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Le chômage frôle les 4 millions et augmente de nouveau dans la construction

Traduction  et introduction AC pour
http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



4 millions de chômeurs soit 20% de la population active: le chiffre se suffit à lui-même.


Il symbolise à lui seul la faillite du capitalisme espagnol, vanté par les idéologues néo-libéraux comme un des modèles à suivre: précarisation maximale du travail et remise en cause de la protection social, casse de l'appareil productif et accent mis sur des secteurs instables et non-productifs, bas salaires et syndicats de compromis « pragmatiques ».


Pas de contre-sens, ce modèle n'a pas été développé par l'ancien franquiste Suarez Gonzalez début des années 1980 ou par le post-franquiste Aznar fin des années 1990. C'est bien le socialiste Felipe Gonzalez, premier ministre de 1982 à 1996, qui a mis en place ce modèle espagnol comptant sur deux appuis de taille:
un à l'extérieur du pays, l'Union Européenne qui a patronné et loué l'initiative de Gonzalez le socialiste européiste;
l'autre à l'intérieur, c'est le syndicat réformiste de l'UGT qui maintenait la paix sociale pendant que le premier ministre découpait les acquis sociaux, cassait le code du travail et démantelait l'industrie nationale.


Que les socialistes aient été les chevaux de Troie du néo-libéralisme en Espagne – dont Zapatero est un digne héritier – jusque là pas de surprise. Que le mouvement social soit au plus bas en Espagne actuellement et qu'il ait décru historiquement en corrélation avec l'intensification de l'attaque contre les acquis sociaux, cela doit nous interpeller.


C'est la responsabilité des communistes espagnols qui est en cause ici, en particulier l'expérience Izquierda Unida qui les a plongé dans les méandres des calculs politiciens et électoralistes, a effacé le parti de la scène politique et l'a détourné des lieux de travail et du terrain des luttes. Une expérience Izquierda Unida qui, in fine, a servi et sert encore de caution de gauche à la politique anti-sociale menée par le gouvernement socialiste.


Avec le bilan de l'échec du « capitalisme à l'espagnole », c'est aussi l'échec du « communisme à l'espagnole » qu'il convient de réaliser.


AC


REPRIS SUR
BANDERA ROSSA
 

Tag(s) : #international
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