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Une conférence va se dérouler à Bruxelles,
le 25 février, sur le thème :

"Médias juifs en Europe : Défis et Opportunités".

 

S’agit-il d’une provocation d’un dangereux groupe extrémiste antisémite ?

 

Non, cette manifestation est organisée par l’European Jewish Press (EJP).

 

Sur Blog drzz .info, Ftouh Souhail considère que : « Cet événement constituera une opportunité unique de discuter de questions d'intérêt commun aux médias juifs en Europe».

Et de développer son propos :

« Il est indéniable que le rôle de  ces médias devient primordial. Dans un  moment  où l’embrasement de l’antisémitisme s’amplifie à toutes occasions et menace à nouveau le peuple juif et Israël, il  est temps de songer sur le rôle que devrait jouer les médias juifs en Europe pour faire face à la propagande mensongère des  média moyen-orientaux  qui envahissent l’Europe  (comme la triste Aljazzira) et certains « humoristes » qui  distillent sans retenue et impunément la haine des juifs ».

Ftouh Souhail précise :

« Le 11 février 2010, un rapport de l’Institut de recherches Reut  de Tel-Aviv sur les questions économiques et sociales a été présenté au gouvernement de Benjamin Netanyahu. Ce rapport  précise qu’« Israël est confronté à une campagne mondiale de délégitimation visant à l’isoler et occulter son caractère juif et démocratique »

“La diabolisation d’Israël (…) vise à nier sa légitimité et à le présenter comme une entité coloniale associée à des pratiques nazies, à l’apartheid ou au racisme”, écrit ce rapport.

Les militants du réseau - « delegitimizers » - selon le rapport, sont relativement marginaux : les jeunes, les anarchistes, les migrants et les militants politiques radicaux. Bien qu’ils ne soient pas nombreux, ils élèvent leur représentation grâce à l’aide de campagnes publiques et de la couverture médiatique, indique encore le rapport ».

 

Et d’ajouter :

« Le rapport met notamment en cause un réseau mondial d’individus, d’associations et ONG pro-palestiniennes, arabes ou musulmanes souvent liées à la gauche “dont le dénominateur commun est de présenter Israël comme un Etat paria et de nier son droit à l’existence”.

Il fustige notamment “des manifestations hostiles aux représentants israéliens dans des universités étrangères ou sur les stades, des appels au boycottage des produits fabriqués en Israël, ou encore des tentatives visant à arrêter et poursuivre en justice à l’étranger des responsables” de l’Etat hébreu ».

 

En clair, les dirigeants de Tel Aviv commencent à mesurer l’ampleur du discrédit qui pèse sur l’Etat d’Israël. Ils évaluent négativement pour eux, le poids et l’efficacité des campagnes, qui visent la politique raciste et colonialiste menée par cet Etat : l

Aussi, les responsables sionistes réagissent.

 

Ils « recommandent notamment « d’utiliser les ambassades à l’étranger pour créer des réseaux de gens capables de répondre aux attaques » 

Reut recommande la création d’un contre-réseau, dans lequel les ambassades d’Israël serviront de "bases avancées."

 

Les diplomates d’Israël à l’étranger, de leur côté, doivent lutter contre les tentatives visant à délégitimer le pays. "La combinaison d’une grande communauté musulmane, d’une gauche radicale influente, de médias de langue anglaise et un centre universitaire international font de Londres un terrain fertile pour la délégitimation d’Israël", déclare Ron Prosor, l’ambassadeur israélien à Londres.

Nathan Chtcharansky, président de l’Agence juive  a fait savoir Israël fait face à une campagne mondiale visant à le délégitimer. Il s’agit d’une véritable guerre, qui menace nos intérêts stratégiques, et il faut rendre coup pour coup”. (Source JSSNEWS)

 

Dans des propos rapportés le 12 février  par le Jérusalem Post, un responsable du ministère des Affaires étrangères, Ido Aharon, a de son côté affirmé “qu’il faut tenter de rectifier l’image d’Israël ”.

 

Le vice ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a résumé cette situation  en quelques mots   « Nous sommesen pleine guerre diplomatique pour l’opinion ». 

 

C’est dire l’inquiétude du gouvernement israélien !

 

Mais une question se pose : les « médias juifs » européens sont-ils au service de l’Etat hébreu ? Sont-ils, comme les ambassadeurs d’Israël, les vecteurs zélés de la politique décidée à Tel Aviv ?

On pourrait le croire.

La mobilisation des médias européens, qui se disent « juifs », laisse penser que ceux-ci se considèrent d’abord comme des citoyens de l’Etat d’Israël, et non pas des journaux libres de leurs jugements. Ils reconnaissent obéir aux directives d’un Etat étranger, tels de simples fonctionnaires.

Cette attitude n’est-t-elle pas de nature à alimenter dangereusement l’antisémitisme, par ailleurs, dénoncé avec justesse, comme une menace ?

 

D’un autre côté, cette mobilisation médiatique israélienne confirme l’inquiétude profonde des milieux dirigeants de ce pays face à la campagne de vérité, menée contre leur politique raciste, militariste et aventurière.

Les « vrais défis » relevés par la « Conférence des médias juifs en Europe » confirment la crainte de voir l’Etat d’Israël mis au ban de l’opinion mondiale.

 

Raison de plus pour poursuivre et accentuer la campagne de solidarité avec le peuple palestinien, pour la destruction du « mur de la honte » qui prive de liberté les Palestiniens de Cisjordanie, et la levée du siège militaire, de Gaza.

Il est urgent d’agir pour le droit à la souveraineté pleine et entière de la Palestine, contre la politique terroriste d’agression et d’apartheid menée par Tel Aviv, pour imposer la destruction du « mur de la honte » et la levée du blocus, imposé aux habitants de Gaza.

 

Telle est la morale de l’Histoire.

 

Tag(s) : #Contre l'impérialisme
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