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Sauvons l'Ecole

L'impossible "un sur deux"

dans l'Education nationale 

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In ActeursPublics.com

 

En 2009 et 2010, le ministère de l’Éducation nationale a supprimé 22 989 postes au lieu des 29 500 prévus en loi de finances initiale, soit 22 % de moins. Un signe que le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux parmi les enseignants bute sur la réalité du terrain.
 

Ce n’est pas le genre de chiffres que l’on claironne sur les toits rue de Grenelle. En 2009 et 2010, le taux de non-remplacement des départs à la retraite dans l’éducation nationale a été largement en dessous du “un sur deux” de rigueur.

Selon les chiffres communiqués au Sénat par le gouvernement en novembre 2010, 9 989 emplois ont été supprimés en 2009, contre 13 500 annoncés, et 13 000 en 2010, contre 16 000 prévus. Soit respectivement 32 % et 40 % des départs en retraite observés au cours de ces deux années.

 

En fait, depuis l’entrée en vigueur de la règle imposée par Nicolas Sarkozy, chaque exercice budgétaire vire au casse-tête au ministère de l’Éducation nationale. D’abord parce que, comme dans les autres administrations, les hypothèses de départs en retraite se sont révélées au-dessus de la réalité. En 2009 et 2010, elles étaient surestimées en moyenne de 4 700 emplois à chaque fois. Et comme le nombre de places aux concours était déjà décidé, le ministère n’a pas pu réaliser les suppressions d’emplois prévues.

Amortisseur

Plus profondément, certains hauts fonctionnaires du ministère doutent de la possibilité de tenir sur la durée le rythme exigé par le gouvernement. Sans réforme de fond touchant aux programmes, aux options ou au nombre d’heures de cours, le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux jusqu’en 2013 est tout bonnement impossible, confie un ancien directeur. En juin dernier, quelques recteurs auraient d’ailleurs prévenu le directeur de cabinet du ministre que les suppressions de postes envisagées en 2011 dans leurs académies seraient extrêmement compliquées à effectuer.

 

Déjà, en 2010, le ministère a profité à plein de la réforme de la formation des jeunes enseignants pour réduire ses effectifs de 13 000 postes. En faisant passer le nombre d’heures assurées par les professeurs débutants de six à dix-huit heures, la réforme a en effet créé un formidable amortisseur pour compenser les départs en retraite.

Mais la ficelle ne fonctionne que sur une seule année.

 

Tag(s) : #Education nationale
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