses alliés franco-britanniques.

Tout au long de l‘automne et de l’hiver, la seule guerre que le gouvernement français faisait, est menée contre les communistes : parti et presse interdits, militants pourchassés et arrêtés, parlementaires déchus de leurs mandats et condamnés comme traîtres.

Par contre, les partisans de l’Allemagne hitlérienne et de l’Italie fasciste ont pignon sur rue, leurs journaux sont en vente libre, leurs élus pérorent dans les salons huppés. Tout ce beau monde est « pacifiste ». Il ne voulait pas, avec Marcel Déat, « mourir pour Dantzig ». Par contre, un petite guéguerre contre les Soviets ne leur déplairait pas. Ils s’entendent tous pour crier « haro » contre les « Rouges ». Le ministre socialiste de la Justice, Sérol, décréte, le 14 mars,  la peine de mort contre eux.

 

Le 9 avril 1940, Paris-Soir, un quotidien à grand tirage, titrait :

« GOEBBELS fait annoncer :

« Paris sera pris avant le 15 juin et la paix signée le 1er juillet… ».

 

Sinistre plaisanterie, pensait-on, alors que le fracas des armes n’avait pas débuté.

 

Le 10 avril, la Wehrmacht envahit le Danemark et la Norvège

Le 10 mai, les « panzers » déferlent sur la Hollande et la Belgique.

Et la trouée de Sedan, sera effectuée quatre jours plus tard, ouvrant aux forces allemandes la route de  la mer.

Paris sera occupé sans combat le 14 juin, la France livrée à l’ennemi et l’armistice signé le 25 juin.  

Le 30 juin, Adolf Hitler contemple la tour Eiffel de l’esplanade du Trocadéro.

En cinq semaines, le Führer et son armée auront franchi la distance qui sépare la Spree de la Seine !

Nous y reviendrons en détail au cours des mois de mai, de juin et de juillet.

 

Dès à présent, une question se pose : pourquoi un tel effondrement et en si peu de jours, d’une armée, qualifiée de « première armée du monde » et qui défilait, encore triomphante, sur les Champs Elysées, le 14 juillet 1939 ?

L’historienne, Annie Lacroix-Riz,  l’explique dans son ouvrage : « Le choix de la défaite », Jean Lévy et Simon Piétri, rappellent le processus politique des années Trente dans leur livre : « De la République à l’Etat français , le chemin de Vichy ».

 

Prochainement, nous reviendrons sur les évènements, au jour le jour, du printemps et de l’été 40, d’après la presse de l’époque.

 

Tag(s) : #Histoire