Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 11:30

CHINE

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La Chine importe 10,93 millions de tonnes de pétrole brut via l'oléoduc Chine-Kazakhstan

Copyright © Chine Nouvelle (Xinhua)  

 Xu Yongchun, le 02-02-2012 

 

 

L'oléoduc Chine-Kazakhstan, premier oléoduc transfrontalier de la Chine, a permis à cette dernière d'importer 10,93 millions de tonnes de pétrole brut au cours de l'année 2011, ont annoncé jeudi les autorités de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest).

L'an dernier, les importations de pétrole  brut via cet oléoduc ont augmenté de 10,3% sur un an, atteignant leur croissance record depuis son entrée en opération en juillet 2006.

D'une longueur de 1 200 km, il part de la ville d'Atasu au Kazakhstan pour rejoindre la société pétrolière Dushanzi, filiale de la Petrochina, via la passe d'Alataw au Xinjiang.

Le volume du pétrole transporté par cet oléoduc a crû en moyenne de 20% par an, avec un volume total importé ayant dépassé les 40 millions de tonnes décembre 2011.

 

 

HISTORIQUE DE CET OLEODUC

 

Le Kazakhstan fait, depuis 1997, l’objet des attentions de la politique d’investissement de Pékin dans le domaine de l’énergie. L’idée d’un oléoduc de longue distance entre ce pays et la Chine était en germe depuis 1997. Ce pipeline a été inauguré le 15 décembre 2005 entre Atasu, dans la région de Karaganda, et Alashankou, dans le Xinjiang chinois, moins de seize mois après le lancement des travaux de pose (9) ; le 25 mai 2006, le pétrole a commencé à s’écouler à travers cette canalisation de 1 240 kilomètres, dont la capacité annuelle initiale devrait être de dix millions de tonnes. Cet événement a été commenté comme un symbole, comme le « chaînon manquant » de la politique chinoise en Asie centrale et comme l’aboutissement d’une puissante stratégie d’investissement dans la région.

La liaison Atasu-Alashankou devrait être complétée, en 2011, par un tronçon reliant Kenkiyak, dans l’ouest du Kazakhstan, à Kumkol, au centre du pays, ce qui permettrait de relier directement à la Chine les gisements des rives de la mer Caspienne ; elle atteindrait alors une longueur de 3 000 kilomètres, en incluant le tronçon qui reliera en 2008 Alashankou à la nouvelle raffinerie chinoise de Dushanzi, en cours de construction. Les responsables de la compagnie d’État KaiMunaiGaz réfléchissent à la pose d’un gazoduc vers la Chine, qui pourrait être opérationnel en 2008 et courrait parallèlement au nouvel oléoduc.

Le Kazakhstan devrait servir de trait d’union entre la Russie et la Chine, puisque l’oléoduc Atasu-Alashankou est utilisé par intérim par la compagnie russe Transneft, avant l’entrée en service de l’oléoduc Sibérie-Pacifique dont il sera question ci-après. En avril 2006, 300 000 tonnes de pétrole russe avaient déjà été acheminées à travers le pipeline sino-kazakh, par lequel devraient transiter 1,3 million de tonnes par an.

Le 3 avril 2006, Hu Jintao et son homologue turkmène S. Niyazov ont signé un accord prévoyant la délivrance de gaz turkmène à son voisin chinois et la pose d’un gazoduc qui aboutirait à Urumqi, à échéance 2009, approvisionné par les gisements exploités en commun sur la rive droite du fleuve Amu Darya (10). Ce projet requerrait la coopération de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan, dont ce tuyau devrait traverser les territoires et pourrait ainsi accroître l’interdépendance entre ces quatre pays d’Asie centrale.

 

Par Jean Lévy - Publié dans : international
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