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Au lendemain de la "primaire" socialiste...

 

L'AVENIR  DE LA FRANCE

 

par Baratin de Matuvu

 

Comment anticiper sur l’avenir de la France ?

Certes, de nombreux politologues offrent leurs analyses et leurs commentaires sur la situation politique d’aujourd’hui. Peu se risquent à évoquer l’avenir qui sera le nôtre demain. Nous n’avons droit qu’à des sondages, sujets à caution, et de toutes façons, variant de mois en mois.

Les Français restent donc sur leur faim. Et pourtant, chacun souhaiterait connaître son destin, mesuré à l’aune d’une année.

C’est pourquoi « canempechepasnicolas » s’est adressé à celui qui pourrait nous faire franchir, en connaissance de cause, les douze mois qui nous séparent de l’élection présidentielle.

Notre ami Baratin de Matuvu, le sorcier d’entre les sorciers, président de la Haute Société en Sciences Magiques, reconnu par toutes les instances internationales comme le meilleur expert en magie que le monde ait jamais connu, a accepté de nous faire plonger dans ce futur tant attendu…

Nous l’en remercions vivement, au nom de tous nos lecteurs.

Voici donc, mot pour mot, sa prédiction :

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« Nous sommes le 6 mai 2012.

 

Le deuxième tour des élections législatives, à la suite des présidentielles, a conforté la vague rose socialiste, dont le groupe parlementaire compte aujourd’hui, 390 députés. Le Parti socialiste, fort de l’élection triomphale de François Hollande à la présidence de la République, a ainsi obtenu la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

La dirigeante du PS avait, on s’en souvient, écrasé Marine Le Pen, avec 69% des suffrages exprimés.

Seule ombre au tableau, la faible participation électorale pour un scrutin de ce type 6O% (contre 85%, lors de l’élection de Nicolas Sarkozy, en 2007).

Ces 40% d’abstention (47% en comptant les bulletins blancs et nuls), demeure le problème politique totalement ignoré des médias, en ce printemps 2012.

 

La presse accueille la nouvelle majorité avec des réactions diverses.

Si Libération y voit « Un nouveau printemps, après cinq ans d’hiver », Le Figaro titre : « Nicolas Sarkozy paie le prix de ses courageuses réformes qui ont transformé la France ». Le Monde pose la question sur toute sa Une : « La revanche de Mitterrand ? ». Quant aux journaux économiques, La Tribune et Les Echos expriment une confiance mesurée. Le premier remarque que « Les marchés ne sont pas inquiets », le second se rassure avec « Un "modéré"  aux commandes ».

Pour sa part, L’Humanité compte bien que « La gauche doit tenir ses promesses »

 

François Hollande a pu, en effet, fédérer, autour de sa candidature, toute la gauche et bien au-delà. Si les ministres issus du PS constituent l’immense majorité de l’équipe gouvernementale, un communiste, cinq représentants des Vert-Ecologie, un radical de gauche et Jean-Luc Mélenchon, pour le Parti de Gauche, siègent au gouvernement. 

 

En font également partie, des personnalités se réclamant du Centre , tels François Bayrou, qui avait soutenu François Hollande entre les deux tours, mais aussi Jean-Louis Borloo, en rupture ouverte avec Nicolas Sarkozy depuis fin 2011.

Un ancien député européen, Jean-Louis Bourlanges, devient « ministre de l’Europe intégrée ».

Comme attendu, Martine Aubry, la nouvelle  Première ministre,  s’octroie également le ministère des Finances et de l’Economie, Benoît Hamon devient le porte-parole du gouvernement, Manuel Vals, est promu ministre de « la Ville, des Cités et de la Communauté nationale ». Les « Affaires Etrangères et de l’Ingérence humanitaire » sont confiés à Bernard Kouchner, qui s’estime, plus que jamais, socialiste. Un secrétaire d’Etat directement rattaché au Quai d’Orsay – c’est une nouveauté - celui « aux Affaires françaises » est confié à Daniel Cohn-Bendit, en tant qu’Allemand.

 

Ségolène Royal a refusé le poste de Garde des Sceaux, car elle avait fait des Affaires Etrangères, son seul objectif. Elle a immédiatement fondé le club « Désespoir d’Avenir» pour « rénover la politique ».

 

C’est Eva Joly, qui s’installe place Vendôme. Elle retrouve dans l’équipe ministérielle, Loïk Le Floch-Prigent, récemment libéré de prison, nommé ministre « de la Coopération ».  François Bayrou récupère le ministère de « l’Education et du Savoir numérique ».

Au Parti communiste, est attribué le « ministère de la Météo et du Temps variable », avec, pour titulaire, Marie-George Buffet.

 

Jean-Luc Mélenchon, lui, devient Secrétaire d’Etat « aux Alliances renouvelables ».

L’Intérieur et « le Réchauffement climatique »sont confiés à Jean-Louis Borloo, le Travail, appelé dorénavant le ministère « des « Partenaires sociaux », revenant à François Chérèque.

