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TEXTE REPRIS SUR
LE BLOG DE DIABLO

et

canempechepasnicolas


 

 Mémoire de guerre et MANIPULATION

 

Du débarquement en Normandie

 

6-juin-1944.jpg

INFOS REPRISES SUR  Wikipédia

Commencée le 6 juin, la bataille de Normandie dura près de trois mois, c’est à dire beaucoup plus longtemps que ne l’avaient prévu les stratèges alliés.

  • 132 000 - Nombre de soldats alliés ayant débarqué le 6 juin 1944 à minuit
  •   40 000 - Nombre de soldats allemands répartis sur les secteurs de débarquement

Le 18 juin, le front s'étend sur une centaine de kilomètres

Si la bataille pour l’extension de la tête de pont est gagnée en une dizaine de jours, et le port de Cherbourg conquis de haute lutte fin juin, les difficultés commencent ensuite.

Juillet est le mois le plus noir pour les Alliés. Britanniques et Canadiens sont tenus en respect devant Caen par les divisions blindées allemandes. La ville n’est entièrement libérée que le 19. Pendant ce temps, les Américains piétinent dans le Cotentin, pris au piège de la guerre des haies et éprouvent les pires difficultés pour enlever Saint-Lô le 18 juillet.

 

à l'offensive de l'Armée rouge

totalement occultée

Opération Bagration

 

L’opération Bagrationpendant la Seconde Guerre mondiale, est une offensive d'été réalisée par l'Union soviétique du 22 juin au 19 août 1944, visant à nettoyer de toute occupation militaire allemande de Biélorussie (Russie blanche).

C'est la plus grande opération militaire de l'année 1944.

Elle se déroule sur un front de 1 000 km, les Soviétiques avancent de 600 km en deux mois.

On peut résumer cette opération en quelques mots : « Les Russes déferlent ».

Opération Bagration.

Pas un mot dans les médias français, en cette période d'anniversaire, sur  la plus grande opération militaire de l'année 1944, l'Opération Bagration, qui s'est déroulée simultanément avec la bataille de Normandie.

 A l'issue de cette offensive, la défaite totale du groupe d'armées Centre de la Whermacht, l'Armée soviétique avance de 600 kilomètres

 

Et dans les médias français, aujourd'hui, 

par Francis Arzelier

Les personnages et les événements sont ainsi transformés par la mémoire en mythes, réalités déformées, mises au service d'une idéologie ou d'une politique. La semaine de commémoration du 6 juin 1944 en Normandie, retransmise par les télévisions françaises, en était un exemple parfait,et même caricatural.

Les organisateurs, le Président Hollande, et les journalistes quasi-unanimes, ont peaufiné le mythe à qui mieux mieux. Notre monarque, en mal de popularité, à fait très fort pour sa part: le débarquement anglo-saxon du 6 juin aurait libéré la France, l'Europe, voire le monde. Peu importe pour ce conte de fées les réalités historiques, qu'il est bon de rappeler:


Depuis l'été 1941, l'URSS soutenait SEULE le choc de l'invasion allemande. Elle avait déjà en 3 ans perdu plus de 20 millions d'hommes. Durant ces années, les dirigeants Sovietiques n'ont cessé de demander à leurs alliés anglo-saxons l'ouverture d'un " Second Front " à l'Ouest: 170 divisions allemandes étaient face à l'Armee Rouge, et aux partisans soviétiques (Russes, Ukrainiens, Caucasiens, etc ), soit environ 80 pour cent des forces au service du Nazisme.


Les dirigeants occidentaux avaient jusque-là refuse un débarquement à l'ouest du continent, et s'étaient contentés de le faire en Afrique du Nord Petainiste. C'est seulement après la défaite allemande à Stalingrad qu'ils ont décidé l'operation de Normandie: on sait depuis que certains chefs occidentaux redoutaient de voir l'Armee soviétique arriver jusqu'à Berlin, seule : risque majeur pour l'après-guerre, selon Churchill et le général Eisenhower.


