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B2Bruxelles 

Le premier blog –

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à la Politique étrangère de l'UE et l'Europe de la Défense

FÉV 22, 2012

(BRUXELLES2)

Les 27 ambassadeurs du Comité politique et de sécurité n’ont, finalement, pas réussi à se mettre d’accord sur toute la palette de sanctions prévues contre la Syrie. Les ambassadeurs du Coreper doivent encore se prononcer sur la question ce jeudi (23 février). Entre les deux, les évènements à Homs, notamment avec la mort de deux journalistes — un Français et une Américaine travaillant un quotidien britannique — pourraient changer la donne et conduire à durcir le ton, en particulier à Paris comme à Londres.

 

Les 27 ministres des Affaires étrangères devraient déjà lundi (27 février) bien prendre la décision de geler les avoirs de la Banque centrale syrienne et d’interdire les transactions sur l’or, les métaux précieux et les diamants que l’institution officielle mène sur les marchés mondiaux. Cette interdiction engloberait – si j’ai bien compris :-) – les transactions menées directement ou par un intermédiaire (ce qui est souvent le cas) mais pas les transactions privées.

Parallèlement, la « liste noire » de l’Union européenne devrait s’enrichir de 7 nouveaux noms, qui se verraient interdire de visas et de gels des avoirs.

Embargo sur le fret aérien

Ils devraient aussi interdire le fret aérien, en provenance de Syrie, s’il est assuré par des compagnies syriennes et à destination de l’Union européenne. Le transit de passagers restera possible, en revanche (par fret, on entend les marchandises. Il suffirait alors que l’avion comporte des passagers pour ne pas être interdit, mais pourra-t-il alors débarquer sa marchandise…). Cette mesure n’est cependant pas accompagnée de mesures de force – interdiction de survol, faute de résolution des Nations-Unies en ce sens.

Pas d’interdiction des phosphates

En revanche, l’interdiction de l’importation de minerais de phosphates syriens s’est heurtée à la réalité économique. La Syrie figure dans le top 10 des producteurs de phosphates. Et plusieurs pays européens dépendent de ces importations sans alternative immédiate possible. La Grèce notamment a demandé que soit retirée cette mesure.

 

Tag(s) : #Europe
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