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INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO

Commun Commune

 

L’Union Européenne 

ne veut pas de nationalisations ? 
L’Union Européenne 

ne veut pas  que nous contrôlions nos échanges? 
Alors sortons en pour ouvrir d’autres choix que le chômage et la régression capitaliste à vie !


Du pouvoir de droite, le gouvernement et le président “socialistes” qui devaient “changer maintenant” n’ont changé que la musique et ont gardé les paroles : euro fort, austérité européenne, pouvoirs renforcés de la Commission de Bruxelles et fédéralisme européen … Les dirigeants du PS s’affolent et critiquent aujourd’hui l’austérité voulue par l’Europe soumise aux diktats d’A.Merkel. Encore une fois ce ne sont que des mots. Car dès l’automne ils ont pris soin de voter le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) qui est en réalité un pacte d’austérité conclu par les gouvernants européens contre les peuples. En mars, les députés « socialistes » du département de Seine-Maritime se sont félicités de l’accord Renault qui aboutit à de vrais reculs pour les salariés.  Puis ils ont voté l’ANI ( loi sur l’accord national interprofessionnel) réclamé par le patronat et supposé garantir l’emploi.  Ces soumissions successives n’ont pas empêché les fermetures d’usines.

Dans le département deux exemples industriels illustrent l’incapacité de l’Etat à assumer ses responsabilités. La nécessité impérieuse de nationaliser les secteurs décisifs de l’industrie et d’associer les salariés à la réflexion, aux décisions sur les stratégies des entreprises s'impose donc.  Car aujourd’hui, ce sont les travailleurs, et eux seuls, qui soutiennent l’intérêt national en  se battant pour leur outil de travail. Ces exemples démontrent également que toute politique industrielle doit s’accompagner d’une maîtrise de nos échanges commerciaux afin que ceux-ci soient contrôlés et mutuellement avantageux et non laissés à la libre domination des marchés.

Nationaliser pour maîtriser l’industrie, les emplois

et faire respecter les droits des travailleurs

Premier exemple, Renault et l'automobile: Les députés « socialistes » se félicitent de l’accord Renault. Or ce sont des emplois, de vrais emplois d’avenir qui disparaissent, plus de 8000 emplois auxquels s'ajoutent les emplois induits dans la sous-traitance.
 

Les salariés s’étaient battus avec la CGT, contre l’accord proposé.  A l’issue du conflit un travailleur de Renault Cléon, actif pendant les grèves contre l'accord compétitivité, s'est suicidé dans son atelier.  Dans une lettre adressée à la direction, il a mis en cause les pressions subies tant au niveau local que national, interpellant directement Carlos Ghosn sur sa responsabilité dans sa décision de mettre fin à ses jours. Il ajoute que le droit de grève n'est pas respecté, que le chantage est utilisé pour inciter les salariés à ne pas faire grève. 

Les responsables syndicaux le confirment.  Le climat est détestable dans l'entreprise.  L’Etat français est actionnaire de Renault à hauteur de 15%.  Il est de sa responsabilité d'intervenir pour faire respecter les droits des salariés. 
 

De même L'Etat  n'a pris aucune initiative contre les délocalisations au Maroc et les suppressions d’emplois dans l’automobile.  Or Renault a reçu plus de subventions depuis la privatisation que du temps de l’entreprise nationale, a promis pour cela de sauvegarder l’emploi mais ne respecte pas ses engagements.    

Renault a  servi de laboratoire pour l'accord national interprofessionnel (ANI), en réalité accord pour une précarité généralisée et des licenciements plus faciles.  C'est aussi un laboratoire pour PSA qui rêve aujourd'hui d'un accord de compétitivité similaire avec encore moins de temps libre pour encore moins de salaire pour les salariés. En pratiquant le chantage à l'emploi et la concurrence entre les salariés.  Tout comme Carlos Ghosn a mis en avant l'accord conclu en Espagne, PSA peut se vanter d'avoir délocalisé dans un pays, la Slovaquie, où le Smic est à 327 euros par mois.  Même pas de quoi s'acheter la 208 qui y est fabriquée.  D'ailleurs celle-ci est destinée essentiellement à l'exportation, notamment vers l'Allemagne.  De quoi faire taire les revendications des salariés de l'automobile en Allemagne et en France. 

Ce sont des pratiques de truands et de maffieux inadmissibles dans un Etat démocratique.  Il faut y mettre fin. Renault doit être nationalisé, comme l’ensemble de l’industrie automobile.

Deuxième exemple, le raffinage : La Shell s’est débarrassé de Petroplus pour favoriser sa liquidation.  L’entreprise Petroplus doit être nationalisée, tout comme l’ensemble du raffinage et du secteur de l’énergie.  Il en va à la fois de l’emploi, de l’industrie et de l’indépendance nationale. 

Le PCF et le Front de gauche réclament la nationalisation du site de Petit-Couronne.  Nous nous battrons pour tout ce qui va en ce sens, pourvu que la nationalisation soit complète et durable.  Noël Levillain, maire PCF de Tourville la Rivière, réclame la nationalisation de l’ensemble du secteur de l’énergie.  C'est  plus clair que le “pôle public de l’énergie”.  Ce dernier en effet promeut une économie mixte qui ne permet pas une maîtrise publique de l'énergie puisque les intérêts privés y sont encore présents. 
Aujourd'hui, dans l’immédiat, la CGT réclame la réquisition du site en rappelant que c'est possible et que cela a déjà été fait en France.  Pourquoi pas ?  A condition que ce ne soit pas pour revendre ensuite, après avoir investi sur le site, à des  fonds de pension ou à des actionnaires qui ne rêvent que de taux de profits à deux chiffres. A condition que les salariés aient leur mot à dire.  Cela ne sera possible qu'avec une nationalisation ou socialisation de l'entreprise.  Ce sera plus sérieux et plus crédible que la politique industrielle menée aujourd'hui par le patronat en France.

L’UE ne veut pas de nationalisations ?  Alors sortons en pour ouvrir d’autres choix que le chômage et la régression capitaliste à vie !

Contraindre à relocaliser 
Protéger notre industrie

Il faut taxer les produits importés en France: une taxe anti-dumping social et une taxe proportionnelle à la distance parcourue et au mode de transport. Les marchés publics doivent intégrer des critères sociaux et environnementaux favorisant les productions locales et nationales (coût énergétique, impact sur l’emploi…).  Les aides publiques aux entreprises ayant délocalisé tout ou partie de leur production doivent être annulées et remboursées1.

Il faut remplacer le libre-échange capitaliste par la coopération internationale.  Celle-ci doit être basée sur des échanges égaux définis dans des accords bi-latéraux.  En attendant, il faut taxer les produits qui concurrencent ceux qui sont fabriqués en France.  Cela concerne l’automobile.  Cela concerne également les produits pétroliers transformés ailleurs et  réimportés en France.

Le député socialiste G.Bachelay préconise cela … pour l’Europe!  Il sait très bien que Merkel et la commission de Bruxelles n’accepteront jamais.  Que l’on commence par le faire pour la France! Qu'il propose et vote au Parlement une loi allant en ce sens ! 

L’UE ne veut pas que nous contrôlions et protégions notre industrie ?  Alors sortons en pour ouvrir un autre avenir que la concurrence des salariés entre eux  et leur vie saccagée pour les profits des actionnaires !

 

1 Propositions du M'Pep : "Relocaliser et combattre les délocalisations" que nous reprenons ici.  Voir le site du M'Pep: M'pep

 

Source : Action Communiste Haute-Normandie 

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