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ITALIE : QUI VA DIRIGER LE PARTI DEMOCRATE
AUX ELECTIONS  LEGISLATIVES DU PRINTEMPS PROCHAIN ?

Le favori Bersani en tête des primaires

de la "gauche" italienne

Le favori Bersani en tête des primaires de la gauche italienne

Le secrétaire du Parti démocrate (PD)(1), Pier Luigi Bersani, est arrivé en tête des élections primaires qui désigneront le candidat de centre-gauche lors de la prochaine élection nationale italienne, selon des résultats partiels.

Par France 24

C’est l’exemple d’élections primaires réussies. N’en déplaise aux ténors de l’UMP en France, en plein fiasco depuis l’élection pour la présidence de leur parti, le scrutin pour désigner le futur candidat Premier ministre du centre-gauche au printemps prochain en Italie a connu beaucoup moins de rebonds politico-dramatiques et beaucoup plus de sérénité.

Avec une participation record de 3,5 millions d’électeurs, les sympathisants de gauche semblent s’être passionnés pour ce vote qui s’est déroulé sans incidents. Il faut dire que face à une droite italienne en pleine décomposition - les sondages ne donnent au Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi que la moitié de ses voix gagnées aux législatives de 2008 tandis que la Ligue du Nord est empêtrée dans un scandale de corruption -, la gauche avait un boulevard devant elle.

"Mettre à la casse la vieille classe dirigeante"

Sans surprise, l’actuel chef du Parti démocrate (PD), Pier Luigi Bersani, est arrivé en tête du scrutin, devançant son jeune rival Matteo Renzi, sur la base de résultats venant d'un tiers des 9 232 bureaux de vote.

Selon ces chiffres du comité organisateur, Bersani a obtenu 44,6 % des suffrages, Renzi, le maire de Florence, 36,9 % tandis que Nichi Vendola, candidat d'une petite formation d'extrême-gauche, a totalisé 14,4 %. Chacun des candidats représente un courant identifié de la gauche ou du centre gauche.

 

MATTEO RENZI

 

Bersani n'ayant pas la majorité absolue, un deuxième tour aura lieu dimanche prochain pour départager le patron des démocrates et le maire de Florence, véritable star de ces élections et étoile montante du parti qui s'était lancé dans la course aux primaires en jurant de "mettre à la casse" la vieille classe dirigeante du PD. Pour les politologues, Bersani, 61 ans, homme d’appareil, incarne "l'âme identitaire de la gauche" alors que Renzi, 37 ans, sang neuf de cette élection et fervent admirateur de Barack Obama, a "une image plus transversale".

"Bersani peut l’emporter mais Renzi n’a pas perdu"

Les grands partis s'étaient fortement alarmés du taux d'abstention record de 52 % aux régionales de Sicile fin octobre, signe de désaffection de l'électorat pour la politique. Avec son ton un peu paternaliste, Bersani a salué la performance de son rival, "protagoniste de cette bataille à laquelle il a apporté de la vivacité".

"Bersani peut l'emporter mais Renzi n'a pas perdu", a commenté l'éditorialiste politique du journal "Sole 24 Ore", Stefano Folli, tout en prévoyant de "larges" reports des voix de Vendola sur Bersani. "Renzi est le leader de la frange ‘modernisatrice’ du PD. Il voulait être le petit Tony Blair italien et, en un sens, il y est parvenu".

Devant ses partisans, Renzi a promis "de lutter à fond mais loyalement pour vaincre Bersani". "On disait que nous prenions des voix à droite, nous avons gagné dans des villes ‘rouges’ [communistes] de Toscane, en Ombrie et même en Emilie Romagne", a-t-il lancé.

"Changer l’Italie"

Vendola n'a pas donné de consignes de vote pour dimanche prochain mais "écoutera soigneusement les déclarations de Bersani et Renzi en fonction desquelles sa formation orientera son soutien". Il s'est félicité de son propre score alors qu'il a dû "mener en quatre semaines une bataille contre deux géants", l'un soutenu par le PD, l'autre par "une bulle médiatique".

Pour voter dimanche, il fallait s'enregistrer comme électeur de gauche en signant une profession de foi et verser deux euros. Le manifeste appelle à "changer l'Italie" dans le respect de valeurs comme "la solidarité", "le travail" et "la reconnaissance du mérite".

Cinq candidats du PD et de petites formations étaient en lice pour - peut-être - succéder l'an prochain au technocrate Mario Monti actuellement à la tête du gouvernement - depuis la chute de Berlusconi en novembre 2011. Le PD est le premier parti italien avec près de 30% des intentions de vote.

Les primaires à gauche avaient été expérimentées pour la première fois en octobre 2005 quand le professeur d'économie Romano Prodi avait été élu leader de l'Union, alliance instable entre ex-communistes, écologistes et centristes, lors d'un vote de plus de 4,3 millions d'Italiens.

 

"CANEMPECHEPASNICOLAS" :

(1) Le Parti Démocrate résulte de la fusion de l'ancien Parti communiste, acquis au "libéralisme", et d'une fraction démocrate chrétienne, la Marguerite.

Mattéo Renzi, lui se présente comme le "Obama" italien, et se situe (encore) plus à droite que Bersani...

Nichi Vendola se veut le "plus à gauche" au sein du Parti Démocrate...Reste à le prouver !

 

 

Tag(s) : #Europe
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