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Les Européens
s'apprêtent à placer
la Grèce sous tutelle

La Commission européenne a approuvé, mercredi 3 février, le plan d'économies budgétaires de la Grèce, mais va la placer sous surveillance et a décidé d'ouvrir à son encontre une procédure d'infraction du fait de ses statistiques de déficits peu fiables


"La Commission partage les objectifs ambitieux de réduction du déficit que le gouvernement grec s'est fixés, ainsi que les mesures budgétaires et les réformes structurelles annoncées dans le programme de stabilité', a-t-elle affirmé dans un communiqué, précisant qu'elle "salue également l'annonce par le gouvernement grec mardi d'une nouvelle série de mesures budgétaires".

Cependant, la Commission "demande à la Grèce d'expliquer les mesures fiscales annoncées et le calendrier de leur mise en place dans les semaines à venir'" et "de détailler davantage les mesures qui devront être mises en place en 2011 et 2012".

"La Commission européenne et les pays européens s'apprêtent à placer la Grèce sous tutelle, en lui imposant de rendre compte très régulièrement de l'application de ses mesures d'économies", explique Philippe Ricard, du bureau européen du Monde à Bruxelles.
La Commission a aussi décidé d'ouvrir une procédure d'infraction contre la Grèce pour le manque de fiabilité de ses statistiques, estimant que le pays "a échoué dans son devoir de communiquer des statistiques budgétaires fiables".


Le commissaire européen à l'Economie Joaquin Almunia a jugé que les objectifs fixés par le gouvernement grec étaient "atteignables" mais pas "faciles".

Il a prévenu que les responsables des 27 pays membres allaient surveiller étroitement les efforts du gouvernement grec.

La Grèce fait l'objet de fortes pressions de la part des marchés financiers et d'autres gouvernements de l'Union européenne pour réduire ses dépenses afin de ramener le déficit budgétaire de 12,7% du PIB à 2% en 2013.


Joaquin Almunia a aussi déclaré que la Grèce, l'Espagne et le
Portugal avaient tous connu "une perte permanente de compétitivité depuis qu'ils sont" dans la zone euro, notamment en raison des coûts du travail qui sont plus élevés que dans les autres pays utilisant l'euro.

La Grèce promet de suivre son plan d'économies à la lettre

Le Premier ministre grec Georges Papandréou* a annoncé mardi que les fonctionnaires ne bénéficieraient d'aucune augmentation salariale, amplifiant un plan d'austérité destiné à réduire le déficit du pays. Il a également affiché son intention d'augmenter les taxes sur les carburants, de repousser l'âge légal du départ à la retraite, sans toutefois fournir de précisions, et d'accélérer la réforme du système d'imposition, qui sera présentée la semaine prochaine au Parlement alors qu'elle devait l'être à la fin du mois de février.

M. Papandréou avait précédemment déclaré que les agents de la fonction publique gagnant plus de 2.000 euros par mois seraient soumis à un gel des salaires. Mais au cours d'un discours télévisé à la nation, il a précisé mardi soir qu'aucun fonctionnaire ne bénéficierait d'une hausse salariale au-delà des augmentations liées à l'ancienneté.


Observant que la Grèce était confrontée à une "crise sans précédent", il s'est aussi engagé à lutter contre l'évasion fiscale, alors que la Commission européenne doit rendre publique mercredi une évaluation du plan des autorités grecques destiné à juguler le déficit budgétaire, estimé à 12,7% du Produit intérieur (brut) en 2009, soit quatre fois plus que la limite préconisée par l'UE.

Un peu plus tôt dans la journée, Georges Papandréou avait promis que la Grèce allait suivre son plan de réduction des déficits publics "à la lettre".

La Commission européenne avait prévenu lundi qu'elle exercerait un contrôle étroit de l'état des finances publiques grecques et pourrait si besoin lui demander d'appliquer des mesures correctives comme de nouveaux impôts ou de réduire ses dépenses.


L'importance de la crise budgétaire de la Grèce et la crainte que le pays ne puisse pas rembourser ses dettes ont fragilisé l'Union européenne et affecté l'euro.

"Nous sommes déterminés à instaurer la stabilité et appliquer notre plan à la lettre, de manière stable et suivie", a déclaré M. Papandréou lors d'une conférence à Athènes. "Pour la première fois, notre pays doit faire beaucoup en peu de temps, et pour la première fois, nous sommes très déterminés".

* Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, est le dirigeant du Parti socialiste grec, qui avait remporté les élections législatives en octobre dernier, contre la droite. Le peuple en attendait une politique de gauche !

Cette "mise sous tutelle" de la Grèce par l'Union européenne démontre que la 'souveraineté' des 27 Etats de l'Union n'existe officiellement plus. Et, déjà, Bruxelles montre du doigt l'Espagne, l'Italie, le Portugal...en attendant la France...
Une seule solution : pour garantir l'indépendance de notre pays et la souveraineté de son peuple, sortir de l'Union européenne  !

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