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INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE JACQUES TOURTAUX

LA CGT RECENSE 50 000 SUPPRESSIONS DE POSTES.

Mais que préconise la centrale syndicale

(et L'Humanité), 

pour mettre en échec la stratégie patronale ?

 

Dans l'Humanité, :
les plans sociaux s’invitent à la table

 

  • La CGT recense 50.000 suppressions de postes. Pour preuve, un document remis à Jean-Marc Ayrault, mardi, lors des rencontres avec les syndicats.

    A lire dans notre édition:

  • Les syndicats à Matignon, pas à reculons
  • "Il faut bloquer tous ces licenciements, le point de vue de Bernard Péricaud, président PCF de la commission économique du Nord-Pas-de-Calais
  • Tour de chauffe pour François Hollande
  • Retraite: la portée du décret
  • Le Medef met la pression
  • et aussi: les plans sociaux s'invitent à la table

50 000 : c’est l’estimation du nombre d’emplois aujourd’hui menacés, d’après un premier recensement des « plans sociaux » effectué par la CGT et remis hier par Bernard Thibault au premier ministre, lors des rencontres de Matignon.

Les leaders des cinq syndicats représentatifs (CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC) et des trois organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) sont arrivés les bras chargés de dossiers pour rencontrer, chacun à leur tour, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et ses ministres du Travail, de la Fonction publique, des Affaires sociales et du Redressement productif.

Une première étape ayant pour objet de trouver un accord sur la méthode, le calendrier et les sujets qui seront abordés lors de la conférence sociale. Avec la volonté d’inscrire dès aujourd’hui la rupture :

« La négociation sociale va poser cette question : comment on fait en sorte de remettre du lien, de recoudre un pays qui a été abîmé », a ainsi expliqué Benoît Hamon, ministre de l’Économie sociale et solidaire. Il ne devait y avoir aucune annonce à l’issue de ce premier round, « contrairement à ce qui se faisait sous le précédent quinquennat », le but étant, selon Matignon, « d’écouter les partenaires sociaux sur les sujets qui doivent être discutés ».

L’ordre du jour a été quelque peu bousculé par la vague de plans sociaux qui s’annoncent. C’est d’ailleurs ce dossier que la CGT a mis en avant, en préparant une liste noire non exhaustive de 50 000 emplois menacés dans 55 entreprises, qu’elle a remise à Jean-Marc Ayrault, et que l’Humanité s’est procurée.

Un recensement « des plans sociaux, redressements et liquidations » effectué par les fédérations CGT qui « montre que ce que l’on avait craint – c’est-à-dire l’existence de consignes pour ne pas annoncer de plans sociaux avant la présidentielle – se vérifie », soulignait lundi Mohammed Oussedik, en charge de l’industrie à la CGT.

La liste intègre des PME, des groupes, plusieurs secteurs d’activité, les entreprises les plus connues : PSA, Petroplus, Carrefour, comme les moins connues : Mia Electric, Société languedocienne de planification, les laboratoires Fournier… Mais elle ne tient pas compte de l’ensemble des procédures de sauvegarde prononcées par les tribunaux, notamment pour entreprises de moins de 10 salariés.

De la même façon qu’elle « ne prend pas en compte les 35 000 emplois perdus dans le BTP sous forme de départs volontaires et ruptures conventionnelles », précise le secrétaire confédéral en insistant sur cette forme « déguisée » de licenciements qui représentent le double des licenciements économiques.

Jusqu’à 90 000 emplois en danger

Au total, la CGT chiffre la saignée de l’emploi dans les semaines qui viennent à plus de 90 000 postes. L’ampleur du dossier a conduit Jean-Marc Ayrault à associer aux rencontres d’hier Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, dont la présence n’était pas initialement prévue.

Les annonces du gouvernement en la matière sont encore à venir. La proposition d’une banque publique d’investissement, fer de lance de la future politique industrielle dressée par François Hollande, reste encore à définir, tant sur les moyens que sur les objectifs.

Tout comme le « plan de reconquête industrielle », sur lequel planche Arnaud Montebourg, qui doit arriver « dans les semaines qui viennent » sur le bureau du premier ministre.

Les syndicats ont déposé leurs revendications (voir ci-contre). Mais la gravité et l’imminence des menaces sur l’emploi appellent à des mesures radicales.

Saisi par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, de la demande d’un moratoire sur les licenciements jusqu’à « l’entrée en vigueur de la nouvelle Assemblée nationale » et l’inscription « en priorité à l’ordre du jour de la session parlementaire des mesures antilicenciements et des mesures de relance industrielle »,

Jean-Marc Ayrault renvoie à après les législatives les « mesures précises sur les licenciements boursiers ». De Technicolor Angers à ArcelorMittal-Florange en passant par Fralib, les nombreuses mobilisations en cours contre les PSE disent assez l’urgence de traduire les intentions en actes.

Clotilde Mathieu

 

http://www.humanite.fr/social-eco/les-plans-sociaux-s%E2%80%99-invitent-la-table-497533

 

Tag(s) : #Lutte de Classe
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