Il serait anormal de sous-estimer le courage des soldats États-uniens, Britanniques, Canadiens ou Australiens, qui ont débarqué le 6 juin en Normandie, au prix de lourdes pertes; car les bombardements préalables n'avaient pas réussi à détruire les défenses allemandes, mais seulement à écraser les villes autour de Caen, en y faisant des milliers de victimes civiles.


L'historien honnête doit réduire le Front Ouest-allemand à ses proportions réelles dans l'ensemble du conflit mondial: Les USA ont perdu durant la 2 eme Guerre mondiale environ

300 000 soldats, dont une partie dans la guerre du Pacifique contre le Japon.

Faut- il rappeler que 30 millions de citoyens soviétiques y ont perdu la vie, et que 80 pour cent des morts allemands sur tous les fronts sont tombes sur celui de l'est ?

 

Le discours du Président Hollande lors de la commémoration à été très loin dans le sens du détournement des faits historiques: par exemple en mettant en avant le Commando Kieffer, un groupe de militaires français engages dans l'armée britannique, alors qu'il n'a pas cité une fois le Général de Gaulle et les" Français Libres ",qui furent exclus du débarquement du 6 juin par les chefs anglo-saxons. Il a tu aussi le rôle primordial de la Résistance française, qui a permis.l'avancee des GIs vers Paris en s'opposant à la venue de renforts allemands depuis le Sud-Ouest français.

 

Mais le pire à été la conclusion du spectacle présente à la foule des invites, qui concluait en faisant de l'Union Europeenne la conséquence directe de la libération de 1944-1945 ! Robert Schumman, le père de la " petite Europe " anticommuste et antisovietique, que Jacques Duclos nommait " le Boche ",et dont De Gaulle dénonçait le pro-germanisme, à du en frétiller de surprise dans son cercueil. Obama,grand prêtre de l'impérialisme états-unien, a dégusté tout du long ces flagorneries à son égard en souriant et mâchouillant son chewing-gum !

 

Ce reniement des plus belles pages de la Libération de la France n'est pas le premier. En septembre 2013, le President Hollande, toujours en quête d'applaudissements, est allé discourir à Bastia, ou étaient célèbres les 70 ans de la Libération de la Corse des occupants italiens et allemands, à l'issue d'une insurrection populaire déclenchée par les dirigeants communistes du " Front National " résistant, sans l'assentiment des Alliés ni de De Gaulle. Le Préfet, organisateur au nom de la Présidence, avait prévu que le seul orateur après François Hollande, soit un général ( ! ) " au nom des combattants de 1943 " ! ! Il a fallu que les associations de Résistants menacent d'être absentes de la cérémonie dans de telles conditions, pour que soit convié à s'exprimer le dernier survivant du groupe dirigeant de l'insurrection antifasciste de l'été 1943. Greco dément, notre monarque impopulaire de 2014 n'aime pas les soulèvements populaires, qu'ils soient armes ou pacifiques. Les seuls insurgés qui vaillent à ses yeux seraient ils ceux, pro- occidentaux et pro- nazis qui ont imposé par la force leurs vues à Kiev? Ceux de nos lecteurs qui penseraient que ce billet coléreux mériterait d'être étayé, se reporteront à l'analyse détaillée de l'historienne Annie Lacroix-Riz, disponible sur le site du Collectif Polex ( " le débarquement du 6 juin 1944, du mythe d'aujourd'hui à la réalité historique " ).

 

Une remarque s'impose: la transformation en vérité révélée de telles distorsions de l'histoire, ne peut se faire qu'avec la collaboration assidue des médias audio-visuels. Orwell le disait il y a 60 ans: inutile pour les pouvoirs capitalistes de donner de quotidiennes directives aux journalistes charges de formater l'opinion; il suffit de bien les choisir....

 

Francis ARZALIER

 

Tag(s) : #Histoire
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