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Vendredi 30 novembre 2012

 

Les schémas de mise en œuvre du programme du Pentagone pour 2020 se fondent sur la notion de guerre diffuse, une guerre d’ingérence, une guerre de l’ombre, une guerre qui se fonde sur les forces de répressions des pays concernés… une guerre aussi de propagande et d’infiltration qui excelle à semer la zizanie dans les forces d’opposition d’un pays donné, les rendant impuissantes par implosion en groupuscules opposés qui se déchirent.

 

J’ai publié récemment quelques textes qui mettent en lumière ces mécanismes principalement à travers cette invasion silencieuse de l’Amérique Latine et la reprise des coups d’état ou tentative de coup d’états dans les pays socialistes de la région. Ces textes nous montrent également sles nouveaux modes d’action de l’ingérence et de la colonisation.

 

Nous retrouvons des processus similaires au Yémen… La mise sous tutelle des EU des « gouvernements faibles » fait partie de ce programme officiel. Ce qui l’est moins ce sont toutes les méthodes de déstabilisation et de provocations et d’intensification des divisions entre les différentes tendance politiques, religieuse, ethnique… d’un pays (bref tout ce qui est susceptible d’atomiser la population, demonter les individus ou les groupes les uns contre les autres) qui sont mises en œuvre pour que le gouvernement cible puissent être déclaré « faible » au moment opportun.

 

Nous l’avons vu avec Lugo au Paraguay, nous le voyons actuellement au Pérou… mais pouvons-nous affirmer que de tels processus ne sont pas  l’œuvre dans nos démocraties occidentales cacochymes ? Evidemment non, on en retrouve les traces et les manifestations de la confusion-division à tous les détours du net… en particulier dans les échanges de commentaires.  Ou dans l’invention de catégories stigmatisantes qui n’ont aucun sens, aucune base concrète, réelle comme ce fameux rouge-brun qui a permis par exemple de disqualifier René Balme, non en regard d’une action concrète, mais sur un simple procès d’intention ou... ou... ou ...

 

Et cela marche parce que le procédé joue sur un vieux fond de mauvaise conscience… les réactions émotionnelles, qui prennent racines dans des inconscients collectifs glauques,  de ce genre ne manquent pas. 

 

Et les conquérants en profitent pour semer la zizanies et confisquer les ébauches de révolution des mains de ceux qui menacent vraiment le système en les noyant dans des déluges de confusion, faisant monter des tension jusqu’à la guerre civile, comme en Syrie… quoi de plus pratique que la situation actuelle pour liquider en loucedé tout ce que le pays compte d’opposants potentiels ou avérés à l’impérialisme.

 

Nous remarquerons que dans le texte qui suit Al-Qaïda assume sa casquette d’épouvantail, alors que dans le conflit Syrien, cette organisation porte celle de liquidateurs au service de l’Empire… confusion… ni sens, ni éthique… juste la convoitise en acte à une intensité jamais atteinte… inimaginable même il y a quelques décennies… soumettre le monde entier , réserve « naturelle » des intérêts des « Etats-Unis » à la volonté de quelques-uns. Et nous retrouvons un acteurà présent clairement reconnu de l'ingérence "étasunienne", l'USAID...

  

Al-Ajbar (edición en lengua inglesa)

 

 


 

 

 

 L’ambassadeur des Etats-Unis au Yémen : le nouveau dictateur.

 

L’ambassadeur des Etats-Unis agit toujours d’avantage comme gouverneur avec l’acquiescement des groupes politiques qui s’affrontent et des chefs militaires yéménites.

 

Son excellence l’ambassadeur des EU, Gérald Feierstein, arriva à la résidence de l’ambassadeur d’Italie pour assister à une réception donnée pour la fête nationale italienne. Il cheminait, le sourcil froncé, ignorant le reste des invités, et se dirigea dans un coin du jardin avec un verre de vin rouge à la main. Immédiatement, une bande de hauts fonctionnaires yéménites coururent vers lui dans le désir de l’entretenir des problèmes que posent la gestion de leurs départements respectifs.

 

La scène représente un microcosme illustrant la manière par laquelle  ce pays est sous tutelle imposée depuis que fut obtenue une « solution consensuelle » à la crise politique qui entraîna tant le départ du président Ali Abadala Saleh - selon les termes de la nommée « Initiative du Golfe » - qu’une ferme ligne rayant la révolution dirigée par les jeunes yéménites.

 

Ce même ambassadeur des EU apparu sur les écrans de la télévision yéménite dans une entrevue sur le canal estatal déclarant que “nous n’allons pas permettre” la libération du journaliste emprisonné Abdel Itah Saeh, qui fut condamné à 5 ans de prison pour avoir dénoncé l’assassinat de 35 femmes et enfants, tués  par le bombardement d’un drone US en décembre 2009. Feierstein raconta que Shaeh entretient des liens importants avec al-Quaïda et qu’il représente une menace pour le pays.

 

Avec cela, il rejette pour la seconde fois, la grâce présidentielle que le respecté journaliste avait obtenue de Saleh avant que ne se déroule la révolution de l’année passée. La première fois, un bref appel téléphonique du président Barack Obama suffit pour que Saleh mette son pardon de côté et maintienne Shaeh derrière les barreaux.