 

Ce jour-là, à l’Assemblée nationale, l’euphorie règne sur les bancs socialistes : François Hollande vient exposer devant les députés, le programme pour les 100 premiers jours du nouveaugouvernement.

 

Voici venue l’heure solennelle : Martine Aubry monte à la tribune, accueillie par une ovation des trois-quarts des députés de l’Assemblée. Dominique Srauss-Kahn, reconnu innocent par la justice américaine, fraîchement élu député de Sarcelles, est applaudi chaudement par les parlementaires hommes, de la majorité.

 

Les députés de la Droite Nationale et Républicaine (nouveau nom de l’UMP, dirigée par François Fillon), restent assis.

 

Ceux d’ « Honneur-et-Patrie », le rassemblement animé Marine Le Pen (qui pour l’élection présidentielle a abandonné le sigle du « Front national »), suivis par nombre de députés restés fidèles à Nicolas Sarkozy, quittent l’hémicycle.

Parmi ceux-ci, on reconnaît Jean-François Coppé.

 

LA DECLARATION GOUVERNEMENTALE

 

Martine Aubry rappelle d’abord le succès remporté par le « Rassemblement social et républicain », qui,  aux élections législatives, groupait, autour du PS, le Front de gauche, les Vert-Ecologie, le Centre républicain, la Droite républicaine et diverses personnalités de la société civile.

 

La Première Ministre fait ensuite le bilan des dix années gérées par la droite, législature jugée .« catastrophiques pour la France et les Français ».

 

D’emblée, il prévient :

«  Il n’y a plus un euro disponible dans les caisses de l’Etat.

Vous comprendrez que, dans ces conditions, notre objectif premier, c’est le redressement de nos finances ! (…)

Cet objectif ne peut être accompli sans un budget rigoureux, qui conduise à la réduction drastique de la dette publique. Nous ne pouvons concevoir l’idée de léguer à nos enfants, un si lourd héritage (…).

Cette politique courageuse que nous voulons mener pour le bien partagé de tous, obligera chacun de nous à consentir de lourds sacrifices. Toujours fidèles à nos engagements électoraux, nous devons, pour pouvoir les mettre en œuvre, rétablir d’abord, la confiance des milieux économiques et rassurer le marché »

 

Les députés de la nouvelle majorité applaudissent à tout rompre l’assurance ainsi donnée par Martine Aubry, de « ne rien promettre qui puisse mettre en péril l’équilibre budgétaire, et partant, l’avenir de nos chers enfants».

 

La Première Ministre poursuit son exposé en faisant « de la cause européenne, l’objectif premier de son gouvernement ». Citant Charlemagne, Charles Quint, Napoléon, Victor Hugo, Robert Schumann, Jean Monnet, François Hollande, François Mitterrand et Jacques Delors, Martine Aubry évoque en termes poétiques, « l’avenir radieux qui va éclairer notre continent (…) l’Europe, véritable nid commun de nos peuples unis (…) la République européenne, qui sera notre sixième République », pour conclure par sa volonté « de placer la France avant la ville de Lille, et l’Europe avant la France ».

 

Des promesses électorales, particulièrement réduites,  de François Hollande, il ne fut, évidemment, plus question.

Pourtant, parmi « les mesures d’urgence contre la misère » évoquées, on retiendra la création de mille « Points de Rencontre pour l’Emploi », (avec pour slogan « l’Amour est dans le P.R.E») lieux festifs mis en place par les municipalités « pour redonner gaîté et joie aux jeunes désoeuvrés ».

 

Et d’annoncer la participation de BHL, qui a déjà promis d’y parler « philosophie sans frontière », et aussi d’interventions humanitaires, de Carla Bruni (qui vient de divorcer, son ex-mari, désormais sans emploi, incapable d’élever son bébé) auteur d’une émission récemment crée « Chantons sans faire de bruit ».

 

Dominique Seux, le chroniqueur matinal de France Inter, expert en économie, en alternance avec Bernard Maris, animeront des débats sur la « crise d’épilepsie » dont « est malade la société », afin d’apporter assistance aux jeunes dépourvus d’emploi en premier.

 

Tel est notre futur proche.

 

A condition que chacun l’attende sans broncher ! »

 

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Cette prédiction a été contestée, nous devons l’avouer, par de esprits chagrins, estimant que les évènements ainsi décrits, ne sont que purs mensonges et effronterie, dictés par une idéologie pernicieuse, teinté de « populisme », « visant à décrédibiliser le monde politique et l’idée européenne… »

 

« canempechepasnicolas » tient à faire part de son émotion devant se réquisitoire, qui ose mettre en doute, l’impartialité scientifique de notre ami, le grand magicien, Baratin de Matuvu.

Ce dernier a tenu cependant à préciser que ses propos étaient naturellement à prendre, tel « l’humour corrézien », comme « une boutade, le nouvel emballage de la vérité qu’on exprime au second degré ».

 

Nous laissons nos lecteurs le soin de trancher…

 

Tag(s) : #Politique française
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