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Les européens n’aiment pas l’UE...
L’UE n’aime pas la liberté d’expression
vendredi 2 juillet 2010
 
L’effondrement du système pourrait déboucher sur l’avènement d’un nouveau monde, pour peu que les citoyens parviennent à reprendre leur destin en main, ce qui implique tout d’abord qu’ils puissent s’exprimer. Dans les anciennes démocraties, les élections sont devenues des sit-coms, les médias sont contrôlés par des groupes financiers, les gouvernants sont complices... reste l’Internet.

 

Des deux côtés de l’Atlantique, supprimer le seul canal d’expression libre est devenu LA priorité. Aux USA, on y va franchement, avec une loi qui annonce clairement la couleur  tandis qu’en Europe, la méthode est beaucoup plus fine : c’est sous couvert de lutter contre la pédo-pornographie, d’assurer l’égalité des européens qu’on chemine vers la suppression de la liberté restante.

 

Les députés européens ont œuvré en ce sens en adoptant la déclaration n°29. Présenté comme un instrument de lutte contre la cybercriminalité, discrètement, ce texte oblige les moteurs de recherche à conserver des données.

Selon l’euro-député Françoise Castex, "

Il instrumentalise de la lutte contre la pédopornographie pour faire voter des lois enfreignant les libertés fondamentales, et ensuite les étendre, par exemple, au cadre de la propriété intellectuelle."

 

Il comporte deux points :

- le premier propose la création d’un Système d’Alerte Rapide Européen (SARE), soit un moyen coordonné entre les États membres pour combattre la pédo-pornographie et le harcèlement sexuel. C’est ce point qui a été mis en avant soutenu par une majorité d’eurodéputé (entrainant leur signature).

- le second “invite le Conseil et la Commission à mettre en œuvre la directive 2006/24/CE en l’étendant aux moteurs de recherche pour contrer avec rapidité et efficacité la pédo-pornographie et le harcèlement sexuel en ligne”.

 

Or, la directive 2006/24/CE à laquelle il est fait référence, concerne la conservation des données.

Ce point sur l’extension de la rétention des données n’est indiquée nulle part sur les prospectus distribués à l’ensemble des députés et sur le site smile29 (apparenté à la déclaration 29), ce qui est malhonnête intellectuellement

commente Françoise Castex qui, depuis, a retiré son nom de la liste des signataires.

 

Les dangers de la directive 2006/24/CE

 

La directive 2006/24/CE a été adoptée au cours de la législature précédente, après une forte pression du Conseil, et malgré une opposition de la Commission des Libertés civiles. L’application d’une telle directive, notamment tel que semble le prévoir la Déclaration 29, pourrait amener à la conservation des mots-clés, ce qui porterait directement atteinte aux libertés fondamentales des internautes. Tout comme le filtrage prévu par la directive, et sur lequel le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a émis un avis très critique quand à son impact sur les droits fondamentaux à la vie privée et à la protection des données.

 

Sous couvert de lutter contre la pédo-pornographie, il y s’agit donc d’une tentative pour restreindre nos libertés fondamentales

Non  à l’instrumentalisation de la pédo-pornographie à des fins liberticides !
Tag(s) : #Europe
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