 

Les EU et leur envoyé ne s’en tinrent pas là. Quand les journalistes yéménites organisèrent une manifestation devant l’ambassade US pour protester contre ce qu’avait déclaré l’ambassadeur au sujet de leur collègue emprisonné, ils virent des véhicules qui s’utilisent pour le transfert de prisonniers entrer dans l’enceinte de l’ambassade. On apprit plus tard que ces véhicules transportaient des suspects de terrorisme depuis la proche prison centrale pour qu’ils soient interrogé à l’intérieur du complexe sous la supervision des experts en terrorisme du FBI.

 

Le degré d’ingérence étasunienne est souligné en plus par la publication dans les pages web locales et étrangères de lettres interceptées que l’ambassadeur des EU au Yémen adresse au ministre de l’intérieur, Abdul Qadir Qahtan, lui donnant des instructions pour qu’il fasse certains changements dans le personnel de sécurité, changements qu’il présente comme nécessaires pour contribuer au maintien la paix civile dans le pays. Cela ne laisse aucun doute quant au fait que Feierstein a assumé un rôle de gouverneur de fait au Yémen, faisant pression en faveur du progrès mais seulement sous la forme que lui jugeait pertinente, celle qui n’entre pas en contradiction avec la politique générale des EU au Yemen, on présume.

 

L’ambassadeur des Eu n’eut aucun scrupule à faire une visite la semaine dernière à Zinyibar, dans la province de Abiyan, accompagné par l’administrateur de la USAID, pour inspecter l’état de la ville après que l’armée yéménite expulse avec succès les forces de Ansar-al-Sharia. Le groupe affilié à Al-Qaïda contrôle la région depuis presque un an, imposant sa version de la sharia islamique et ses châtiments. Il y eu des manifestations silencieuses de la part de groupes politiques du pays pour protester contre le caractère non-diplomatique de la visite mais aucune condamnation explicite.

 

Personne ne s’y est opposé. Tous les responsables politiques concernés en sont venus à considérer les interférences de Feierstein et le statut de soumission du Yemen comme un fait normal.

 

L’analyste Qaderi Ahmad Haidar dit que le pays est tombé en effet sous l’administration fiduciaire des EU, à cause de l’Initiative du Golfe et des mécanismes mis en œuvre  pour l’appliquer. « C’est une image lamentable et déplorable que nous voyons aujourd’hui » déclara-t-il à Al-Abjar. « Nous ne nous attendions pas à ce que la pure révolution de la jeunesse se termine ainsi »

 

Les déclarations de l’ambassadeur étasunien sont continuelles et éloignées des normes basiques qui régissent les relations diplomatiques entre état.

Il apparait constamment dans tous les médias pour discuter, expliquer et éclairer certains aspects du quotidien yéménite comme s’il était le président non déclaré du pays.

 

Au cours d’une récente apparition, il déclara : “Nous sommes à présent dans la seconde phase de l’Initiative du Golfe… j’ai rencontré le président hier…. Nous pensons que tous devraient participer au Dialogue National… Le Président Obama a émis un ordre exécutif qui nous permet de châtier les individus ou groupes qui font obstruction à l’application de l’accord (de l’Initiative du Golfe)… Nous travaillons à restructurer l’armée et les forces de sécurité… Nous sommes satisfaits de ce que nous avons obtenu jusqu’ici… Nous sommes dans le bon chemin. »

 

L’usage de la première personne quand il parle des affaires yéménites a choqué Muhhamad Ayesh, éditeur du périodique indépendant Al-Anwali. Il l’utilise non seulement pour agir comme « gouverneur » du Yémen, sinon comme le dirigeant qu’une révolution a propulsé à la position la plus importante du pays. « Les classes politiques et militaires ont complètement livré les affaires du pays à des puissances mondiales, et puis ils se sont occupé de leurs luttes intestines », commente Ayesh. Il signale que les factions du pays furent incapables de parvenir à un accord pour démonter les barricades et pour évacuer les forces  armées des grandes villes sans l’intervention de l’ambassadeur des EU.

 

Le journaliste et analyste politique Mansur Hael accorde que la faiblesse et la fragmentation des groupes politiques du pays sont les principales responsables de ce que l’ambassadeur des EU se soit converti en “chef de la salle des opérations politiques et de sécurité du pays”, et de ce que lui soit accordé effectivement le dernier mot dans une série de problèmes internes.

« Les yéménites ont fini gouvernés par un état de division horizontal et vertical. Le gouvernement d’unité nationale est divisé, et il y a des divisions entre les organisation de la société civile et les partis politiques », soutient Hael, qui édite le périodique Al-Tayammu.

C’est ce qui permet que l’ambassadeur des Etats-Unis contrôle tous les ressorts du pays.

2012-07-02

Fuente original: http://english.al-akhbar.com/content/us-ambassador-yemen-new-dictator

Source espagnole : Rebelion. El embajador de Estados Unidos en Yemen: el nuevo dictador

Traduction française Anne Wolff

 

Tag(s) : #Contre l'impérialisme
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